jeudi, septembre 29, 2005

Y'a des nuits comme ça où/ou tout n'a pas d'intérêt.

J'ai commencé à écrire il y a quelques temps de cela...

Premier pas,la réécriture d'un chaudron.

Second balbutiement,
un matin,
un film français,
mon père passant la serpillère,
je me souviens de cette odeur d'eau et de javel,
je me souviens du gôut de ce carrelage et de la teinture du ciel,
je me souviens,
j'avais écrit l'histoire d'un dieu crachant des boules de feu avec ses mains,
c'était l'époque,
l'histoire d'un arbre vert et bleu,
d'une île déserte,
Myazaki.

Troisième température,
la nuit,
les Enfoirés,
la pluie sur les vitres d'un immeuble de multinationale anonyme,
un meurtre en campagne,
une berline large,
des petites routes aux éoliennes bruyantes sur bruyères,
de la crasse,
de la rouille,
un ruban jaune,
un frère,
Fincher.

Quatrième émulsion,
la soirée,
du sport,
du lyrisme,
Rome et Milan,
de la compétition,
une sphère de cuir blanche,
les lignes,
les filets,
Stone.

Et j'oublis la satire de la baleine rendant hommage aux Pythons.
J'oublis le feu de biche,le feu de Bush.

J'oublis mon passé,je le transforme en souvenir...

Ce qui est bien dans tout,c'est l'inconscience.