Fragile (reprise)
Cette "oeuvre" est une putain de carte postale de mon existence, j'aime la retourner pour voir la signature de mes rêves et de leurs égratignures, j'aime voir que j'en avais oublié, j'aime savoir qu'ils agonisent encore en tenant dans la main une luciole qui respire.
De l'autre côté, le dessin de la ville de Venise dans sa nuit jaune semble se noyer de plus en plus.
Je ne pouvais pas m'abandonner, vous abandonner, tous les lecteurs que vous n'êtes pas, tous les visiteurs qui ne viennent pas, toutes les histoires qui ne passionnent que mon imaginaire démembré, je ne pouvais pas laisser à l'oubli la sincérité de mon espoir.
Tranquillement, une rayure d'artifice passe et danse sous ma porte, laissant des interrogations quand à l'apparence de ma chambre, les gens eux circulent, en consommant la pilule qui t'enverra plus haut qu'une balle de base-ball au fabuleux Yankee Stadium, les vieux mariés partent en week-end dans un break de 1988, en souvenir de mon année de naissance et du faible coût de cette épave à quatre roues, une naissance à quatre roues, je n'ai jamais vu mon berceau, la première image qui me vient est celle de la maternelle, l'éducation nationale m'a fait naître universelle, à cette époque, on construisait des ribambelles représentant inlassablement une femme blanche en jupe, une certaine idée de l'idéal féminin, je ne savais pas marcher, je n'ai jamais su, ce qui ne m'empêche pas d'avancer, quand on était gentil et on l'était toujours car on ne faisait pas encore planer le spectre d'une immigration violente et infectieuse, on nous donnait une "image", plus tard ça serait une "note", encore après un "salaire" ou une "promotion" pour arriver à un patinage agréable à l'oeil pour l'intérieur du "cercueil"...
Je préfère celui là "éclat de bombe à hydrogène sur enfant sans défense"...
on a toujours eu tendance à mettre une fin aux choses pour organiser des buts, des étapes, des passages, alors qu'il n'y a que la vie.
Aujourd'hui, j'ai fait du vélo pour la première fois dans ma rue, avec des roulettes, à eleven years, un camion gigantesque, colossal, immense, démesuré, enfonçant le bitume de sa masse et faisant claquer les trottoirs m'a effleuré, je n'ai rien senti, je pensais au papillon vagabondant dans l'ersatz de garden de mon voisin à qui je ne dirais jamais bonjour.
Aujourd'hui, j'ai roulé pendant deux ou trois Kilimandjaro après avoir posé le pied involontairement sur la version artisanale de nos actuelles mines antipersonnelles :
Une banale plaque de verglas...un aléas des eaux capable de tuer n'importe quel malchanceux et ce à moins zéro degré celsius...une "banale" plaque de verglas mais non, elle est unique, magnifique et mérite deux ou trois milliards de livres, un cercle polaire d'une trentaine de centimètres tracé sur la plus horrible des créations humaines, la route
(bien que je la sublime aussi, ma route, mes airs, l'autoroute, la pluie s'y versant, les gouttes perlant sur le front vitré de ma Mustang Gt 390 "Fastback" en direction des nuits plus claires où je pourrais perdre une vie en regardant Steve McQueen dans les yeux pour voler la fugacité ténébreuse située à mi-chemin entre sa course défoncée et sa lame glissant contre l'acier cramé de la peau d'Aminata)
, mais l'asphalte est propice aux exploits aquatiques car sa grande humanité en fait un être d'un froid excellent, voilà pourquoi le verglas pousse aussi bien dans les banlieues du monde entier.
Mais revenons en à maintenant, ma tête a frappé le sol libérant au passage une flaque de sang entourant le disque glacé, cette vision,
cette éclipse rouge qui dura quelques secondes fut l'un de mes plus beaux instants,
mes cheveux blonds étaient désormais maculés et donnaient l'air de la paille après l'apparition au monde d'un agneau apeuré, fébrile, et pouvant partir dans un mauvais souffle, il est apparu naturellement et sans l'intervention des mains en plastique d'une paysanne bienveillante.
C'était la douleur et la peur, cette même naissance qu'il y avait ce jour là et ce jour ici.
Je me suis sortis de l'enveloppe plastifié que j'avais choisis dans un "Printemps" pour évoluer à l'air captif...mais en victime libre.
Grignotant mes tympans, pas loin, l'insecte adorable, j'ai envie de l'écouter.
J'aime par tout...mais on me frustre...il fallait bien que je combatte quelque part.
Je demeure le visage marqué, à chercher le soleil à travers les publicités.
De l'autre côté, le dessin de la ville de Venise dans sa nuit jaune semble se noyer de plus en plus.
Je ne pouvais pas m'abandonner, vous abandonner, tous les lecteurs que vous n'êtes pas, tous les visiteurs qui ne viennent pas, toutes les histoires qui ne passionnent que mon imaginaire démembré, je ne pouvais pas laisser à l'oubli la sincérité de mon espoir.
Tranquillement, une rayure d'artifice passe et danse sous ma porte, laissant des interrogations quand à l'apparence de ma chambre, les gens eux circulent, en consommant la pilule qui t'enverra plus haut qu'une balle de base-ball au fabuleux Yankee Stadium, les vieux mariés partent en week-end dans un break de 1988, en souvenir de mon année de naissance et du faible coût de cette épave à quatre roues, une naissance à quatre roues, je n'ai jamais vu mon berceau, la première image qui me vient est celle de la maternelle, l'éducation nationale m'a fait naître universelle, à cette époque, on construisait des ribambelles représentant inlassablement une femme blanche en jupe, une certaine idée de l'idéal féminin, je ne savais pas marcher, je n'ai jamais su, ce qui ne m'empêche pas d'avancer, quand on était gentil et on l'était toujours car on ne faisait pas encore planer le spectre d'une immigration violente et infectieuse, on nous donnait une "image", plus tard ça serait une "note", encore après un "salaire" ou une "promotion" pour arriver à un patinage agréable à l'oeil pour l'intérieur du "cercueil"...
Je préfère celui là "éclat de bombe à hydrogène sur enfant sans défense"...
on a toujours eu tendance à mettre une fin aux choses pour organiser des buts, des étapes, des passages, alors qu'il n'y a que la vie.
Aujourd'hui, j'ai fait du vélo pour la première fois dans ma rue, avec des roulettes, à eleven years, un camion gigantesque, colossal, immense, démesuré, enfonçant le bitume de sa masse et faisant claquer les trottoirs m'a effleuré, je n'ai rien senti, je pensais au papillon vagabondant dans l'ersatz de garden de mon voisin à qui je ne dirais jamais bonjour.
Aujourd'hui, j'ai roulé pendant deux ou trois Kilimandjaro après avoir posé le pied involontairement sur la version artisanale de nos actuelles mines antipersonnelles :
Une banale plaque de verglas...un aléas des eaux capable de tuer n'importe quel malchanceux et ce à moins zéro degré celsius...une "banale" plaque de verglas mais non, elle est unique, magnifique et mérite deux ou trois milliards de livres, un cercle polaire d'une trentaine de centimètres tracé sur la plus horrible des créations humaines, la route
(bien que je la sublime aussi, ma route, mes airs, l'autoroute, la pluie s'y versant, les gouttes perlant sur le front vitré de ma Mustang Gt 390 "Fastback" en direction des nuits plus claires où je pourrais perdre une vie en regardant Steve McQueen dans les yeux pour voler la fugacité ténébreuse située à mi-chemin entre sa course défoncée et sa lame glissant contre l'acier cramé de la peau d'Aminata)
, mais l'asphalte est propice aux exploits aquatiques car sa grande humanité en fait un être d'un froid excellent, voilà pourquoi le verglas pousse aussi bien dans les banlieues du monde entier.
Mais revenons en à maintenant, ma tête a frappé le sol libérant au passage une flaque de sang entourant le disque glacé, cette vision,
cette éclipse rouge qui dura quelques secondes fut l'un de mes plus beaux instants,
mes cheveux blonds étaient désormais maculés et donnaient l'air de la paille après l'apparition au monde d'un agneau apeuré, fébrile, et pouvant partir dans un mauvais souffle, il est apparu naturellement et sans l'intervention des mains en plastique d'une paysanne bienveillante.
C'était la douleur et la peur, cette même naissance qu'il y avait ce jour là et ce jour ici.
Je me suis sortis de l'enveloppe plastifié que j'avais choisis dans un "Printemps" pour évoluer à l'air captif...mais en victime libre.
Grignotant mes tympans, pas loin, l'insecte adorable, j'ai envie de l'écouter.
J'aime par tout...mais on me frustre...il fallait bien que je combatte quelque part.
Je demeure le visage marqué, à chercher le soleil à travers les publicités.

2 Comments:
Respect à toi même, car tu me dépasse de loin. (et dans ces mots flous, snim s'en va, la queue sous le bras)
soufflée
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