mardi, octobre 04, 2005

Propulsions cauchemar.

L'île ivre,
la patinoire obscure,
un air psalmodique me donnant l'envie de marcher,
de partager chacune de mes fébrilations avec les promeneurs aux habits anti-pluie,
l'ouvrage tentaculaire des spectres vers l'empire des vices distingués,
des bals de fins damnés,
meurtre sur l'épiscopal,
sentir l'acier froid du viol comme autant de caresses enivrantes,
à quatres pattes dans le tunnel,
il y a la lune tout au bout,
entre deux,
des rayons,
en dedans,
une jambe blessée,
du sang et des os,
mais un sourire d'amnésique,
petite douleur des organes profanes,
la vie d'ange pour changer d'huile,
pour changer de sueurs,
de peur et d'atome,
les shoguns du silence,
ronins des plaines d'impressions jaunes qu'on secouent comme le tamis d'un chercheur d'or,
nous ne sommes que des résidus éclairés,
éclair de réséda,
avant de manger les pissenlits par la racine,
je veux goûté l'épicéa à la cime,
les crayons de couleur au niveau des chevilles,
dans un lac,
tout se vide,
rouge et bleu bouge dans l'eau...

Juste parce que Dieu boude d'en haut.