Fièvre de merveilles / Mer, veille de fièvres
J'ai vu les corps stupéfaits
le teint sucré du soir se couchant
sur la mesure du vol des
albatros septentrionaux
J'ai perçu les vertiges
attachés aux figures
les steppes troublantes
résonnantes sous mes pas
La douceur du premier matin
du dernier hiver
celui qui trace des tournesols
sur nos joues malades
restées derrière la fenêtre
à attendre autre chose
J'ai entendu les jolies cordes
du monde extérieur
lancées pour attraper
- au loin -
le chant timide
d'un rouge-gorge
et la démarche humide
de la rosée
éclaboussant l'herbe fraîche
où l'amour se forge
J'ai cru voir le déclin
mystique d'un poisson étincelant
le long de son allée
aquatique
le frisson qui transperce
les os
pour nous transformer
en feuille d'automne
imprimée sur la jupe
d'une princesse qui rêve
de courir
en courrant de plus belle
J'ai senti la tendresse
brûlante des baisers échangés
dans le square
charnelle vignette
le souffle irisé
d'un costume inattendu
que mon coeur porte
en Terres Perdues
J'ai éprouvé les sanglots
de l'océan
apparaissant
( Au néant )
J'ai été ému face
au nouvel opéra
de cet être
rose et clair
J'ai compris mon encre
écrasée
dans la joie
d'un souvenir inconnu
que l'on surnomme
"Bonheur"
qui est projeté au fond
de ma cage
dans l'instant épuisé
où l'ombre rejoint
la lente fonte des lumières
aux engelures profondes
lorsque le chasseur fond
sur sa proie
juste avant
de l'emmener
en l'aimant
infiniment
au moment où
les vallées de l'Ouest
bombardées de soleil
ouvrent leurs bras
à l'inondation céleste
pendant ce court
parallèle
les pays du Nord
font fondre leurs statues
pour en partager
l'Or.
"Ce truc idiot et guimauve, c'est cette connerie d'étincelle qui frime dans le minuscule Colisée de mes prunelles d'intermittent du miracle "
le teint sucré du soir se couchant
sur la mesure du vol des
albatros septentrionaux
J'ai perçu les vertiges
attachés aux figures
les steppes troublantes
résonnantes sous mes pas
La douceur du premier matin
du dernier hiver
celui qui trace des tournesols
sur nos joues malades
restées derrière la fenêtre
à attendre autre chose
J'ai entendu les jolies cordes
du monde extérieur
lancées pour attraper
- au loin -
le chant timide
d'un rouge-gorge
et la démarche humide
de la rosée
éclaboussant l'herbe fraîche
où l'amour se forge
J'ai cru voir le déclin
mystique d'un poisson étincelant
le long de son allée
aquatique
le frisson qui transperce
les os
pour nous transformer
en feuille d'automne
imprimée sur la jupe
d'une princesse qui rêve
de courir
en courrant de plus belle
J'ai senti la tendresse
brûlante des baisers échangés
dans le square
charnelle vignette
le souffle irisé
d'un costume inattendu
que mon coeur porte
en Terres Perdues
J'ai éprouvé les sanglots
de l'océan
apparaissant
( Au néant )
J'ai été ému face
au nouvel opéra
de cet être
rose et clair
J'ai compris mon encre
écrasée
dans la joie
d'un souvenir inconnu
que l'on surnomme
"Bonheur"
qui est projeté au fond
de ma cage
dans l'instant épuisé
où l'ombre rejoint
la lente fonte des lumières
aux engelures profondes
lorsque le chasseur fond
sur sa proie
juste avant
de l'emmener
en l'aimant
infiniment
au moment où
les vallées de l'Ouest
bombardées de soleil
ouvrent leurs bras
à l'inondation céleste
pendant ce court
parallèle
les pays du Nord
font fondre leurs statues
pour en partager
l'Or.
"Ce truc idiot et guimauve, c'est cette connerie d'étincelle qui frime dans le minuscule Colisée de mes prunelles d'intermittent du miracle "

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