Je ne veux être interrompu que par tes lèvres(ravi de crever)
Le sol semble fondre enfin
semblable à l'eau s'échappant de mon bain d'enfant,
semblable à mes pas dans la boue et la neige,
à ma quiétude dans cette chambre où tout s'éteint,
la sublimation dessine des arcs de cercle par dessus la jetée de fer,
des arcs de feu,
des arcs de sang,
des arcs d'homme,
LE SILENCE
la mer se fait tapageuse,
alcoolique et véritable,
évadée de cette brume efficace,
un navire surgit des flots tel un fauve,
pour finalement se faire happer par un mur de briques,
un mur de rien,
un mur au lieu d'une crique
aux cieux un cirque fait de chiens,
toutes les races sont là,
Noé se frottent les mains,
il a froid,
le blé réchauffe l'hiver jalonnant la plaine jaune de la maladie des temps qui s'arrêtent,
la tige unique casse,
brisée sous les blessures du gel,
Où vont ils?
Ces aubes menottés se suivant à la chaîne,
je pense que demain je ne les reverrai pas,
mes regrets,
les propres,
les seuls dignes de me dire qui est,
ce que c'est que et tant d'autres choses inutiles qu'il nous faut savoir pour se présenter au réel,
les cafards m'arrachent les orteils,
la lumière blafarde du soleil qui n'est plus qu'un léger cercle flou posé sur le bord de nos vies suspendues entre dans l'attente de la mort tendre,
les handicapés aux fauteuils de roses finissent par pleurer,
par se sentir handicapés,
par se sentir différents,
par ne plus oublier qui ils sont et ce qu'ils ne seront jamais,
des moitiés d'homme au coeur entier,
Soudain
le départ
l'écume fouette les visages de ses esclaves assis devant ces pyramides de glaces nouvelles où ils se regardent,
sans comprendre,
sans jamais dire "amour",
avec de la bave dans les yeux et de la fumée plein,
effacée peu à peu comme une cellule de dégrisement naturelle,
ça se bouscule,
ça les éléments,
l'océan, les volcans, les baignoires d'univers et les cracheurs de flammes immobiles,
l'ombre se camoufle dans le sourire de celui-là qui pour tenir le coup tient le cou de sa vierge,
une femme bien sous tout rapport,
quelques centimètres de plastiques pour écouter ses espoirs et sa misère,
village raté,
ville non plus,
nous sommes au beau milieu d'un cimetière,
le beau milieu d'un cimetière c'est entre la tombe du bourreau et celle de sa victime innocente,
le creux se forme,
la terre en demi-losange vous prie de bien vouloir la laisser craquer,
juste une fois,
pareille à une adolescente découvrant l'amour, stupéfiants,
ON ENTEND PLUS RIEN
même les pensées ne circulent plus dans les têtes,
même le sentiment de liberté intérieur a disparu,
à croire que nous sommes tous morts
à croire que nous sommes tous
à croire que nous sommes
à croire que nous
à croire que
à croire.
semblable à l'eau s'échappant de mon bain d'enfant,
semblable à mes pas dans la boue et la neige,
à ma quiétude dans cette chambre où tout s'éteint,
la sublimation dessine des arcs de cercle par dessus la jetée de fer,
des arcs de feu,
des arcs de sang,
des arcs d'homme,
LE SILENCE
la mer se fait tapageuse,
alcoolique et véritable,
évadée de cette brume efficace,
un navire surgit des flots tel un fauve,
pour finalement se faire happer par un mur de briques,
un mur de rien,
un mur au lieu d'une crique
aux cieux un cirque fait de chiens,
toutes les races sont là,
Noé se frottent les mains,
il a froid,
le blé réchauffe l'hiver jalonnant la plaine jaune de la maladie des temps qui s'arrêtent,
la tige unique casse,
brisée sous les blessures du gel,
Où vont ils?
Ces aubes menottés se suivant à la chaîne,
je pense que demain je ne les reverrai pas,
mes regrets,
les propres,
les seuls dignes de me dire qui est,
ce que c'est que et tant d'autres choses inutiles qu'il nous faut savoir pour se présenter au réel,
les cafards m'arrachent les orteils,
la lumière blafarde du soleil qui n'est plus qu'un léger cercle flou posé sur le bord de nos vies suspendues entre dans l'attente de la mort tendre,
les handicapés aux fauteuils de roses finissent par pleurer,
par se sentir handicapés,
par se sentir différents,
par ne plus oublier qui ils sont et ce qu'ils ne seront jamais,
des moitiés d'homme au coeur entier,
Soudain
le départ
l'écume fouette les visages de ses esclaves assis devant ces pyramides de glaces nouvelles où ils se regardent,
sans comprendre,
sans jamais dire "amour",
avec de la bave dans les yeux et de la fumée plein,
effacée peu à peu comme une cellule de dégrisement naturelle,
ça se bouscule,
ça les éléments,
l'océan, les volcans, les baignoires d'univers et les cracheurs de flammes immobiles,
l'ombre se camoufle dans le sourire de celui-là qui pour tenir le coup tient le cou de sa vierge,
une femme bien sous tout rapport,
quelques centimètres de plastiques pour écouter ses espoirs et sa misère,
village raté,
ville non plus,
nous sommes au beau milieu d'un cimetière,
le beau milieu d'un cimetière c'est entre la tombe du bourreau et celle de sa victime innocente,
le creux se forme,
la terre en demi-losange vous prie de bien vouloir la laisser craquer,
juste une fois,
pareille à une adolescente découvrant l'amour, stupéfiants,
ON ENTEND PLUS RIEN
même les pensées ne circulent plus dans les têtes,
même le sentiment de liberté intérieur a disparu,
à croire que nous sommes tous morts
à croire que nous sommes tous
à croire que nous sommes
à croire que nous
à croire que
à croire.

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