jeudi, avril 06, 2006

On est bizarre des fois

J'aime entendre que des enfants jouent dans le jardin du coin,
J'aime goûter la vie d'au-dessus de la cour d'école
Ils forment un écho solaire.

Nous sommes jaloux,
Ne pas le décevoir,
Lui et son corps fatigué à chercher la vie.

Les seules choses qui ont tort sont les remords,
Tout le reste a raison
Puisqu'il a existé.

Le couloir bleu à ciel ouvert où j'inhale
Un bout de mon passé
Dévalant sur la passerelle,

Des lendemains qui chantent
Tes lentes mains qui m'hantent

Mes réminiscences esthétiques
Réincarnation Veine.

Flottant là,
Trimbalant mon âme latitudinaire
A la grisaille parsemant Greenwich.

Le bruit toujours le bruit
Cette foutue fureur

Je me penche :
Une houle humanoïde m'houspille
Le balcon me bouscule

Je porte l'étoile jaune en 1939
Je porte la svastika en 1999

Il aura fallut 60ans

Dans 20ans je ne serai plus rien
Dans 10 je ne serai que trop.

Pardonnez-moi

Je n'ai pas su récréer la pluie
Ou faire repousser le ciel

Mais

Au besoin je suis là
Tant que je peux aider les belles histoires

Grâce à toi
Mon ami, mon frère
Camarades.

Ma seule ombre au tableau,
Le cliquetis de ma rotule,

Je te demande de m'adresser
De Nouvelle-Zélande
Des nouvelles des anges.

J'ai besoin de prendre l'Air

Corticalement,
De l'homme sans Amour à l'homme sans Croix.