Rimbaud un délire comme ça
Il avait l'allure d'un autre
Il en avait les mots
Il connaissait les promesses de l'ébriété
Les états de choc et le choc des états
Il était transitoire
Un passant comme on en fait plus
à son cou des chercheuses de poux
et une longue écharpe noire faisant office de corde
Il aimait les matins
Les siestes fécondes à flancs des hanches où il dévorait au sein des herbes blanches
Se gratter les idées
le saut du lit
la morsure angoissante qu'éveille le corps en se rabattant sur la femme amoureuse
Il avait gardé pour lui les pays qu'ils avaient visité
Les cauchemars et cet asile de sueurs où les verdâtres ruelles laissent échapper des cris
des embaumements
*funèbres trottoirs fracassés*
Il était le voyage
La guerre
son mélange le péril ou l'existence
Il était l'enfant qui me guida à travers la poisseuse Amazone
La plante amnésique
une nature oubliée recueillie par le Prisonnier
Il le cultive dans un coin d'ombre
Un jour alors que la nuit avait décidé de cesser
le sentiment naquît
Ce chérubin de charbon ouvrit une à une les paupières
à gauche le feu
à droite l'eau
cette lutte épuisante dura dans les deux humeurs
l'Évadé bouleversé l'emmena dans les Villes
le promena en le tenant par les lèvres en chien d'amour
Un autre jour
on arriva plus à distinguer l'un de l'autre
Ils s'étaient confondus
Ainsi le vierge perdit son visage sous un circuit de rides millénaires
tandis que le vieillard apprécia l'éternité offerte par la misère
dans une combe où ils se bouffaient un flash sortis de sa bouche
Jalousie de poudre dans les os craquants
le vieux déçu retourna à l'ombre pour écrire
le soleil caché se coucha dans le coeur du Génie de l'abandon
la fièvre le séduit une dernière fois
allongée dans la plaine sèche et sans sommeil
le nomade ne pouvait plus marcher et la mort courait en lui
Il était content
Il avait enfin le sourire
Il savait qu'il pouvait sauver le monde mais que c'était trop tard
Il était le plus heureux
Il avait fait sa vie pour défaire la nôtre
Il disparut seul en laissant ses clones méditerranéens à la source du Mal
Il cracha un souvenir :
"Celui d'un navire chaviré dont les cales graciles noircissent le lac de Côme."
(Il ne vomissait pas
Il ne comprenait pas l'appétit)
*********************************************************************
1* : Waiting for the dinner, j'aime cette énumération d'émotions...
2* : Un brin d'absinthe pour un latitudinaire en escale...
3* : qui s'enterra souriant dans le sable et l'hérain...
Et le quatorze de juillet et les coeurs confettis
Déambulant l'alcool aux joues
Il en avait les mots
Il connaissait les promesses de l'ébriété
Les états de choc et le choc des états
Il était transitoire
Un passant comme on en fait plus
à son cou des chercheuses de poux
et une longue écharpe noire faisant office de corde
Il aimait les matins
Les siestes fécondes à flancs des hanches où il dévorait au sein des herbes blanches
Se gratter les idées
le saut du lit
la morsure angoissante qu'éveille le corps en se rabattant sur la femme amoureuse
Il avait gardé pour lui les pays qu'ils avaient visité
Les cauchemars et cet asile de sueurs où les verdâtres ruelles laissent échapper des cris
des embaumements
*funèbres trottoirs fracassés*
Il était le voyage
La guerre
son mélange le péril ou l'existence
Il était l'enfant qui me guida à travers la poisseuse Amazone
La plante amnésique
une nature oubliée recueillie par le Prisonnier
Il le cultive dans un coin d'ombre
Un jour alors que la nuit avait décidé de cesser
le sentiment naquît
Ce chérubin de charbon ouvrit une à une les paupières
à gauche le feu
à droite l'eau
cette lutte épuisante dura dans les deux humeurs
l'Évadé bouleversé l'emmena dans les Villes
le promena en le tenant par les lèvres en chien d'amour
Un autre jour
on arriva plus à distinguer l'un de l'autre
Ils s'étaient confondus
Ainsi le vierge perdit son visage sous un circuit de rides millénaires
tandis que le vieillard apprécia l'éternité offerte par la misère
dans une combe où ils se bouffaient un flash sortis de sa bouche
Jalousie de poudre dans les os craquants
le vieux déçu retourna à l'ombre pour écrire
le soleil caché se coucha dans le coeur du Génie de l'abandon
la fièvre le séduit une dernière fois
allongée dans la plaine sèche et sans sommeil
le nomade ne pouvait plus marcher et la mort courait en lui
Il était content
Il avait enfin le sourire
Il savait qu'il pouvait sauver le monde mais que c'était trop tard
Il était le plus heureux
Il avait fait sa vie pour défaire la nôtre
Il disparut seul en laissant ses clones méditerranéens à la source du Mal
Il cracha un souvenir :
"Celui d'un navire chaviré dont les cales graciles noircissent le lac de Côme."
(Il ne vomissait pas
Il ne comprenait pas l'appétit)
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1* : Waiting for the dinner, j'aime cette énumération d'émotions...
2* : Un brin d'absinthe pour un latitudinaire en escale...
3* : qui s'enterra souriant dans le sable et l'hérain...
Et le quatorze de juillet et les coeurs confettis
Déambulant l'alcool aux joues

1 Comments:
et les reins à la poire.
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