mardi, mai 09, 2006

L'épiphanie orientale

J'étais là,
Seul,

Surveillé par ma Vie,
Je me guidais à la rencontre
Des murs de terres rouges
Avec la fébrile intention
De saisir ma Vie

Par le col

Et de lui offrir
Tendresse,
Ivresse et
Fougue.

Mais le corps m'en empêcha,
C'est l'habitude,

Ce mois de Mai,
Jolie,
Ce jour sans parapluies,

Les gorges qui se soulèvent,
Les gencives qui se serrent,

Ce sol gonflé de flotte.

Au corridor,
Une illumination, une originalité.

Je n'ai pas eu le temps de capter son regard,

C'était incroyable, pas superbe non
Simplement incroyable,

On s'écrase sur la plage
Comme ces hématies aquatiques
Humanisent nos pare-brises.

Le dilemme

Toi,
Les autres ces femmes de sable,

Ou

Toi dans toutes les autres
A guetter les lacs,
Ses seins,
Ses courbes blanches,
Ma langue invisible,

Le sombre commerce des amourettes.

Donc elle était là,
Originelle,

Elle m'a laissé
Ses empruntes
Et un charme
Dans son sillage,

En un éclair
Commence ma belle enquête

A suivre
La fille du désert.

Grise claire la lune
M'échappe,
Je la retrouverai
Dans les mouvements de l'océan.

Contre vents et marées,
Contre toi
/
Contre ton souffle-miroir.

Mes souvenirs punaisés
Mes péchés empêchés
Mes silhouettes d'encre
Qui se lovent.

Ma folie invente des routines :

Ne jamais abandonner
Ne jamais l'abandonner
La faire exister

Avant d'interpréter l'inutilité.