vendredi, avril 14, 2006

Un cosmonaute dans ta baignoire

Tombé de la lune,
Escorté par deux brillances,
Couvert de mousse de nuage,
Tranquillisé

Le jeune enfant
Satisfaisant les frères
Qui pensent ou disent
Que l'on peut voler le temps

Penché comme Pise
Sur son berceau
L'oeil mûr examine ce corps frêle
Secouant comme un chien
Cabossé par l'automne
Les restes surpris
Des planètes environnantes,

En un seul et unique
Ballet des bulles
Lumineuses,

Citrons éclatés en mille endroits
Semant sa peau épuisée
D'un champ d'ampoules rassurées
Par le courant dans les canaux

La Terre a finit par rouler
Sur elle-même
Et à le faire chuter
L'infini poète
Termine sa course
Dans un lit de faïence
Où il essuie sa Grande Ourse,

Accompagné par sa petite mine
Et son envie de nous tuer,
Le parcoureur d'espace
A trompé mille galaxies
En a aimé mille autres
Jusqu'à ce cercueil blanc
A ciel ouvert.

En vrac :

Le petit prince, le petit frère, Arthur agonisant, De Bergerac rendu fou, les promesses de voyage et le flou qui héberge ses yeux.