vendredi, avril 14, 2006

Bajo la llovizna de las cadenas

Tu vois ta vie du côté pile ou du côté face ?

Je vois ma vie du côté de la fenêtre.

Laborantins sentimentaux : mon charisme et ma saccade
Travailler les cristallins
Détériorer les plumes fortes

Good Morning Sunshine,
Les sans-papiers te saluent
De l'aigreur sur la main.

Croix brûlées sur la pelouse Noire
Des victimes du Mississipi,
La brume, l'espoir.

Le tintement extrême
Des heures passées
Dans l'aridité de mes reins
A chercher l'occasion

De me pendre sans être vu.

Escaliers sordides
Menant vers la mort
Le feu de l'enfer
Glissé dans les poils d'un chat
Couvert d'aérosol
Et d'une étincelle
Sur l'étagère.

La pièce montée
En vue des strates
Nébuleusement nôtre
Qui peignent un ciel
De prison.

J'assure seul le service
Avec mon plateau d'argent,
Mon Galilée a doré
La surface latine crache
Des parvis de Séville
A celui rouge pâle
De la capitale
Kiev,

Abri des sonneurs de ratiches
Et des buveurs de friche
Sainte Patrie des Assomés

Où on attend qu'il neige
Pour se marier

Car tous nos habits sont Gris.