samedi, février 25, 2006

Là où sifflent les crotales.

Au commencement était l'éternel suicide.

Aucun lion n'était présent gare de Lyon au grand regret de tout le monde.
Personne,
j'étais un étranger rentrant d'un pays enneigé et arrivant dans un pays piégé où la neige ne poussera jamais
(ça doit avoir un rapport avec ces silhouettes qui toussent)
En allée rouge, un triangle verdâtre usé et beau.
Les mondes souterrains sont anormaux.
Les escaliers sont en vagues motorisées,
Et tout le reste est une dévotion, une culture de l'amertume

Il faut passer simplement,
C'est comme la vie.

Merde!
Pas maintenant,
J'ai pas envie de percer ces deux lascars,
Cons de racailles à deux balles et quelques centimes de neurones
Cons d'enfants encore plus innocents que moi.

Je fais profil bas en voyant la face de ce type en trois-quarts,
Intestinal drakkar.

Plus de temps,
Plus de lettres,
Un nouvel alphabet :

A pour le fait de suivre une ligne qui s'écarte
B pour l'intention de suivre et d'être décousu
C pour les gestes tous préparés
D pour l'anodin qui est publicité
E pour chaque petit regard gêné vers le bas
F pour le galop de l'antilope
G pour l'infortune et la miette française
H pour le silence crié
I pour l'outre-tombe
J pour les colonies de vacances
K pour le creux des bras
L...
Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais plus parlé d'L
Enfin d'Elle
Enfin d'elle,

"Mon chandail est mort, je n'ai plus que le bleu."

On a tressé a l'intérieur de ma gorge une somme abominable de toile
Mon réseau
Que j'ai mille peines à avaler

Trois cents soixante cinq tours un quart de soleil plus tard,
J'ai une boule légère qui me manque dans la poche
Et une autre grave enfoncée à l'ouest de l'aorte.

Le voyage aux huit escales :

Déposer un drap jaune vers l'horizonage
Observer la foule multicolore et uniforme
Créer l'autiste qui saura tout
Enterrer mes premières fiançailles
Mettre un costume à la violence
Damer le pion
Damner les siens
Aimer les mains vides.

En fin de saison était l'éternel suicide.