Drizzle engine *
Et encore la pluie,
ses rideaux aquatiques drapant les villes,
les signes trempés,
la tuile rouge qui scintille,
le goudron qui chante
l'air qui éclate
les trottoirs déversant des mariages,
des confettis et des familles inondées,
le crépuscule qui bat dans la poitrine de l'ozone,
cet abordage laisse dans ma chambre,
flottantes,
des billes
et l'éclair tape aux iris,
le fracas secoue les battisses de trois âges,
ce tamis misérable à la perte des eaux,
l'écume se baladant,
dansant,
sur les toits,
dans une vague légère,
dans un souffle grandiose qui ne se voit pas,
une crinière de sel,
les lampadaires têtes basses,
laissent glisser le gris,
la couleur triste de leurs casques,
les nappes phréatiques se dressent en buveuses de vie,
l'onde est en terrain d'entente,
les moteurs déchirent des flaques,
la mécanique se grippe,
l'amour se lit dans les cheveux noyés des princesses fugitives,
un oiseau ose prendre la parole,
planqué dans son arbre,
il demande plus de source,
ça fait le bruit de la moisson,
des vendanges de l'hiver,
des outils qui coulent dans la terre,
un marché,
où les murmures s'exaltent sous les parapluies,
ou les bâches sont des orchestres,
des couches de l'univers,
des bains de mer suspendus,
les baisers se font silencieux et parfois claquent dans la capitale de cet estuaire miraculeux,
la rue prend son teint d'autrefois,
peinte par la nature,
bouleversée,
et en riant peu,
des enfants s'échangent une goutte,
du bord de ma lèvre au bord de sa lèvre,
salée,
cette correspondance du rêve m'esclavagise,
les briques qui font nos maisons sont des îles,
ainsi,
les murs sont des péninsules,
des territoires abordables,
des miroirs changeants,
s'usants,
se révélant,
sous les ébats de la marée,
floquant la lune à l'orée des caps,
un air de gris
ce soupçon qui fait que la pluie est une merveille comparable à ton style.
ses rideaux aquatiques drapant les villes,
les signes trempés,
la tuile rouge qui scintille,
le goudron qui chante
l'air qui éclate
les trottoirs déversant des mariages,
des confettis et des familles inondées,
le crépuscule qui bat dans la poitrine de l'ozone,
cet abordage laisse dans ma chambre,
flottantes,
des billes
et l'éclair tape aux iris,
le fracas secoue les battisses de trois âges,
ce tamis misérable à la perte des eaux,
l'écume se baladant,
dansant,
sur les toits,
dans une vague légère,
dans un souffle grandiose qui ne se voit pas,
une crinière de sel,
les lampadaires têtes basses,
laissent glisser le gris,
la couleur triste de leurs casques,
les nappes phréatiques se dressent en buveuses de vie,
l'onde est en terrain d'entente,
les moteurs déchirent des flaques,
la mécanique se grippe,
l'amour se lit dans les cheveux noyés des princesses fugitives,
un oiseau ose prendre la parole,
planqué dans son arbre,
il demande plus de source,
ça fait le bruit de la moisson,
des vendanges de l'hiver,
des outils qui coulent dans la terre,
un marché,
où les murmures s'exaltent sous les parapluies,
ou les bâches sont des orchestres,
des couches de l'univers,
des bains de mer suspendus,
les baisers se font silencieux et parfois claquent dans la capitale de cet estuaire miraculeux,
la rue prend son teint d'autrefois,
peinte par la nature,
bouleversée,
et en riant peu,
des enfants s'échangent une goutte,
du bord de ma lèvre au bord de sa lèvre,
salée,
cette correspondance du rêve m'esclavagise,
les briques qui font nos maisons sont des îles,
ainsi,
les murs sont des péninsules,
des territoires abordables,
des miroirs changeants,
s'usants,
se révélant,
sous les ébats de la marée,
floquant la lune à l'orée des caps,
un air de gris
ce soupçon qui fait que la pluie est une merveille comparable à ton style.

1 Comments:
soufflée
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