lundi, septembre 25, 2006

Indoor

Au plafond, le ventilateur danse en titubant, en tournant in extremis,
Mes chevilles éclatent sous la vibration des guitares,
Des caisses et des douceurs flanquées dans une feuille
Sillonnant une foule cancéreuse,
L'ampoule reste éteinte pour s'allumer aux lèvres,
On parle le tzara c'est générationnel :

- Pied de poule
"Muselée, muselée"(en choeur sans embruns)
' Se transforme en bison?
Tapioca

Dans mon élément,
Les kilomètres paraissent plus longs,
Et s'éclairent par intermittence,
Cette rue dans nos têtes,
Crie à l'aide,
La fumée brouille le signal,
Le feu s'enfonce dans ma gorge,
La silhouette d'une de mes danseuses
Se dessinent dans la cabine téléphonique,
Le dos courbé des enfants rayonne,
Devant la porte, l'un d'entre eux,
Attends, juste après l'école,
De défaire le mur,

On traverse un mariage,
En une poitrine maghrébine,
L'usine nous salue de ces éclairages multiples
Constellations
Et contrefaçons
S'entrecroisent,
La lune écume du gaz,
Le gaz met de l'écume sur la lune,

Je me mets sur un pied,
Sans regarder les grilles,
Je récite l'alphabet,
Pour vérifier que je suis ivre,
Mes joues se creusent,
Ma bouche se fend,
Le sang gicle,
Mais toujours pas de sourire,

Je vais bien mais je reste sur terre,
Je vais mal...

Tout s'est fracturé
Pour animer
Une attelle bleue.