La fuite n'est plus un choix
A deux trois pas de la soufflerie,
là où le verre coule au sein de ces incandescences primitives,
l'effigie amère m'apparaît
traits croisés,
face effacé d'un scribe palpitant,
le front perlé,
rabattu par la lutte,
il se demande
- ses empruntes ont disparu, brûlées, le papier peint de roche s'est retourné -
si ses astuces syntaxiques auront un effet,
si les stries manquantes au bout de ses doigts marqueront les murs,
signatures imperceptibles mais précieuses de l'hirsute nostalgique,
il s'est éloigné
des tables trop lourdes,
des conférences à cravates beiges et diagrammes,
des attentats de palabres pour nos démunis sombres,
confectionnés avec amour,
cette bravade d'inhumanisme qui se réclame du bien de tous,
il a fui
ces places où les mèches des cheveux de femmes tombent sur l'estrade dans un hourra général
ces assemblées sapées d'or et de nuit où le trône crache le délire d'un pape
lui,
il meurt à cause de ces petits scandales sans sens où les dents grincent,
ces trucs idiots qui meurtrissent la terre,
qui font gonfler les ventres et vident les têtes,
il a décidé de partir du conflit
des ignorances sauvegardées,
des chaînes nationalisantes et autres délits du télégraphe,
il a desserré les poings pour offrir sa main
et avec elle
il a peint ce que certains appellent l'aube
il l'a peint non pas par espoir mais par dépit,
le dépit de nos habitudes de crépuscule.
/Cadenassé, l'unique logé dans les plaintes bouillantes.
Et dans tout ça, l'impression que la poésie n'a plus de robe prédomine.../
"
Le malaise africain n'est qu'un séduisant spectre que l'on invoque pour se donner de l'entrain.
"
là où le verre coule au sein de ces incandescences primitives,
l'effigie amère m'apparaît
traits croisés,
face effacé d'un scribe palpitant,
le front perlé,
rabattu par la lutte,
il se demande
- ses empruntes ont disparu, brûlées, le papier peint de roche s'est retourné -
si ses astuces syntaxiques auront un effet,
si les stries manquantes au bout de ses doigts marqueront les murs,
signatures imperceptibles mais précieuses de l'hirsute nostalgique,
il s'est éloigné
des tables trop lourdes,
des conférences à cravates beiges et diagrammes,
des attentats de palabres pour nos démunis sombres,
confectionnés avec amour,
cette bravade d'inhumanisme qui se réclame du bien de tous,
il a fui
ces places où les mèches des cheveux de femmes tombent sur l'estrade dans un hourra général
ces assemblées sapées d'or et de nuit où le trône crache le délire d'un pape
lui,
il meurt à cause de ces petits scandales sans sens où les dents grincent,
ces trucs idiots qui meurtrissent la terre,
qui font gonfler les ventres et vident les têtes,
il a décidé de partir du conflit
des ignorances sauvegardées,
des chaînes nationalisantes et autres délits du télégraphe,
il a desserré les poings pour offrir sa main
et avec elle
il a peint ce que certains appellent l'aube
il l'a peint non pas par espoir mais par dépit,
le dépit de nos habitudes de crépuscule.
/Cadenassé, l'unique logé dans les plaintes bouillantes.
Et dans tout ça, l'impression que la poésie n'a plus de robe prédomine.../
"
Le malaise africain n'est qu'un séduisant spectre que l'on invoque pour se donner de l'entrain.
"

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