mercredi, septembre 13, 2006

Une guerre

A l'élastique dans la canicule
hermétique
ma lucidité croisse dans les figures(cellules)d'oubli
redondance échelonnée au carrefour d'un choix administratif
il faut simplement savoir pardonner à la déchéance
joyau citadin aux couleurs infectes
droite
légère
dans une atmosphère interminable
possédé
par l'habitude claire des régions dévastées d'espoir

Point à la ligne

Courbures floues
le fil tranquille des eaux du sud mouillant le sec des cordes cerclant le bois patiné en gantant les phalanges brunes et liquides des esquisses de phases finales
ouvreurs des parures volatiles
fille sans crochet évanoui dans les charmantes nuances des glaces déformantes de la fête foraine dans le blanc de l'enfance
réapparaissant hors du canal
Hallelujah Amsterdam

Et tiret

les critères atroces des fournils judaïques s'appliquent à ma parade
il n'y a ni dent en or
ni échappatoire d'après gaz dans mon récit
c'est l'inavouable produit des mastications incessantes de mes faims
multiples
comme tout
prévisible
une faim de ***
déjà vu.

Des points de suspension

Un manque de phare
de la complicité muette roulant dans nos présages
infirme du chahut homme femme
naviguant
aux marées des crétins
crevure large de mes troubles
et échanges assurés du sunset.

Un point dans le vide

Étriqué
catatonique
j'établis l'effeuillage calciné des origines
une Marianne épuisée
au foetus suffoquant sur une parcelle de cendres
delirium espace-tendre

Un point c'est rien

Boulimie
d'où l'hypothermie lacustre de mes sanglots
colibris fonctionnaires engoncés dans le carcan fauve des strates brumeuses et échancrées des boutiques vaporisées
grille d'aération remplie nonchalamment au détriment de l'hélice bruyante de l'aéroplane vernis de nature en technicolor
le dollar est vert
forêts de fortune au sol désinhibé

Tout vient à point

Cueillis à froid
soufflé dans la foule mauvaise vie
je serai toujours éveillé
les lettres sont des airs
des fabrications autour d'une note
en vrac
il ponctionne les ritournelles du dictionnaire tandis que ses hémisphères peinent à suivre

A qui sait surprendre

choyé par la plastique inexacte des régurgitations de l'amertume
chaque forme est le prolongement d'une autre plus grande
selon ce raisonnement
nous appartenons au monde et non le contraire.

Parole de l'auteur :

"De toute les manières les mots restent accrocher, j'ai écrit cette guerre(celle qui se livre entre le sommeil et l'éveil) une nuit entre amis en espérant être saisi par l'autre état offert par les mélanges distillés mais un constat m'a gifflé, je reste lucide et rien ne se termine, totalement fou."

Autre points de suspension