Au détour de septembre
Penchées de chaque côté du trottoir blême,
les nymphettes se balancent
des vertèbres et des phrases,
des discours à la méthadone qui mettent à jour leur maigreur.
Lénifiants cartilages déchirés par la goutte,
regardant le signal tourner du vert au rouge,
ce visage malade du code de la route.
Attentives,
elles s'examinent,
la couleur se trahit,
le moteur fond et éructe
dissimulé sous sa carrosserie clinquante.
Le conducteur,
jette un oeil
aux formes vaporeuses
et évanescentes de A
au moment où
l'inanimée A'
se glisse devant
la plaque d'immatriculation.
Craignant l'accident,
il sort,
observe la défunte d'une seconde,
encore un instant,
A monte dans la machine brûlante,
en un bond,
A' se fiche dans le siège passager.
En plus que ça,
le faciès du piégé
se peuple d'un nombre exagéré
d'incompréhensibles traits de terreur.
Et dans une mince fenêtre de sa routine
s'obscurcissant brusquement,
dans ce fin couloir tout d'un coup noir,
dans sa mine nocturne on distingue,
à l'intérieur sur la voie rapide,
la fuite soit
que les deux filles filent,
Sublimes en arracheuses de vent.
Réaction a froid :
Hier
On a tous pleuré même pas 5000 américains bien indemnisés et sûrement remplacés par d'autres séduisants technocrates.
Hier
On a tous fêté l'oubli de la mort sur le reste du monde...
L'oubli des maladies de sang décimant l'Afrique
L'oubli des génocides, des esclavagistes modernes
L'oubli de ces milliards d'anonymes disparus devant aucunes caméras
Que l'Amérique continue de fêter l'oubli...
Pour qu'on puisse un jour oublier son existence néfaste en musique.
les nymphettes se balancent
des vertèbres et des phrases,
des discours à la méthadone qui mettent à jour leur maigreur.
Lénifiants cartilages déchirés par la goutte,
regardant le signal tourner du vert au rouge,
ce visage malade du code de la route.
Attentives,
elles s'examinent,
la couleur se trahit,
le moteur fond et éructe
dissimulé sous sa carrosserie clinquante.
Le conducteur,
jette un oeil
aux formes vaporeuses
et évanescentes de A
au moment où
l'inanimée A'
se glisse devant
la plaque d'immatriculation.
Craignant l'accident,
il sort,
observe la défunte d'une seconde,
encore un instant,
A monte dans la machine brûlante,
en un bond,
A' se fiche dans le siège passager.
En plus que ça,
le faciès du piégé
se peuple d'un nombre exagéré
d'incompréhensibles traits de terreur.
Et dans une mince fenêtre de sa routine
s'obscurcissant brusquement,
dans ce fin couloir tout d'un coup noir,
dans sa mine nocturne on distingue,
à l'intérieur sur la voie rapide,
la fuite soit
que les deux filles filent,
Sublimes en arracheuses de vent.
Réaction a froid :
Hier
On a tous pleuré même pas 5000 américains bien indemnisés et sûrement remplacés par d'autres séduisants technocrates.
Hier
On a tous fêté l'oubli de la mort sur le reste du monde...
L'oubli des maladies de sang décimant l'Afrique
L'oubli des génocides, des esclavagistes modernes
L'oubli de ces milliards d'anonymes disparus devant aucunes caméras
Que l'Amérique continue de fêter l'oubli...
Pour qu'on puisse un jour oublier son existence néfaste en musique.

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