mercredi, septembre 27, 2006

Mon utopie du troisième soir " Dans l'hertz du thym "

Vieille, aguicheuse, cambrée dans la lavande,
La coloquinte fourmille dans son étau poivré
Et répand sur la rouille des parfums cuivrés
Comme ceux des cents aux âmes offrandes,

Averti d'ébahissement le colonel serre
Les phalanges brunes des isturiales,
Rondes de nuit aromatiques, qu'il lacère
Entre ses gants d'un cuir froid et verbal,

Quand viendra le temps bousculé des récoltes
L'irraisonnée blessure qui gémit des gerbes d'aube
Laissera des cernes sur le reste des autres.

A peine foulé par les voleurs,
La fantôme se bat,
Outre les marais sans fond ni forme,
L'ours béni jaillit de l'orme,
Pour dominer les débats
Fermés de la couleur.

Sens donc ce sable sous nos pas,
Inspire donc cette mer qui te gifle
Regarde la et ne t'en souviens pas
Pour que cette perte soit belle
A l'instar de la givre
Suivant l'océan en un liseré de sel,

De ce vide à la splendeur,
Inqualifiable
Mais recherchée dans tant d'heures
Au gré des jungles de câbles

Pendants grossièrement
Sur ma figure statique et intense
Balafrée par les danses
De ces courants surprenants,

Puisqu'il faut bien s'éteindre,
En simulant les germes fréquence de la peur
Nous verrons volt et flore se joindre
A la légère, dans le scaphandre du transformateur.