Je ne raconterais pas( le détail de novembre )
Je ne raconterais pas
toutes ces vaguelettes claires comme autant de voyances dans nos rues chapardées
je ne raconterais pas
ces semailles d'entrelacs esquissés sur l'asphalte
non plus des tremblements légers des cercles dans cette rivière aménagée par la pente
fi de cette autre terre tirant des crevasses de lait
de ces orties ornées par des gouttes passives
black-out sur les mastodontes dégageant des congères d'écume
quoi encore que ma vitrine alpestre
que ce paysage aquatique me fasse penser à des pays plus chers, plus grands,
à ces soirs vides dans des avenues du Québec
à ces galeries fumantes illuminées par deux trois braises de femmes
passons aussi ce passage par une place dans laquelle mes pieds s'abîmèrent dans une foule poisseuse et non quantifiable de feuilles rouges à l'agonie
un trait sur ces feuilles jaunes sur le ventre ou retournées
dans l'attente
un autre sur cette feuille verte imprimée par la pluie et la marche brusque des armées qui est là comme ultime représentation de la fin des printemps
je raye violemment cette couleur
cette aquarelle des alentours qui me laissent
et permettez moi d'oublier la découpe de nuages mauves dans le sinistre des cieux
je ne raconterais pas
ou plutôt si mille fois ces détails du onzième mois.
toutes ces vaguelettes claires comme autant de voyances dans nos rues chapardées
je ne raconterais pas
ces semailles d'entrelacs esquissés sur l'asphalte
non plus des tremblements légers des cercles dans cette rivière aménagée par la pente
fi de cette autre terre tirant des crevasses de lait
de ces orties ornées par des gouttes passives
black-out sur les mastodontes dégageant des congères d'écume
quoi encore que ma vitrine alpestre
que ce paysage aquatique me fasse penser à des pays plus chers, plus grands,
à ces soirs vides dans des avenues du Québec
à ces galeries fumantes illuminées par deux trois braises de femmes
passons aussi ce passage par une place dans laquelle mes pieds s'abîmèrent dans une foule poisseuse et non quantifiable de feuilles rouges à l'agonie
un trait sur ces feuilles jaunes sur le ventre ou retournées
dans l'attente
un autre sur cette feuille verte imprimée par la pluie et la marche brusque des armées qui est là comme ultime représentation de la fin des printemps
je raye violemment cette couleur
cette aquarelle des alentours qui me laissent
et permettez moi d'oublier la découpe de nuages mauves dans le sinistre des cieux
je ne raconterais pas
ou plutôt si mille fois ces détails du onzième mois.

1 Comments:
Pour quelqu'un qui ne raconte pas, c'est très beau....
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