dimanche, octobre 15, 2006

Récupération d'un mythe antique par imagerie interposée en italique et en quatrains

Près des combes statiques
où se réfugie mon oeil
on y trouve la douce pratique
des ouvreuses de cercueils,

Un regard dessus de la peau tombante,
brune et pleine de trous
donne de l'imaginaire aux femmes savantes
aux figures de proue

Pareille à ces sirènes aux gorges béantes,
et aux corps d'anti-parasols,
pleureur, au ras des saules,
le délire des rais aux tentacules géantes,

Précieuse la vitre plisse
Sous ses habits d'embarras
Et le courage des jours réglisses,
En révélant sa longue aura

Définitivement voyageuse,
la gouache des écrans du Tibre
célèbre le céleste marbre et creuse
cet orage pénétrant le fini des fibres

Ce courant le long de la laine
Au gré des pelotes et des chatons
colore de vertiges hellènes
la rigidité rêche du coton

Il fallut trois printemps,
Pour que cède Hermione,
A la nature des lionnes,
Ce beau fabuleux éreintant.