vendredi, avril 27, 2007

Duel

Lieu : Sous-bois glaireux :

Sa nudité façonnée m'étourdissait subitement à un point tel que mes sens refusaient tout gouvernement, ils apostrophaient la rancune maladive de mes inactions anciennes, ils étaient mes châtreurs ondulatoires, qu'il n'y ai plus de touches à ce clavier ne m'étonne guère, ce qui m'étonne c'est que les caresses durent des heures désormais, et non des geignements. Glèbe retournée, l'artillerie couverte de boue coule entre les campagnes défroquées, leurs talons, auges cirés, brandissent des troupeaux de maculations grises de terres sèches. A l'aube donnée, l'amiral à la gorge en tessitures molles, marchent dix pas vers l'est, pratique avec une gestuelle maniaque le volte-face, tend son bras et presse fermement la langue froide. Les arbres frissonnent dans leurs lits de fièvres organiques, la jugulaire percée éclate des feux sanglants, la brume joue au contraste avec la canne de fumée. Boueux en ce froid gaillard, la victoire s'enfonce dans les cicatrices de ce sol poisseux.

Aérolite

Les couvre-chef avancent sans rates, l'ammoniac long et délébile roule sur les poumons des mariés cristallins, stupéfait dans les terreurs aphones de ce jardin intouchable, des meurtrissures physiologiques s'agitèrent en moi, mon genou s'interféra, se diffusa comme un reflet traversé par une rame, se disloqua et enfin éclata en l'air en mille caillots bulbeux, mes cuisses tombèrent à terre tel deux pièces de viandes indifférentes, ma clavicule gauche fondu sur mon avant-bras vérolé dans une cire poivrée, mes auréoles composèrent des atomes de gouaches horribles à travers ma masse pectorale, mon intestin grêle me sortit du nombril et vint me toucher au menton, tout ça sur fond de tam-tam et de déchirements instinctifs, la terreur pavoisa en mon bas-ventre quand mon sexe miséreux se démit pour flageller mes joues creuses, toutes mes capillarités furent désormais éteintes, piétinées par la poussière capiteuse qui flottait déjà l'atmosphère, la plupart de mes articulations se liquéfièrent méticuleusement comme régis par un principe qui me dépassent de trop, l'ensemble fluide et résonnant de mon corps semblait obéir à un rite primaire et sabbatique, à peine le temps d'apprécier la sensation flasque et confortable de mon habit bourgeois que mes os explosèrent, l'aridité décharné de mes phalanges allant dépoussiérer les croûtes de maigres averses des cumulonimbus, éparpillé ainsi au fin fond des failles de l'invisible et de l'intraduisible ma vision plate s'éclaircit, vaporisé sur ses tranches d'oxygènes et de méthanes, je pouvais en effet enfin m'attacher à l'entendement de l'équilibre gracieux des ventilations impossibles.

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écrit ça après avoir vu en streaming sur dailymotion un reportage sur Artaud(oui faut le dépasser oui il le faut) en ce moment je regarde Sans Aucun Doute avec Julien Courbet qui doit avoir un beau corps et qui adore être drôle, il doit être assez heureux dans la vie, l'arnaque, sur mon bureau se trouve des prospectus(qu'est-ce qu'ils foutent là), une tranche de papier bulle sans bulles(shit), deux boîtiers à cédé, un journal ouvert sur la rubrique Autre Chose de Willem, trois livres au programme, deux livres de Julio, un recueil de nouvelles de Fante représentant un base-baller des Los Angeles Lions, un câble usb, l'élastique bleu ciel que je met autour de mon poignet parce que ça m'excite, un stylo noir, mon truc gris où je range les billets et les tickets, de la bureautique, une de mes mains