Encore heureux
% parce que ça faisait longtemps que j'avais pas écrit de poème un peu porno %
La pluie mercantile glissait,
C'était
Portes à battants de toile
Des prairies aux antipodes,
Là où la tuile et l'ardoise
Sont des institutions héroïques,
L'air tapait sur les papillons blancs,
Comme le pouce fait claquer le majeur
Il volait,
Léger et mystérieux
Comme un rêve d'enfant,
C'est ridicule de dire ça
Mais dans cette tendre brise
On aurait pu croire au bonheur
Sans risquer le pain sec et l'eau sale,
Les pommiers resplendissants capitulaient
Sous le brasier des azurs,
De minces tombeaux de feuilles exhalaient
Des roseraies à l'armature
Fine,
Au-dessus des toits rougis se projetait
Un piège à ours de condensation,
Une délicatesse de ce brouillard cuit,
Cette sueur des sommets,
La neige éternelle de ta nuque baissée
Laissant s'enlacer mes liasses de lassitude
Sur tes lombaires, ma latitude
Que je viens concasser
Par ma danse de la plénitude,
Colonnes élastiques,
Mains infernales posées partout
Où c'est impossible
De les faire traîner
Sans entendre un gémissement
Damnant
Le sublime,
Quand la nature vous donne l'occasion
De savoir ce que c'est
Que
Frissonner,
Mes intentions envers votre fille
Sont purement fictives,
Je veux l'emmener sur les aires d'autoroute
Des paradis haut perchés,
Je veux qu'on aille faire les courses
Au supermarché de la douce source
Du Saint-Laurent,
Te construire un parking sur les jardins de Babylone
Pour
T'allonger, t'écarter et te fendre
Sur le capot de ma décapotable
Jaune moutarde,
Suite à tout ça,
Rivières, souches, boues, floraisons,
Je saurais qualifier sa beauté
Celle du premier flirt,
Sur les bords marmoréens de ces dragons
Aquavomes,
Une image qui te berce souvent,
Cette après-midi là
Sous ses noyers morts,
Où les fleurs faisaient bien attention
De ne pas faire de bruit
En ronflant,
Pour ne pas nous déranger,
Mes interventions n'étaient pas toutes adroites
A cause de tes yeux,
Ces maladresses obscures,
Je sais bien que Dieu n'existe
Pas
Mais je serai tenter de dire
Qu'il a bien fait
De te pousser
Sous mes roues
Un peu gauche.
La nature est une jugulaire
Pleine d'arômes qui défoncent
Et vous fichent
Sur le carreau des impossibles,
Nous sommes bouleversés
Par des abris, des chiens luisants,
Des orties aurorales,
Des sorties des étoiles
Elles se tiennent bien la main
En rang deux par deux,
Et nous nous roulons de fatigue
Quand elles font une pause
Pour le goûter,
L'une d'elle, la plus petite, la plus brillante
A laissé perdre une goutte
De grenadine,
Je la vois descendre,
Comme je te vois endormie à mes côtés,
Fantastique pierre liquide,
Ce vin
De l'astrophysique
Termine son voyage
Juste aux intersections sanguines
De tes plaisirs,
Et c'est en ces précipices courbées
Que je vais boire
Tandis que tes yeux se plissent tendrement
Telles deux chats se tordants
Sous les caresses d'un bon maître,
Dans une moiteur, une fébrilité,
Qui me rend frénétique
A ma langue multipliée.
La pluie mercantile glissait,
C'était
Portes à battants de toile
Des prairies aux antipodes,
Là où la tuile et l'ardoise
Sont des institutions héroïques,
L'air tapait sur les papillons blancs,
Comme le pouce fait claquer le majeur
Il volait,
Léger et mystérieux
Comme un rêve d'enfant,
C'est ridicule de dire ça
Mais dans cette tendre brise
On aurait pu croire au bonheur
Sans risquer le pain sec et l'eau sale,
Les pommiers resplendissants capitulaient
Sous le brasier des azurs,
De minces tombeaux de feuilles exhalaient
Des roseraies à l'armature
Fine,
Au-dessus des toits rougis se projetait
Un piège à ours de condensation,
Une délicatesse de ce brouillard cuit,
Cette sueur des sommets,
La neige éternelle de ta nuque baissée
Laissant s'enlacer mes liasses de lassitude
Sur tes lombaires, ma latitude
Que je viens concasser
Par ma danse de la plénitude,
Colonnes élastiques,
Mains infernales posées partout
Où c'est impossible
De les faire traîner
Sans entendre un gémissement
Damnant
Le sublime,
Quand la nature vous donne l'occasion
De savoir ce que c'est
Que
Frissonner,
Mes intentions envers votre fille
Sont purement fictives,
Je veux l'emmener sur les aires d'autoroute
Des paradis haut perchés,
Je veux qu'on aille faire les courses
Au supermarché de la douce source
Du Saint-Laurent,
Te construire un parking sur les jardins de Babylone
Pour
T'allonger, t'écarter et te fendre
Sur le capot de ma décapotable
Jaune moutarde,
Suite à tout ça,
Rivières, souches, boues, floraisons,
Je saurais qualifier sa beauté
Celle du premier flirt,
Sur les bords marmoréens de ces dragons
Aquavomes,
Une image qui te berce souvent,
Cette après-midi là
Sous ses noyers morts,
Où les fleurs faisaient bien attention
De ne pas faire de bruit
En ronflant,
Pour ne pas nous déranger,
Mes interventions n'étaient pas toutes adroites
A cause de tes yeux,
Ces maladresses obscures,
Je sais bien que Dieu n'existe
Pas
Mais je serai tenter de dire
Qu'il a bien fait
De te pousser
Sous mes roues
Un peu gauche.
La nature est une jugulaire
Pleine d'arômes qui défoncent
Et vous fichent
Sur le carreau des impossibles,
Nous sommes bouleversés
Par des abris, des chiens luisants,
Des orties aurorales,
Des sorties des étoiles
Elles se tiennent bien la main
En rang deux par deux,
Et nous nous roulons de fatigue
Quand elles font une pause
Pour le goûter,
L'une d'elle, la plus petite, la plus brillante
A laissé perdre une goutte
De grenadine,
Je la vois descendre,
Comme je te vois endormie à mes côtés,
Fantastique pierre liquide,
Ce vin
De l'astrophysique
Termine son voyage
Juste aux intersections sanguines
De tes plaisirs,
Et c'est en ces précipices courbées
Que je vais boire
Tandis que tes yeux se plissent tendrement
Telles deux chats se tordants
Sous les caresses d'un bon maître,
Dans une moiteur, une fébrilité,
Qui me rend frénétique
A ma langue multipliée.

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