Sécheresses intimes
Tout commence un soir de mai. Ou peut-être ailleurs, une destination au choix. J'étais venu pour vous parler de cette expression "sécheresses intimes" et de ses nuances, je l'ai entendu dans une pub vantant les mérites d'une crème sensée apaiser ce type de problèmes et j'ai trouvé drôle de la détourner mais bon. Mais bon écrire un truc sur ça signifiera se jeter dans la gueule du loup des complaintes à cinq balles et donc pas la peine.
Quarante jours. Il ne s'est rien passé, quasiment rien sur la surface de la Terre. J'ai arrêté mon innocence, j'ai appuyé sur un bouton : deux cônes de vapeur, je suis sorti de la machine, voilà tout. Rester prostré mille heures dans l'attente de la nouvelle série américaine qui décoiffera, et Lisa. Lisa me fait peur. Lisa, ma mère parle d'elle comme si elle existait, on parle plus de Lisa à la maison que de tous les fantômes réels qui l'habitent. Aucun commentaire. Est-ce que si j'étais en première page quelque part ou en dernière, aurais-je un commentaire, un doux mot(deux lignes de pixels) d'une voyageuse. Il n'y a pas un sérieux problème de concordance des temps dans la phrase qui me précède. C'était une question. Poutine. Sarkozy. Bush. Le Chinois. L'Indien. L'Iranien. C'est ça à peu de choses près l'état du monde, la révolution n'est pas loin, les Aïbos la reniflent, on la pressent dans ce déluge d'azote. Que c'était léger, se laisser prendre par la piste, enchaîner les doses, c'était quelle année déjà ? Quel mouvement poétique?
Un sexe arraché, un violon, une superbe scène dans 'Fénoménon Vr'...
Je vous le conseille. Mieux, achetez-le en magasin si vous avez aimé. On pourrait tout reprendre à zéro, à moins un, moins deux.
Tout commence un soir de mai. Une voiture piégée a fait 37morts ce matin sur une place - n'importe où au Moyen-Orient- et maintenant nous sommes le soir. Je suis dans le métro, j'ai un sourire de large malade parce que mon mp3 me balance de la pure(Bonobo-Transmission 94 part1 et 2, 5min47) à côté, un garçon un peu empâté et une fille appétissante se font des jeux de langues, je suis un peu jaloux. De l'autre côté de la ville, au-dessus de nous, un sérial-killer songe à passer à l'acte, il regarde sa voisine, une jeune mère, il la voit en difficulté avec ses sacs de provision, propose de l'aider et ouvre la porte en composant le code, il l'a laisse passer. Encore une station, plus qu'une station et je sors de là, je me sens rouge, sale, je sors de là et je m'offre une vraie soirée parisienne, j'espère qu'il y aura des filles. La jeune mère est rentrée dans son appart' après avoir remercié son gentil voisin, ce ne sera pas pour ce soir. Des rimes d'une autre époque fusent en moi, je me sens obligé de les laisser partir, juste par un murmure, ce qui provoque une légère angoisse sur les passants qui défilent. Anxiogène, comme notre président. L'horizon s'annonce comme une longue estampe mauve, ils vont bientôt arriver, ce quartier ne sent pas la poudre, je m'y sens bien. Le magnétoscope se met en route, on voit bientôt, des positions, des corps enchevêtrés, des sexes rasés, de la fornication bien foutue, le paquet de mouchoirs s'ouvre, il est bien dur, il faut qu'il y arrive avant la deuxième scène, la flemme la flemme, elle est vraiment belle cette brune, vraiment très belle, il se passe la langue sur la lèvre supérieure, quelques gouttes et le bonheur est assuré encore une fois. Sur le palier, sur ce même palier, il y a de cela seize années, un homme y était mort.
Comme une fleur.
Quarante jours. Il ne s'est rien passé, quasiment rien sur la surface de la Terre. J'ai arrêté mon innocence, j'ai appuyé sur un bouton : deux cônes de vapeur, je suis sorti de la machine, voilà tout. Rester prostré mille heures dans l'attente de la nouvelle série américaine qui décoiffera, et Lisa. Lisa me fait peur. Lisa, ma mère parle d'elle comme si elle existait, on parle plus de Lisa à la maison que de tous les fantômes réels qui l'habitent. Aucun commentaire. Est-ce que si j'étais en première page quelque part ou en dernière, aurais-je un commentaire, un doux mot(deux lignes de pixels) d'une voyageuse. Il n'y a pas un sérieux problème de concordance des temps dans la phrase qui me précède. C'était une question. Poutine. Sarkozy. Bush. Le Chinois. L'Indien. L'Iranien. C'est ça à peu de choses près l'état du monde, la révolution n'est pas loin, les Aïbos la reniflent, on la pressent dans ce déluge d'azote. Que c'était léger, se laisser prendre par la piste, enchaîner les doses, c'était quelle année déjà ? Quel mouvement poétique?
Un sexe arraché, un violon, une superbe scène dans 'Fénoménon Vr'...
Je vous le conseille. Mieux, achetez-le en magasin si vous avez aimé. On pourrait tout reprendre à zéro, à moins un, moins deux.
Tout commence un soir de mai. Une voiture piégée a fait 37morts ce matin sur une place - n'importe où au Moyen-Orient- et maintenant nous sommes le soir. Je suis dans le métro, j'ai un sourire de large malade parce que mon mp3 me balance de la pure(Bonobo-Transmission 94 part1 et 2, 5min47) à côté, un garçon un peu empâté et une fille appétissante se font des jeux de langues, je suis un peu jaloux. De l'autre côté de la ville, au-dessus de nous, un sérial-killer songe à passer à l'acte, il regarde sa voisine, une jeune mère, il la voit en difficulté avec ses sacs de provision, propose de l'aider et ouvre la porte en composant le code, il l'a laisse passer. Encore une station, plus qu'une station et je sors de là, je me sens rouge, sale, je sors de là et je m'offre une vraie soirée parisienne, j'espère qu'il y aura des filles. La jeune mère est rentrée dans son appart' après avoir remercié son gentil voisin, ce ne sera pas pour ce soir. Des rimes d'une autre époque fusent en moi, je me sens obligé de les laisser partir, juste par un murmure, ce qui provoque une légère angoisse sur les passants qui défilent. Anxiogène, comme notre président. L'horizon s'annonce comme une longue estampe mauve, ils vont bientôt arriver, ce quartier ne sent pas la poudre, je m'y sens bien. Le magnétoscope se met en route, on voit bientôt, des positions, des corps enchevêtrés, des sexes rasés, de la fornication bien foutue, le paquet de mouchoirs s'ouvre, il est bien dur, il faut qu'il y arrive avant la deuxième scène, la flemme la flemme, elle est vraiment belle cette brune, vraiment très belle, il se passe la langue sur la lèvre supérieure, quelques gouttes et le bonheur est assuré encore une fois. Sur le palier, sur ce même palier, il y a de cela seize années, un homme y était mort.
Comme une fleur.

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