vendredi, août 03, 2007

Paysages numériques

Opus lunaire numéro quarante-huit,
A l'heure où les enfants dorment sérieusement,
Moustache de salive givrant donnant
Le goût salé du cauchemar,
Filamenteuses promesses des ciels ensorcelés, abolis
Par le monocle pâle,
Que sais-tu des doigts et des boîtes aux lettres,
Des intermèdes vaginaux du réveil,
Des ouvriers, bouffées de particules lacrymogènes,
D'artistes mangés !

Encore un jour où le sens n'est pas fair-play,
Cycle lever / tombée de la nuit,
Princesses argotiques que l'on plonge dans de la javel
Pour que ces pets blanchissent,
Vingt-quatre homicides, coups d'aiguilles à tricoter dans le foie,
Paradis meurtrier où celui qui cherche une signification quelconque
Finira muté
A la circulation
Si ça continue,
J'aime vraiment beaucoup le pain et la télé quand elle
Boucle
Mes jours de vacances,
Vers quatre heures du matin,
Qu'il me reste ma série de cinq cent à faire,
Que la ville commence à naître sûrement,
Et que mon front brille.

Les édifices hyperboréaux de ta plastique
Me laissent dans un émoi palpable,
Presque décadent,
Qu'on appelle une ambulance
Et que je me méfie de ces loups gelés
Qui dansent
Au-dessus des montagnes.

Des droites grises meurent
En coupoles de thé,
Tu trouves cela beau
Avant de monter
Métro,
Pourtant, je ne t'aurais pas évoqué l'érotisme
De ces géométries humides,
Tu aurais été très triste et tu te serais
Gâchée
Comme ces mômes qui ont peur du
Noir
Trop longtemps.

Night-clubs édentés accueillent foule délire
Sur une base de macchiato,
Moi je me produis chaînon manquant,
Dollar délivré aux opalines hallucinées,
Ce que c'est bon d'avoir laissé fondre
La cloche sous la langue,
Toronto ses nez ultramodernes,
Rocking-chairs symphoniques
Brinquebalants dans les cerveaux
Shootés à la nandrolone;
Un sacré tas d'anges bodybuildés se foutant des pains
Dans la tronche
Alors que l'épilepsie se projette,
Que le DJ est putain de bon ce soir,
Balançant un set digne des plus grands,
Que les numéros volent dans les restes d'air,
Muqueuses versus muqueuses,
La sensualité triomphe,
Pendant que la mode est à nos pieds,
Que le champagne est sensas,
Que sa robe la souligne, sirène à l'aise,
Que les pédés sont assis sur des cubes de lumière
A se rouler des pelles,
Que les jolis culs se mélangent dans un archi lent morphing féminin,
Que je ne sens plus ma queue
Et / que l'homme tue l'homme.