mardi, décembre 11, 2007

Où tout se permet enfin d'être immonde

  1. Ad Dawhah
  2. Al Ghuwariyah
  3. Al Jumaliyah
  4. Al Khawr
  5. Al Wakrah
  6. Al Rayyan
  7. Jariyan al Batnah
  8. Ash Shamal
  9. Umm Salal
  10. Mesaieed
Voici la liste des dix baladiyat du Qatar( Katar ). Tout ça n'a pas de rapport avec Khadafi, sa tente immense et majestueuse tendue sous la pluie parisienne. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait un rapport aussi avec cette femme blonde derrière moi dans le train ? J'ai choisi la place la plus obscure, sous l'éclairage qui foire, par faim de risque. Je n'ai pas été déçu, son mari était là.

( babillements )...

- Mais qu'est-ce qui te prends t'es fou ?

( babillements plus ou moins intelligibles )

- Ben oui tu vois c'est comme ça, il faut que tu fasses attention.

( mais oui mais hmmm on m'a dit que hmmm enfin c'est comme ci on me disait de faire ça alors que je sais que ça sert à rien, pourquoi je le ferai, pourquoi, tu comprends... ? )

- Oui mais bon pourquoi tu me dis ça, je le sais déjà.

( babillements )

- Il est entré à la clinique, comme toi, la vie, ses aléas, les vieux gradins du prestige - là, la phrase n'est pas véridique, mais elle semblait théoriser pour que dalle -

( hmmm oui je sais, oui il est comme ça, mais au fond c'est qu'un fumier qui a touché sa fille )

- Mais ! Non mais, faut pas dire ça, faut pas dire ça !

( babillements sourds )

- Tu sais très bien qu'il ne faut pas dire ça.

/ Une gare passe /

- C'est comme ton copain là, il est rentré là-bas, il s'est promené près de la fontaine, s'est assis sur ce banc, puis il est revenu avec son pied tout cassé. Tu ne veux pas revenir avec ton pied cassé j'espère ?

( hmmmmm...non, j'aimerais juste que l'on me fiche la paix )

- Tu verras.

/ Je me suis endormi, je n'écoutais plus rien /

* Je me demande ce que c'était que cette femme et ce que cet homme savait. Comment elle qui avait dû avoir ses rêves de princesse avait fini par se retrouver les deux bras dans l'engrenage de l'handicapé lourd. Si cela avait été par la suite d'un accident ou congénital, je préfèrerai la seconde solution, imaginez que votre carosse se change en citrouille sans que la magie ne puisse plus rien, mais, par éthique et moral, parce que les yeux de la famille sont lourds, ils disent "Tu ne peux pas l'abandonner, tu l'aimes, sois charitable". Alors on obéit au grand coeur ! Les parfums et Venise se transforment en compresses et dépression. Il faudrait partir, mais où ? Sans lui, cette grande planche. C'est dur. Il faut l'aimer à nouveau, pour de vrai, dessiner son sourire. Mais on n'en peut plus, on le déteste, comment peut-il être devenu aussi laid notre Amour, il crache quand il parle, il se fait dessus, A l'aide ! Alors on devient sadique. Ou bien pire encore, on s'est entiché de lui maintenant, par esprit de domination ou de maternité. Les hommes se sont bien foutus de ma gueule, lui, il est à moi, dans ma main, il n'en bougera pas l'idiot. Reste une dernière possibilité : l'inimaginable ! (le sensationnel réel entrain ) *

Aphorisme bourgeois du douzième mois : Rien n'est plus commun que l'extraordinaire.