mercredi, novembre 21, 2007

Chant à venir

Elle s'immole sur le rivage, saute sur place dans la nature, incarne avec délice les reliques enfantines, sous le blue blanc beige des fauves à la mer;

Je ne sais pas qui est ce type dans le jardin, à boire un peu de mon vin,
Il n'a pas l'allure des gens d'ici, il n'est pas tête à souci...on s'illusionne on s'illusionne rocking-chair, crevant l'écran gerbant ses marelles de plumes...vraiment, c'est pas mon genre de cracher sur autrui, je crache pour, pas sur, pour...ceux qui embrouillent pour broutille me fissurent les reins, comment les faire taire ? Leur dire que ce n'est qu'un jeu, pour du beurre l'amputation, la mise en chaise, pour du beurre douleur...trop jeune pour comprendre, appréhender convenablement la réelle pourriture des cellules ! Mon cul l'oracle !Une cellule, fragmentée, petits toasts de coupable, plein de milliards d'étoiles de miettes d'assassin fourbe à geôler vite fait, mettre en capitulation, à mettre au service de ce qui ronge et emporte la force...ma nuque, ma nuque, jamais baissée, toujours, arc-de-ciel vers le cercle, ou le contraire, ambivalence des termes...le souffle qui fout le camp, sans planter ses piquets, du jour au jour on se retrouve froid avec une tasse dans la main qui ne sert plus à rien distraire, on est distrait tout court, débile, absorbé par un gouffre supérieur...alors on cherche le pic au clair de Lune pour gueuler, qu'on nous entende et que ça se télévise, s'interchange et se remémore...fils, je suis fier, tu auras été sur la lucarne, on a eu tous droit en shoot direct à la pixellisation de tes dents et de tes connes dérives, t'as brillé, brillé...éclaté...comme un bateau dans l'océan, y'a plus de bateau qui éclate maintenant, y'a plus de bateau, maintenant il flotte sur des rails, plus rien qui éclate, verse à l'eau...trop d'amoureux qui s'emmerdent, s'aiment, s'emmerdent et vont au psy pour qu'il leur prouve qu'il y a autre chose, autre chose d'autrement foutrement plus viscéral derrière cette bondieuserie de vaisselle que notre cervelle homme se refuse à laver, y'a des rapports, des connections, des preuves...qu'on me donne des preuves de mes coups de poing dans le mur, de ces larmes nocturnes qui noient bien des visages d'êtres pourtant impavides, de ma main dans sa poche...Arménie. Mise à pied...d'ici là, essaie de tracer le chemin entre ces deux termes. Arménie. Mise à pied...prend ton moteur de recherche et tu tomberas je te jure sur des sites inimaginables qui t'en apprendront chorales sur ton maudit subconscient...celui qui lutine en silence, en gérontophilie, les rides perdues de maman 28ans allégée d'alcool...et un mollard sur les juges et autres bourreaux dégueulés, invisagés...énuclée l'errance, j'avance aveugle, les soubresauts vibrés des Centenaires ne me causent plus...exactement comme à l'école...je te cause plus, t'as frappé le dos de ma douce sans arrêt, t'as fumé sur ses dentelles, tu t'es mouché dans ses cuisses...énuclée l'errance, opérée au laser pendant mon sommeil, je n'arrive même plus à imaginer la mer...c'est bientôt la guerre mes enfants, embrasse ta femme malgré la cendre, la putréfaction, rassérène tes phalanges, planque-toi devant le cadre( bordel d'heures au large, images compostées, comportées, concassées, conformément conformisées, soleil, humour, drague, violence ) et pianote sur ses lèvres...allez va t'en relativiser, convainc toi que c'est pas à la masse en train de gésir aux aortes, quand on pense aux autres, il n'y a pas de quoi être malheureux, mais on y pense pas et on a bien raison...voyez-vous ça...les autres source fécale assurée...fais des sourires à ton vieux complice, le cercueil, transporte-le partout, range-le dans les soutes, il sera l'ultime et depuis les mastications sur l'ombilic, il est l'unique, tu es certain...incinère-toi sur une plage vide, en regardant la littérature perdre ses dents de lait, en écrivant ton poème à la gomme...peut avoir tous les charmes ce poème, c'est celui d'avant-passage, tu peux pas le louper, strophes charognes éclairées au néon à grand renfort de grandes claquées à la peau mat...féminin, on s'accroche indéniablement, diablement, poster...étaler la Chine sur l'Amazone pour assurer la suite...qu'importe l'ambition, quand tu bosses pour le bossu A R T, t'assures toujours la suite, dépend du palais...drogues en montagne et luxueuses femmes robinets ou les éternités de courte durée...énuclée l'errance, sans rien perce-voir sur tes propres chemins, construits de toute pièce par ta nauséabonde carcasse, ton fumant cadavre, ton cerveau servi en gelée à l'audimat, s'il vous plaît, poudrez-moi...énuclée, tu caresses, espère ton braille dans tous ces glauques abris ou dans les danses du loup, tu parles dans le couloir...attends l'écho...qu'elles te reviennent les chaînes par chapelets de mini-mélodies tintillantes et décapées...penché à la fenêtre, paysage nu sans rêve au squelette, point de fuite de fusillades passées...les doigts crispés sur ses hanches ( magnifique ! ) tu t'éloignes autant que tu te rapproches de ces ventres terriblement amers...ces ventres qui te font de l'oeil, quand oui, quand tu auras, je ne sais pas, quatre-vingt trop de jours et de nuits à ne plus compter ou violé avec regrets n'importe lequel de tes enfants, quand tu auras pour être clair : Le néant en bout de course, quasiment déjà ronronnant en toi, nos ventres, nos barbouilles, de savoir que, malgré le miracle et les éclipses partielles, que c'est fini...on part, cons de nous, sans corde mais peut-être avec une couche remplie de peur et de soulagement...parce que faut pas croire mais ça soulage de savoir...l'hiver tu sais t'es soulagé...l'emploi du temps tu sais t'es soulagé...lié léger...mais la barbouille, sculpturale et spectaculaire barbouille, à te retourner pour de bon...c'est pas ça que tu fusionnes dans des lits et que tu l'as aimé( ces délicieux plats en sauce ) à connaître tous ses coins de rue...mais...mais mais mais non sans mais...c'est comme ça...pas de mais...pas de contrebalancement, c'est équilibré depuis l'aube...tout rectiligne qu'on t'amène à la tristesse et au délire des derniers jours...oui, au fond du feu, tu Caraco enfin que relativiser, de la gnognotte, du PVC, immatérielle...y'a beau avoir des gens autour, t'aurais préféré l'accident, ce Dieu de chauffard bourré, une vie de gangster pourri sûr de finir tendu par le fil d'une balle...n'importe laquelle...pourvu qu'elle ne me laisse pas réfléchir au grand merdier et à ses ficelles...du nylon...des liens humains droit devant pour la ficelle au bout, pendouillante, presque belle...une mare éclairée par l'opéra-tremble des coqs cantors...brrrr...ça reste...la ligne...au bout...brrrr...elle me parle...c'est pas ton souci du moment, contente-toi de l'embrasser de ta meilleure fièvre...commet ton lapinisme, colère toi pour que dalle...y'a un temps pour rien...même pour les aquarelles qui s'élèvent face à mes yeux mi-clos...

Song On May Morning

Now
the bright morning Star, Dayes harbinger,
Comes dancing from the East, and leads with her
The Flowry May, who from her green lap throws
The yellow Cowslip, and the pale Primrose.
Hail bounteous May that dost inspire [ 5 ]
Mirth and youth, and warm desire,
Woods and Groves, are of thy dressing,
Hill and Dale, doth boast thy blessing.
Thus we salute thee with our early Song,
And welcom thee, and wish thee long. [ 10 ]