jeudi, novembre 15, 2007

Carnaval blanchâtre

Les aiguemarines que nous décernions, prismes à la fatale éteinte, irriguaient sur l'arôme, vague et envoûtant des peurs gercées, guignol à la matraque molle faisant marrer marées de gosses, je nage dans la démente joie de ceux qui dorment enfin, retrouvant le vocabulaire gras et la précieuse chair qui me faisait défaut, cette partie sous le drap révélée, grissonera l'impact fantomatique des anciennes, celles qui ne seront jamais que des veines creuses, sans jamais exploser, mon ventre est entrepris, mon index mordu, arraché, pour faire durer la langueur suave de ses danses, croyez-moi, nous nous offrons à de drôles de transmutations, où les larmes restent virtuelles et où l'écran rigole, pas assez d'alexandrins au coeur des vieilles chevauchées, les arbres nus respirent du vert fort, du vert puissant enflammant le parc clarifié, nulle herbe pousse, l'Eden est en règles, déjà en désordre, reste à traverser, violemment, vifs et affolés.