jeudi, janvier 04, 2007

Ses levers

Ses levers denses la vie passe,
En terribles alcôves
Quand les parterres violets et le ciel vermeerien
A quoi penser sinon tes yeux

T'étirant, je vois apparaître
D'imperceptibles plaisirs visuels
Liés à la vue de la chair

Ma paranoïa sablonneuse

Distillés ces détails insignifiants
Au compte goutte
Ces nombrils, vitres embuées
Côtes de cristal fin
Aux sables dépareillés

Faudrait saisir le frisson
Avant la fin du monde
Savoir mettre les mains
Parfaitement

Pour que j'entende
Tes soupirs hallucinants
Que je m'invente
Pour me donner bonne conscience

Les écoliers s'instruisent
Péniblement
Il règne une pluie fine sur les briques vertes
Vous êtes parti

Je te vouvoie dans le noir.