dimanche, décembre 23, 2007

Rouler sans paradis

Dieu, non pas lui, un autre, tout aussi brillant, que votre peau est douce. Vous la tenez d'où ? De quel axe polaire ? Sous quelles ourses singulières ? On fera un saut là-bas, aux torturés abîmes, aux lampes à huile fissurées. Je me demande, ça tourne à la poisse, la prépoisse, la surpoisse, la métapoisse, la poisse de compét' qui fait que chaque geste, chaque geste, on regarde et évidemment vu qu'on joue l'emprunté, ça mordille, agrandit les sourcils et on se sent frappé tout droit sur l'intelligence, on humilie le génie, on castagne le shaman, fais voir tes doigts...une main piramide...un mouvement vif...on rougit de la main et des visages, on blanchit, on s'efface...moins que moins...au pays des gangsters on dit qu'on les a dans un étau. Ici pas de réveil, d'insurrection, de révolte, on se traîne, on se lamente muet dans notre misère, coup après coup, la boue monte, le cerveau encaisse, les nerfs se désolidifient, mais rien dire. Toujours à genoux, la bouche dans sa boue à cuisiner sous l'eau noire son arme. Jour après jour. Saison après saison, l'arme se perfectionne, gagne sa forme la plus cruelle et obscène. Alors vient l'ultime râclée...et on sort son bouquet fleuri...maintenant tout reste à jouer.

En Hollande, ils ont des maisons flottantes. En Bolivie, ils ont des maisons( ? ) qui flottent.