La paranoïa du chasseur de colombes
J'ai fait faire venir du Japon cette entreprise de rénovation.
Pour ton corps
Ils m'ont dit que c'était une autre paire de manches qui s'en occupait
J'ai pensé
Mais qui ?
Ils m'ont répondu du tac au tac télépathes : Adresses toi à la Natividad
La nativité voulaient-ils dire
J'ai senti ma tronche se liquéfier
Je n'étais plus qu'un gigantesque marais ambulant quand
- J'irrigue en toi -
Ton sexe à découvert
L'envie de grignoter dans tous tes appendices
D'apprendre l'amertume en sirotant allégrement ta chevelure splendide
Besoin de le rappeler qu'elle a l'air d'une soirée orageuse déphasant
L'épicentre délicat de mes vieux jours
Si bien que la nuit ne s'en relèvera pas
Me faire expert en sucreries quand je te croque
Les reins
Par bouchées
Palpitantes
Errer magnifiquement le long de tes intestins
Et les jeter au ciel
Pour paraphraser les tristes constellations qui persistent là-haut
Passer un été contre ton sein
Le dorlotant
L'examinant
Le sublimant
En écrire un livre
Et écrire le second Tome l'été d'après
Sur l'autre colline
Dactylographier ton itinéraire artériel
Ce paysage d'enfants que je dessine
Point par point
Que je relie ensuite d'un coup de langue
Traçant une drôle d'étoile
Une étoile à ton teint
Me servant d'oreiller
Quand je m'évanouis
Dans une de tes vertèbres
Elles sont belles tes vertèbres tu sais
Tellement belles qu'on dirait tes yeux
Elles me matent
J'ai pris la nuance des îles à la mitraille de tes pupilles
Je te les cache avant de brûler
Et je te tiens
Tu me tiens
Par le revers de la couette
Cette vague rouge
Cette vague où l'on s'oublie
Petit fleuve des damnés en matière synthétique
On me télescope
A peine un clin d'oeil
Ta paupière s'entrouvre
Où es tu ?
Tu m'as foutu sur la lune et sans mes gants en plus
J'ai des mains grises
Et je vois flotter tes narines argentées
Parfum à l'envers
Il me reste plus qu'une vie
Tu dois te douter que si je loge
Au trois rue de l'index
C'est que tu as de si désespérantes
De si attirantes
Mains
Qu'on s'en voudrait de ne pas s'y sentir chez soi
Ma ville de coeur et de tout le reste
Ma résidence de pied en cap
Je décide parfois de voyager en dehors des frontières
De me mettre au vert dans une veine invisible
De refaire le monde seul sur un delta clair
Situé là en pointillés
Presque effacé
Là
A la naissance de la vue
Ta Natividad
J'avoue aimer me réfugier
Me pelotonnant dans tes fibres optiques
Avant de virer cheveux au vent
Au précipice de tes hanches
Escalader
Serrer dans mes paumes concentrées
Les merveilles abruptes
Qui font tes contours
Tes Himalayas
Pardonnes mon hymne à la noix
Sonnant
La Cordillère des Hanches
On te mordille moi ma folie
Comme une douce fragrance
Un hexagone parfumé d'eau
Que l'on se passe dans le cou
Sur les perles d'étincelles
Et mes sourires fauchés
Qui te mangent
Te démange
C'est l'alcool qui calcine un peu
L'alcool laissé dans le péché.
* Telle ma démence je t'érige ma divine *
Et ce n'est encore que ton corps
Pour ton corps
Ils m'ont dit que c'était une autre paire de manches qui s'en occupait
J'ai pensé
Mais qui ?
Ils m'ont répondu du tac au tac télépathes : Adresses toi à la Natividad
La nativité voulaient-ils dire
J'ai senti ma tronche se liquéfier
Je n'étais plus qu'un gigantesque marais ambulant quand
- J'irrigue en toi -
Ton sexe à découvert
L'envie de grignoter dans tous tes appendices
D'apprendre l'amertume en sirotant allégrement ta chevelure splendide
Besoin de le rappeler qu'elle a l'air d'une soirée orageuse déphasant
L'épicentre délicat de mes vieux jours
Si bien que la nuit ne s'en relèvera pas
Me faire expert en sucreries quand je te croque
Les reins
Par bouchées
Palpitantes
Errer magnifiquement le long de tes intestins
Et les jeter au ciel
Pour paraphraser les tristes constellations qui persistent là-haut
Passer un été contre ton sein
Le dorlotant
L'examinant
Le sublimant
En écrire un livre
Et écrire le second Tome l'été d'après
Sur l'autre colline
Dactylographier ton itinéraire artériel
Ce paysage d'enfants que je dessine
Point par point
Que je relie ensuite d'un coup de langue
Traçant une drôle d'étoile
Une étoile à ton teint
Me servant d'oreiller
Quand je m'évanouis
Dans une de tes vertèbres
Elles sont belles tes vertèbres tu sais
Tellement belles qu'on dirait tes yeux
Elles me matent
J'ai pris la nuance des îles à la mitraille de tes pupilles
Je te les cache avant de brûler
Et je te tiens
Tu me tiens
Par le revers de la couette
Cette vague rouge
Cette vague où l'on s'oublie
Petit fleuve des damnés en matière synthétique
On me télescope
A peine un clin d'oeil
Ta paupière s'entrouvre
Où es tu ?
Tu m'as foutu sur la lune et sans mes gants en plus
J'ai des mains grises
Et je vois flotter tes narines argentées
Parfum à l'envers
Il me reste plus qu'une vie
Tu dois te douter que si je loge
Au trois rue de l'index
C'est que tu as de si désespérantes
De si attirantes
Mains
Qu'on s'en voudrait de ne pas s'y sentir chez soi
Ma ville de coeur et de tout le reste
Ma résidence de pied en cap
Je décide parfois de voyager en dehors des frontières
De me mettre au vert dans une veine invisible
De refaire le monde seul sur un delta clair
Situé là en pointillés
Presque effacé
Là
A la naissance de la vue
Ta Natividad
J'avoue aimer me réfugier
Me pelotonnant dans tes fibres optiques
Avant de virer cheveux au vent
Au précipice de tes hanches
Escalader
Serrer dans mes paumes concentrées
Les merveilles abruptes
Qui font tes contours
Tes Himalayas
Pardonnes mon hymne à la noix
Sonnant
La Cordillère des Hanches
On te mordille moi ma folie
Comme une douce fragrance
Un hexagone parfumé d'eau
Que l'on se passe dans le cou
Sur les perles d'étincelles
Et mes sourires fauchés
Qui te mangent
Te démange
C'est l'alcool qui calcine un peu
L'alcool laissé dans le péché.
* Telle ma démence je t'érige ma divine *
Et ce n'est encore que ton corps

1 Comments:
bonne année
Enregistrer un commentaire
<< Home