mardi, décembre 27, 2005

Troublante, elle est

Assise sur un bout d'escalier
Comme de l'encre sur une ligne
Elle a les poignets qui saignent

Elle est troublante.

dimanche, décembre 25, 2005

Aquaplanning.

Je te déteste Brooklyn.

Rue Paris
Rue Noire.

Elle est venue vite cette nuit
Elle est venue vite.

C'étais différent des autres fois, j'avais quelque chose en moins.

La pâle attitude sanglote une aube artificielle sur les minéraux.
Par-delà les pierres séculaires d'une ère où les hommes n'étaient que des insectes qui s'assumaient s'écoulent des cantiques et des miracles d'encre.
La religion c'est hypocrite mais beau.
On jurerait qu'on s'aime vraiment.
L'Eglise c'est le ghetto de l'amour baignant dans le sang.
Mais ces endroits sont merveilleux par de nombreux points.
C'est comparable au ciel.
La formidable comédie humaine des enfants qui se chamaillent.
Ils ont le sourire doux car ils vont bientôt mourir.
Tous plus purs que le Christ.
Un illuminé éteint maître des éteints illuminés.
Ils ne désirent que le vin et un carré d'or parfait donc ils baissent la tête
Et sont même touchants.

J'aime bien l'odeur de l'encens ça sent comme les gâteaux d'anniversaire(le non rêveur pensera tout de suite aux bougies,mais chut! j'étale ici l'onirisme grandiose!).

Des pas,des pleurs,qui résonnent,au coeur,qui résonne encore,les nouveaux regards.
Et puis,comme d'habitude...

Je n'ai jamais été autant ému devant une femme
Elle avait la mort au coin du visage
Elle était mère
Marie,pleine de rage.

Les messes / Le carnaval blanc .

Ce moustique qui circulait parmi les enfants néo-marchants,néo-charmants,tous aveugles et si flous qu'ils étaient chacun la vérité de l'abandon et de l'impardonnable,dans leurs jeux et leurs danses,dans leurs cris et leurs courses,dans leurs silences face à un grand dans un défi habile,ils étaient divins,ce moustique qui circulait je pense bien que c'étais Dieu.

Sur le fil d'à côté :

De mon père - Il est marrant le monsieur
Moi - Il est marrant mais fou
Mon père - ** ** ********* *********
Moi - Tu as une belle femme puis silence puis petite pagaille de larmes

Le bitume est trempée,la piste est obscure
Un vertige que cette route.
Glisse!

jeudi, décembre 22, 2005

Dans les entrailles...

En attendant qu'il neige!

Le dessin d'une petite qui fait les coeurs comme moi.
Autreville,Wavignie,ces mondes fantômes pris dans un épais silence poétique.
La centrale électrique près des abris illuminés.
Descendre en spirale.

La cathédrale,
Des milliers d'hommes morts,
Des milliers de pierres taillées,
L'odeur de mauvais tabac du chahuté du coin,
Une rosace en verre,
Immense piramide grise,

-silence, lieu de prière-

Où une princesse est posée,

Des millions d'heures, de minutes, de secondes,
Des citernes entières de sang et de sueurs en tout genre...
Tout ça ne vaudra jamais une jolie fille.

Belle ville déserte et blanche.
Tour d'ivoire en construction au centre des cacophonies orchestrales.

Un bouquin sur Kubrick.

Le bébé frissonne, le manège jette sur le pavé froid des ombres violettes.
La jeunesse se tient par la main pour tomber ensemble,
Le vieil homme de Sibérie en commande de la mousse supplémentaire,
De l'écume dans son océan de tristesse,
Dans le mien aussi.

Un panier plein de madeleines(microscopiques).

L'aéroport vide est spectaculaire.

J'ai oublié d'éteindre l'orage.

Message non écrit :

Je suis un ange sans ailes
Je suis étrange sans elle
Elle , c'est toi.

dimanche, décembre 11, 2005

L' écriture se perd.

C'est le plongeon en avant vers le royaume asphyxié,
Celui dont on ne revient jamais.

Le taux d'insectes dans l'air est de 78% .

Les gens se frottent les mains,
J'avance les deux veines ouvertes,

Ça réchauffe.

Un tableau de l'holocauste,
Les poses japonisantes
Comme si les jardins s'étaient retrouvés à l'arrière
Pour oublier la guerre des bâtiments.
Une masse grise et gelée aux extrémités,

Ça faisait longtemps mon coeur,
Ça faisait longtemps
Que personne s'en était occupé.

La difficile sensation d'appartenir plus à l'usure qu'à la création.
La nature de l'homme,
L'homme de la nature et les changements autour.

Ça danse,
On se reconnaît aux pieds et aux pupilles dans les étoiles,
Si bien que le sol nous marque l'insolence,
Les lieux caramel où on se demande que faire de la violence,
Ça s'évapore.

Le sang sèche
C'est sans coïncidence avec le reste
S'affranchir,
Désapprendre,
Saluer le ciel d'un regard sans le connaître
Que par les livres noires où on y a calqué mes rêves,
Battement après battement.

Le couloir frénétique
C'est le chemin de l'encre,
De la larme dans le canal.

Que faisait les oiseaux ?

Tout semble migrer même le soleil
C'est l'heure de l'exil enfin,
Tu te souviens mon enfant ?
La vie t'avait tiré sous sa manche,

Sous chaque tête baissé,
Il y a un continent
Un monde bloqué à la frontière
Sans passeport
S'enferme dans notre liberté

...souffle sur tout ça...

Il s'en échappe une couleur,
Encore une nouvelle,

Mon bonheur est accolé aux néochromes.

Le tram s'arrête,
Ils ont mis les fils,
Je pensais ça plus douloureux,
Une cicatrice,
Je pensais ça plus fière .

Tu écris ?

Non j'invente les anges que vous avez condamné.

Sonneries multiples,
Les cathédrales frôlent,
Prêtes moi ta lune pour écrire un mort.

La ville ouverte s'infecte,
C'est dans l'ordre des roses et des autres,
Des putes j'en ai connu et j'en connais,
L'âme n'est qu'un épiloque crânien.

Et caeterisme :

Les lumières de Noël n'effacent pas la misère de nos ailes.
Herr Direktor a dit :
"Je veux de la beauté sur le visage boursouflé de la capitale."

vendredi, décembre 02, 2005

Mon premier dollar.

Ce n'était qu'un titre fait pour attirer,
Verkaufen dans un magazin de fripes,
J'aime l'allemand mais pas l'Allemagne.
Je l'écris allemange.

J'aurais pu conté avec une grande facilité l'ascension imparable dans le luxueux confort raciste du rêve américain,mais non.

J'aurais pu transformer Oliver Twist en John Jerk.

Ou parler de l'argent pour le capitalisme poétique.

Puisque l'argent est poésie car il n'existe pas.

Et voilà qu'une lumière ovaloïdale se pose sur mes cheveux éclaircis...
Tout ce qui est autour est devenu noir.

Dollar,mon premier,à boire mon second du sang sur les pieds de l'enfant sal.
Dollar,mon ange,ma liberté,mon Orient surprenant,c'est la beauté des filles de Kabylie.
Dollar,ma rédemption,mon ivresse placé dans le numéro d'une roue bicolore vernis de vert.
Dollar,mon excellence,la quiétude sans partage,le soulagement terrible d'écraser son prochain.
Dollar,ma haine,l'envie violente d'éradiquer mon frère de la surface de l'air.
Dollar,mon oxygène,mon carbone,ma dictature,le loyer de mon roman.
Dollar,mon origine,la notre,là où tout descend et tout remonte,le film inversé d'après le krash.
Dollar,mon premier million et le bonheur d'être diable aux yeux désireux du monde.

Cela reste inconséquent.