dimanche, février 26, 2006

Mouchoir déchiré couleur de blé...

Qui sait dans mille vies je pourrais revoir ton visage
ton rivage
ton paysage
ton voyage

Ton pays sauvage à collier de perles blanches.

Adieu, à demain

Postillon d'Italie.

Coupon-réponse à l'amour fou,
reliés, constellations oculaires,

Ce qui précède : une rivière de cigarettes,
évacuée des tréfonds caniculaire,
Ce qui troubla mon murmure en vue...

Des allées infinies de l'aérogare à quai de Coton,

Tous en guerre pour une seconde,
Les murs portent le même et unique nom :

Acre.

Étincelle sur la Terre,
Paysage sec,
Sans êtres terrestres,
Juste de l'atmosphère,

Cosmos sentiment

Jupe en tracas à reflets écroulés,

Étrangères, les étoiles font ricocher leurs langues,

La ruine et le dégoût m'inspirent et
me transportent.

Je voyage dans l'écrin raffiné du meurtre.
à la saveur de l'aurore.

Naufragés,

Mes congénères célèbrent l'enfer,

La neige carbonique a recouvert entièrement le clocher en tuiles gris de mer,
Les chahuts de l'alcool blanc donne à l'homme vieillissant un chaos mouvementé qui exulte à l'oeil fermé,
et cette fille malade et pleine de vie va bientôt connaître le regret,
l'imprudence.

Prochain arrêt : le salon de rien pour ce train fantomatique
rentrant dans les maisons pour saisir
à la chute les jolies porteuses d'étoile.

Moi, je suis ta femme

Dans ce cas là, je veux bien faire un effort,

J'ai vu mon Amérique devenir l'oblique aux cheveux écorcés à côté de mon soleil rasé aux rayons séropositifs volant mon sang au fur et à mesure que ses griffes se livrent aux blessures.

Pensées malodorantes sur des sentiers vermoulus,
bouleversés par le concert harmonieux des amoureux "quai de gare"
tandis que le wagon traîne derrière un verre opaque
à l'abri d'un cadavre

Celui qui s'égare bougon :

Le visage d'une statuette de l'île de Paques.

Mort aimée...en pensant à Mr Darry Cowl

Presque malgré moi, la fin gagne sur ma Fin,
l'idole se rapproche dans son music-hall solaire,
sombre et cueillant,

Le couloir est piégé
Il est devenu champ de mines éloignés aux halos saisissants

Les fauteuils rouges troublées de ne plus être illuminées sont désormais strapontins bordeaux,
vifs sous l'impact des escarres écarlates des résidus organiques de ces pantins corbeaux à la vie trop mâchée.

Le rideau s'étire sur les cent mille nuances de gris de la toundra creusée crade,
les crevasses incarnent l'aigre vice d'un passé exécrable,

Tyrannisé
Tirons nous en,

La toundra attendra,
Le sable a tant de bras que la mer est au bout des doigts,
sur ces ongles salés où s'accomplissent les marées

La lune allume un cimetière sur rue,
un charivari satanique,
une épidémie basaltique,

"Quand le feu rongera les rides aquatiques de ma dernière phalange pour m'écorcher les sens, le monde sera l'ignition en forêts sensation plantées sur l'abysse décorée de la perdition."

samedi, février 25, 2006

Là où sifflent les crotales.

Au commencement était l'éternel suicide.

Aucun lion n'était présent gare de Lyon au grand regret de tout le monde.
Personne,
j'étais un étranger rentrant d'un pays enneigé et arrivant dans un pays piégé où la neige ne poussera jamais
(ça doit avoir un rapport avec ces silhouettes qui toussent)
En allée rouge, un triangle verdâtre usé et beau.
Les mondes souterrains sont anormaux.
Les escaliers sont en vagues motorisées,
Et tout le reste est une dévotion, une culture de l'amertume

Il faut passer simplement,
C'est comme la vie.

Merde!
Pas maintenant,
J'ai pas envie de percer ces deux lascars,
Cons de racailles à deux balles et quelques centimes de neurones
Cons d'enfants encore plus innocents que moi.

Je fais profil bas en voyant la face de ce type en trois-quarts,
Intestinal drakkar.

Plus de temps,
Plus de lettres,
Un nouvel alphabet :

A pour le fait de suivre une ligne qui s'écarte
B pour l'intention de suivre et d'être décousu
C pour les gestes tous préparés
D pour l'anodin qui est publicité
E pour chaque petit regard gêné vers le bas
F pour le galop de l'antilope
G pour l'infortune et la miette française
H pour le silence crié
I pour l'outre-tombe
J pour les colonies de vacances
K pour le creux des bras
L...
Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais plus parlé d'L
Enfin d'Elle
Enfin d'elle,

"Mon chandail est mort, je n'ai plus que le bleu."

On a tressé a l'intérieur de ma gorge une somme abominable de toile
Mon réseau
Que j'ai mille peines à avaler

Trois cents soixante cinq tours un quart de soleil plus tard,
J'ai une boule légère qui me manque dans la poche
Et une autre grave enfoncée à l'ouest de l'aorte.

Le voyage aux huit escales :

Déposer un drap jaune vers l'horizonage
Observer la foule multicolore et uniforme
Créer l'autiste qui saura tout
Enterrer mes premières fiançailles
Mettre un costume à la violence
Damer le pion
Damner les siens
Aimer les mains vides.

En fin de saison était l'éternel suicide.

vendredi, février 17, 2006

Quelques minutes...

A cette heure où mes pieds furent déliés par le cauchemar,
A cette seconde où les squelettes se font danseurs,
A ce rien où j'ai péché et me suis tué.

Mon ombre progresse lamentablement sur les murs lumineux de l'ivresse de la place où les rires tombent,
l'intersidéral possède nombre d'étoiles qui ne sont que des sosies qui clignotent,
Seul sur les marches,
Je m'écoule...

Je suis du sang fiévreux,
Le mélange imprévu du pur et du malade...

La langue orange langoureuse

Rapport d'un éveil :

Divagations
Je sens partir mes sens
et la dérision installée l'absence ridicule des inhibitions du passé
liberté
j'écris(chuchote) ton nom entre deux coups de blues,
sur mon banc de ferraille bleue,
on a logé la lune pas loin pour qu'elle me surveille,
du Big Brother dans le ciel,
et la route en continu,
en plein phare sur la ligne droite du ciment de l'irrespect,

Je la déteste c'est une pute elle se moque de moi comme moi d'elle,
Je l'aime elle est tout pour moi,

tout absolument tout

Je l'aime tellement,
plus que ma vie qui ne vaut rien à cet instant
et cette fille qui danse lascive sans connaître ma peine d'homme ivre,
handicapé,
cloué sur mes sanglots affreux,
la Différence mes amis aimez moi comme je vous aime,

Je me crache et j'embrasse,
Je suis seul dans ce parc comme dans ma propre mort

et les lignes de sable du stade m'entendent encore crier je t'aime,

tout a commencé sur un requiem simple,
de l'humour de bas étage,
des faux sourires et de l'ennui,
de l'argent et du mépris,
une cage à oiseau pour laisser planer mon coeur idiot,
et Clémentine,

à la caisse numéro 4 avec son buste tournesol et sa veine au coin de l'oeil m'a rappelé à ma malédiction mais je préfère la vraie...

celle-là celle que vous connaissez et que vous déduisez ignoble,
la séduisante,vous avez raison et pourtant je la chante,
je ne suis pas son petit animal brun bouclé non,
j'ai choisi d'être différent même dans mes passions,

Elle est partie,
comme d'habitude sans dire un mot si ce n'est "solitude" son mal,

Mes maux dans ces deux autres filles l'une est réellement mon amie l'autre n'est finalement pas très jolie,

Je suis jaloux de toutes de tous,peut-être parce que je veux combler l'univers d'un coup de lèvres entières,
en chair et en roses,

Pitoyable !

Je m'écrase dans un silence obscur qui en dit long sur ma stature,

-ah le poète à la jambe blessée est moins beau que le plus secret des amants-

je n'ai rien fait,
il faut que je meurs,
il faut que je vive pour hurler mes sentiments et mes regrets dans la nuit gelée qui m'offre toujours ses bras dans des instants inattendus,

J'ai envie de me coucher contre le corps chaud d'une âme qui m'aimerait pour ce que je suis,
ce que je sais que je serai,
il faut que je prenne mes rêves par les rennes,
(parles en à l'étincelle)

Il est minuit treize dans ma tête depuis dix-huit ans où j'en ai dix-sept car je ne veux pas être grand,

insolent...
un sol lent me parcoure la colonne chaotique,
je vous aime mes adorations je veux mourir dans vos tics,
dans la danse et la transe,
dans la bonne inconscience,
caresses moi la hanche,

Je me penche,
tu dors déjà depuis quelques milliards de siècles ,
je t'attendrais le double assis sur mon être,
traverses moi je dois renaître.

Média!

jeudi, février 02, 2006

Je ne veux être interrompu que par tes lèvres(ravi de crever)

Le sol semble fondre enfin
semblable à l'eau s'échappant de mon bain d'enfant,
semblable à mes pas dans la boue et la neige,
à ma quiétude dans cette chambre où tout s'éteint,

la sublimation dessine des arcs de cercle par dessus la jetée de fer,
des arcs de feu,
des arcs de sang,
des arcs d'homme,

LE SILENCE
la mer se fait tapageuse,
alcoolique et véritable,
évadée de cette brume efficace,

un navire surgit des flots tel un fauve,
pour finalement se faire happer par un mur de briques,
un mur de rien,
un mur au lieu d'une crique
aux cieux un cirque fait de chiens,

toutes les races sont là,
Noé se frottent les mains,
il a froid,
le blé réchauffe l'hiver jalonnant la plaine jaune de la maladie des temps qui s'arrêtent,
la tige unique casse,
brisée sous les blessures du gel,

Où vont ils?

Ces aubes menottés se suivant à la chaîne,
je pense que demain je ne les reverrai pas,
mes regrets,
les propres,
les seuls dignes de me dire qui est,
ce que c'est que et tant d'autres choses inutiles qu'il nous faut savoir pour se présenter au réel,

les cafards m'arrachent les orteils,
la lumière blafarde du soleil qui n'est plus qu'un léger cercle flou posé sur le bord de nos vies suspendues entre dans l'attente de la mort tendre,
les handicapés aux fauteuils de roses finissent par pleurer,
par se sentir handicapés,
par se sentir différents,
par ne plus oublier qui ils sont et ce qu'ils ne seront jamais,

des moitiés d'homme au coeur entier,

Soudain

le départ

l'écume fouette les visages de ses esclaves assis devant ces pyramides de glaces nouvelles où ils se regardent,
sans comprendre,
sans jamais dire "amour",
avec de la bave dans les yeux et de la fumée plein,
effacée peu à peu comme une cellule de dégrisement naturelle,

ça se bouscule,
ça les éléments,
l'océan, les volcans, les baignoires d'univers et les cracheurs de flammes immobiles,
l'ombre se camoufle dans le sourire de celui-là qui pour tenir le coup tient le cou de sa vierge,

une femme bien sous tout rapport,

quelques centimètres de plastiques pour écouter ses espoirs et sa misère,
village raté,
ville non plus,
nous sommes au beau milieu d'un cimetière,
le beau milieu d'un cimetière c'est entre la tombe du bourreau et celle de sa victime innocente,

le creux se forme,
la terre en demi-losange vous prie de bien vouloir la laisser craquer,
juste une fois,
pareille à une adolescente découvrant l'amour, stupéfiants,

ON ENTEND PLUS RIEN

même les pensées ne circulent plus dans les têtes,
même le sentiment de liberté intérieur a disparu,

à croire que nous sommes tous morts
à croire que nous sommes tous
à croire que nous sommes
à croire que nous
à croire que
à croire.