En partant de l'appétit de mes chimères j'ai découvert, mon souci d'exister, soit, la fleur qui me fait vivre, dans un coin, sous le jardin fuyant, le collagène dégouline sur les fossettes arrêtées d'un mannequin engagé, tristesse, le porno à lunettes, coucher avec des chevaux, la pure race, les grandes mimines d'un magnat du pétrole imaginaire s'agite, une écrivaine médiatisée qui médiatise ses frasques sentimentales vomitives à la chaleur potiche, et on donne droit de cité à des faux parleurs, à tout ce people qui remplace le peuple, et dans les eaux brumeuses, l'extrémisme guette tranquillement, et toute cette merde me donne envie d'un sonnet bien mièvre et moralisateur à souhait qui de toute façon ne sera lu par personne ce qui me permet donc de le faire en alexandrin dans un modèle classique(finalement j'abandonne l'idée de l'alexandrin bâtard)...Nos visages effacés dans l'encrier :
Le trouble de l'évidence est venue salir mon trait,
Dans les couloirs de bus de l'intention
Sévis le septentrion de tes mutilés attraits,
On attache un juif par éducation,
Les douches elles-mêmes changent de teints,
Un gaz naïf vient saisir les alvéoles
De ces écoliers gris et sans écoles,
Qui finiront dans cette pluie qui s'éteint,
Averse de chairs humaines compostées,
La tyrannie dicte son bulletin météo
En dévorant de feu le bois sec des corps nouveaux,
L'histoire ne raconte pas la naissance
Ou la mort du coeur humain,
Elle raconte juste comment aimer mourir demain.
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Stop C'est confondant n'est ce pas, parce que devant ça, on a tendance à nier le fait que ce soit le fait de nos semblables, brûler des enfants ! nous sommes européens et bien pensants n'y penser pas ! après la guerre j'ai moins apprécié les trains...ceci s'est passé aussi en Arménie, Tchétchénie, Palestine, Rwanda et ça continue..." les génocides sont nombreux et adorables " écrivait Céline...(c'est pas vrai bien sûr mais qui vérifie de nos jours toutes les manipulations)...aujourd'hui et en fait ça c'est passé y'a deux semaines mais certaines vérités sont plus lentes que d'autres...j'ai appris pour le coup d'état en Thaïlande et le contrôle absolu sur les médias, vive notre roi !...pourtant ça n'a pris que 10 secondes dans le journal télé...10 secondes pour parler de l'emprisonnement des consciences de 60millions de personnes(un peu comme nous en gros)...ça fait peu...certes l'autre était accusé de corruption mais bon...ah oui au fait la présomption d'innocence a complètement disparue de nos contrées...donc pour m'amuser j'ai été porter plainte j'ai été dire " Mr l'agent à l'haleine alcoolisée(cliché) mon boulanger m'a fait des attouchements sexuels dans mon derrière et j'ai grave pas kiffé alors vous pouvez le jeter en prison monsieur?" lui il m'a répondu " Bien sûr on va voir ça avec ce salaud " résultat le lendemain grâce à cette merveille de technologie qu'est la délation plus personne n'est venu acheter sa baguette et le surlendemain mon boulanger s'est fait agresser violemment à l'arme blanche(sûrement une meringue)par des "jeunes"(ouhh ça fait peur) et a décidé de quitter la région et de plier sa boutique sous son bras de boulanger devenu un bras de sale pédophile obsédé et tueurs d'enfants handicapés...ça me fait chier, j'adorais ses pains au chocolat...ça me fait chier aussi parce que je déteste écrire comme ça...c'est trop cru trop réel, trop simple...moi mon truc c'est la poésie, et ça me fait chier parce que tout le monde s'en fout de la poésie de nos jours...je veux dire, j'ai encore vu personne s'amuser à envoyer du Rimbaud par sms en entier et sans fautes d'orthographes ou autres amputations verbales parce que ça a son prix un message...donc les mots ont un prix...j'espère que la facture sera salée comme ça je pourrais soigner mes plaies...Je renie mon sonnet, c'est de l'émotion banale, c'est si simple de faire du beau sur la Shoah...Donc je déclare que ce sonnet est en fait un parallèle avec tous les enfants travaillant encore de nos jours dans des galeries de poussières et de pénombres humides..."ces anges dans la machine" comme disait le vieil Hugo...Soudain, le déménagement progressif des impressions s'arrima sur ton coup de sang.
Et si dans les papillons de jour percés dans les volets fermés pour que l'on puisse s'animer ne se trouve pas ton secret, il y a tout de même un genre.
Plus trois autres déclarations carbonisées.
Le jour est joué.
Nocturnej'évolue en statue creusée par l'arithmétique souriante des platines trempant aux fins de tes tempes,
celles qui me serrent quand tu me chuchotes un épisode de tes errements,
les mêmes jumelles diaphanes,
ce ruissellement doux et fantastique qui claque contre le cuivre usé de mes épaules,
ton ombrelle inversée
à carreaux verts
tes genoux qui se plient
tes pupilles qui s'hydratent
l'argile qui me monte à la tête
ton mouvement
la danse qui suivra
l'évacuation terrible de beauté,
ton fabuleux ballet entre les clapotis millionnaires maquillant ce quartier antique de la cité lacustre en une passagère inquiétante et formidable,
les arches se contractants pour devenir des triangles dignes des jambes des nordiques s'étalant tout le long des plages de glace du papier,
les théâtres et autres basiliques devenus chapelles de la mode
dehors
on observe,
toutes sortes de lumières qui s'entrechoquent
en un clin d'oeil,
on pourrait dire que l'arc-en-ciel est en guerre
et le fuchsia blesse l'orange au moment où le magenta courageux décapite l'azur et que son cou se découvre dans une gerbe d'étincelles bleutées comme ce ciel d'été où je t'emmenais pour te parler de pas grand chose de précis à part la vie,
ou bien était-ce un rêve
et sur la place,
notre marche heurte en musique le pavé renfoncé de ce paradis sur pilotis,
puis vient l'instant
le bois
le plancher craque,
les fondations s'éventrent,
et on tombe pour toujours
dans nos bras bien que les miens soient trop froids et que les tiens sont frêles
(c'est la loi de l'architecture qu'une oeuvre aussi magnifique repose sur un équilibre fragile)...
Moi je veux faire ça, des contes idiots d'amour, des histoires d'éternités qui n'en sont pas, je veux faire l'infini, pouvoir concevoir le toujours avec un oeil suffisamment neuf pour être juste.Sans estime
De soi
Pour un centime
De toi
"Il n'y a pas de voyage qui se termine."