samedi, juin 24, 2006

Début

jeudi, juin 22, 2006

- Marque déposée - Coca Cola

Se boit très frais 33cl

Boisson rafraîchissante aux extraits végétaux.
Ingrédients : eau gazéifiée ; sucre ; colorant ; caramel(E150d) ; acidifiant ; acide phosphorique ; extraits végétaux ; caféine.

mercredi, juin 21, 2006

Le sms pour un Meilleur-Orient

Dieu é mort

dimanche, juin 18, 2006

It's always the same words

Musique maestro, un pti Eels pour faire passer tout ça.

Aujourd'hui j'écris pour demain, après demain and the day after tomorrow(un brin de toilette sur l'apocalypse)
J'ai quelques mois derrière moi, répètes

J'écris pour ceux qui ne me lisent pas, parce que je veux pas me faire connaître, parce que c'est mieux comme ça, parce que comme ça j'ai une légitimité, et comme j'ai une légitimité je peux me regarder dans la glace même si dans la glace y'a un sal môme qui se fait atrocement chier et qui a une tête de requin post-sérénades, et je peux écrire sans sens, oui je suis seul...enfin toujours...

This morning, I'm walking dans ma rue, les nuages dans la tête, et au fond des narines l'accroche sublime de la sève gonflant les pins couchés en mer du nord dans l'attente du typhon d'amphétamines qui les sortira de là...

Le difficile ascétisme envers les robots géants...

Oui ma mie, oui j'ai changé d'ascierie, maintenant j'aime à regarder les arbres poussés en cry baby cry...cette note ne restera pas...

J'aurais aimé en profiter pour écrire quelque chose qui marche avec l'air du temps, flûte asphyxie...

La rencontre des sylexs :

Alors le garçon déambula dans les couloirs verdoyants inventés par le temps,
Il la rencontra
Ils se croisèrent
Les yeux je parle
Feu !

Et ainsi naquît la suprématie...profondément enfoncée dans l'amour...

mercredi, juin 14, 2006

Viens on parle de la Chine

Je prierai au vieillard qui crache au fond de sa paroisse vide des rires d'enfants,
je demanderai donc à Yves Bonnefoy de mourir vite.

Non pas que j'exècre ses soliloques émétiques mais tout de même.

Puis finalement, en frottant mes godasses trébuchées sur ce pavé qui pleure, je redécouvre l'instinct de ma mélancolie.

Dans une de ces capitales mettant le sang d'un côté et l'étoile de l'autre je vogue, à la cime des arithmétiques où s'est joué le rythme de ton sourire, je recouvre ton corps de vignes trempées par la sueur de la nuit d'hier, à s'éculubrer les tympans en signalant la vie par les phares et les phrases s'immisçants dans nos pulsations possédantes, et la mine cinglée par les bruits de la révolte qui signe l'Hymne des Prématurés, ce mouvement des sans-mouvements, et me voilà jeté au loin comme les cendres d'un ami, me voilà, couvert de pales , à tourner dans le plat du vent, me voilà suspendu aux silos à grains épuisés par la mélodie humaine, cette clameur du marteau, et excédée, doucement, comme dans l'attente des bras accueillants du monde, la tour transfigurée fond en mariée sur l'autel de la perte.

Je ne veux pas finir Philosophie.

On m'a volé mon Tout, Tout a pris une durée, un genre, un type.

Poznan, la persistance d'une après-midi fourrée dans la rétine par l'éveil, pour vous situer, on est en 1956, et ils seront tués, on appelle ça la répression, la purge, la rééducation, l'épuration, c'est beau pourtant épuration, de quoi en faire une station, mais les ondes ont désertés ces zones.

Mordillant ma clavicule à la recherche d'un acarien quelconque, la tête penchée sur l'encrier bruyant qui fouette les bases de la plate-forme chimique, ici les forêts n'aiment pas le frais, on ressuscite des fossiles qu'on fait sucer aux enfants postés à l'autre-bout pour qu'ils s'énergisent.

Rhum de ce soir : Inventer une machine à rattraper le temps perdu.

Et l'autre que j'imagine, la belle si belle presque comme elle, elle, naissance verte humectant le trottoir de sa rosée anatomique, dire que je ne la reverrai jamais...

Je ne la reverrai jamais.

C'est pratiquement la même douleur qu'un battement de coeur avant lèvres soufflées, après pupilles échangées dans la cour de la création.

Je voulais m'insurger, mais même la mort ne me révolte plus.

(et sa révolte me révolte...je rêvotte)
Port d'attache :

Ton cadavre encore chaud,
Reposant reposée,
A ces afternoons...
Où on s'envoyait la vague à la gueule
Dans un bain de soleil,
A en être balafrée par la lumière,
Cette cicatrice chérie qui brûle,
Mon aiguille translucide envoyé par ma fureur,
Cette aiguille s'ouvre en deux,
Sous les coups de 6heures et demi,
Et s'annonce ta bouche hors du temps,
Et se présente mon audace suivi par ma sensualité
Qui ouvre la voie et amenuise la voix,

Le pont suspendu des langues entrelacées.

Dring !
Dring !

Le réveil sonne, n'empêche que toi t'es pas un rêve.

vendredi, juin 09, 2006

J'ai les Mains faites pour rien,
Le sentier s'élargit sous mes pieds dégarnis,
Ces hectares resplendissants de mines antipersonnelles,
Sur leur détonateur, le soleil entama sa danse,
La peau de ces estomacs métalliques se craquela

Et au hasard d'un chemin,
Un nègre disparu.

Je crève de cet orage de parasites allongé dans mon lit.
A la dysenterie,
Mon pancréas roule par terre.

Phrase magnifique et embrasée dans un dialecte inconnu,
Mais tu me comprends,
Ma langue est la tienne.

Il s'en sortira en vivant.

lundi, juin 05, 2006

How is the weather ?

Début :
Tes yeux
Je suis ******* Kaufmann
I'm ******* Kaufmann
Ich bin ******* Kaufmann
Soy ******* Kaufmann
Eu sou ******* Kaufmann
Io sono ******* Kaufmann
Ja jestem ******* Kaufmann
Minä olen ******* Kaufmann
Jeg er ******* Kaufmann
Applaudissements
Je suis ******* Kaufmann
I'm ******* Kaufmann
Ich bin ******* Kaufmann
Soy ******* Kaufmann
Eu sou ******* Kaufmann
Io sono ******* Kaufmann
Ja jestem ******* Kaufmann
Minä olen ******* Kaufmann
Jeg er ******* Kaufmann
Applaudissements
Je suis ******* Kaufmann
I'm ******* Kaufmann
Ich bin ******* Kaufmann
Soy ******* Kaufmann
Eu sou ******* Kaufmann
Io sono ******* Kaufmann
Ja jestem ******* Kaufmann
Minä olen ******* Kaufmann
Jeg er ******* Kaufmann
Applaudissements
De la grêle en fruits confus
Tonnerre
Fin.

Version sans étoiles

Début :
Tes yeux
Je suis Charlie Kaufmann
I'm Amoureux Kaufmann
Ich bin Fou Kaufmann
Soy Jaloux Kaufmann
Eu sou Perdu Kaufmann
Io sono Chlore Kaufmann
Ja jestem Méditerranée Kaufmann
Minä olen Aaltra Kaufmann
Jeg er Danse Kaufmann
Applaudissements
Je suis Lampadaire Kaufmann
I'm Parapluie Kaufmann
Ich bin Myosotis Kaufmann
Soy Naufragé Kaufmann
Eu sou Réverbération Kaufmann
Io sono Squelette Kaufmann
Ja jestem Craintif Kaufmann
Minä olen Monstrueux Kaufmann
Jeg er Passé Kaufmann
Applaudissements
Je suis Automne Kaufmann
I'm Ciel Kaufmann
Ich bin Bleu Kaufmann
Soy Hydrophile Kaufmann
Eu sou Ombre Kaufmann
Io sono Egocentrique Kaufmann
Ja jestem Pas Kaufmann
Minä olen Mal Kaufmann
Jeg er Défoncé Kaufmann
T'es belle
De ce monde, en suspension
Ton air, et ton corps
Fin.

Une histoire américaine de vampirisme en plein Paris près d'un kiosque à journeaux

En repensant à ce vieux bout de chewing-gum triomphant sur le pavé de la rue des "Quatre ilôts" je fus pris d'une crise de spasmes aiguë, parce que c'était pas le coup de la gomme rose sur la gomme noire qui me faisait valser non c'était d'imaginer l'immense machine dentaire, les trois huits de la mastication, prémolaires, molaires, incisives, canines s'activants sur cette chair tendre ...et ses crocs qui claquent...tout ça pour faire une bouche extraordinaire...

vendredi, juin 02, 2006

Rimbaud un délire comme ça

Il avait l'allure d'un autre
Il en avait les mots
Il connaissait les promesses de l'ébriété

Les états de choc et le choc des états

Il était transitoire

Un passant comme on en fait plus
à son cou des chercheuses de poux
et une longue écharpe noire faisant office de corde

Il aimait les matins
Les siestes fécondes à flancs des hanches où il dévorait au sein des herbes blanches

Se gratter les idées
le saut du lit
la morsure angoissante qu'éveille le corps en se rabattant sur la femme amoureuse

Il avait gardé pour lui les pays qu'ils avaient visité
Les cauchemars et cet asile de sueurs où les verdâtres ruelles laissent échapper des cris
des embaumements

*funèbres trottoirs fracassés*

Il était le voyage
La guerre
son mélange le péril ou l'existence

Il était l'enfant qui me guida à travers la poisseuse Amazone
La plante amnésique
une nature oubliée recueillie par le Prisonnier

Il le cultive dans un coin d'ombre
Un jour alors que la nuit avait décidé de cesser
le sentiment naquît

Ce chérubin de charbon ouvrit une à une les paupières

à gauche le feu
à droite l'eau

cette lutte épuisante dura dans les deux humeurs
l'Évadé bouleversé l'emmena dans les Villes
le promena en le tenant par les lèvres en chien d'amour

Un autre jour
on arriva plus à distinguer l'un de l'autre

Ils s'étaient confondus

Ainsi le vierge perdit son visage sous un circuit de rides millénaires
tandis que le vieillard apprécia l'éternité offerte par la misère
dans une combe où ils se bouffaient un flash sortis de sa bouche

Jalousie de poudre dans les os craquants
le vieux déçu retourna à l'ombre pour écrire
le soleil caché se coucha dans le coeur du Génie de l'abandon

la fièvre le séduit une dernière fois
allongée dans la plaine sèche et sans sommeil
le nomade ne pouvait plus marcher et la mort courait en lui

Il était content
Il avait enfin le sourire
Il savait qu'il pouvait sauver le monde mais que c'était trop tard
Il était le plus heureux
Il avait fait sa vie pour défaire la nôtre
Il disparut seul en laissant ses clones méditerranéens à la source du Mal
Il cracha un souvenir :

"Celui d'un navire chaviré dont les cales graciles noircissent le lac de Côme."

(Il ne vomissait pas
Il ne comprenait pas l'appétit)

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1* : Waiting for the dinner, j'aime cette énumération d'émotions...
2* : Un brin d'absinthe pour un latitudinaire en escale...
3* : qui s'enterra souriant dans le sable et l'hérain...
Et le quatorze de juillet et les coeurs confettis
Déambulant l'alcool aux joues