mercredi, décembre 26, 2007

La viande des ombres

Je suis un vampire et ma vie n'a rien d'exceptionnel. Néanmoins, j'ai décidé de vous écrire pour rectifier certaines choses et pour peut-être aussi, me connaître un peu mieux. Commençons par dire la vérité sur nous les vampires et nos particularités car la plupart du temps les oeuvres de fiction qui font couler le popcorn se trompent lourdement. Primo, on ne meurt pas au soleil, mais ça nous donne mauvais caractère comme si on avait des règles douloureuses ou qu'on sortait de huit heures de bouchon. Deuzio, nous craignons les attaques physiques, nous ne sommes pas pare-balles et on ne se relève pas comme ça d'un coup de couteau, même si il est vrai, notre temps de cicatrisation est dix fois inférieur à celui d'un humain. Troisio, l'ail et les crucifix ne nous font rien du tout, ce sont des exagérations de mauvaises interprétations de textes anciens qui ont donné des idées à des prêtres un peu attardés, car Dieu n'existe pas et l'ail est juste bon à être cuisiner. Quatro, nous sommes plus de sept-cent milles sur Terre dans les cinq continents, mais peu d'entre nous ont la chance de vivre comme des princes, car mener une vie de vampire n'est pas très facile. Il faut faire avec l'humain et sa consommation et comme on ne peut plus tuer l'humain pour le consommer sans qu'une enquête soit ouverte, on est obligé de se rebattre sur la volaille le gibier, sur du sang sans saveur. A ce sujet, seules les personnes mordues douées d'une conscience risquent de devenir des vampires, ainsi il n'y a et il n'y aura jamais de lapins ou de politiciens vampires. Cinquo, nous ne pouvons pas nous transformer en chauve-souris, ni en quoi que ce soit, nous ne sommes rien d'autre que des humains dotés d'un métabolisme différent et ayant besoin de sang ( plus particulièrement l'albumine, protéïne sanguine qu'on trouve ici sous sa forme la plus concentrée ) pour survivre. Les plus fins d'entre nous agissent ainsi pour arriver à leur fin( faim ) : ils endorment la victime, lui enlèvent beaucoup de sang pendant son sommeil et la plonge ensuite dans un bain glacée dans un motel morbide lui faisant croire à un vol d'organe raté, heureuse de s'en être sortie, la plupart du temps, elle ne dit rien de tout ça et pendant ce temps ils ont tout le loisir de se régaler de pleines poches de sang frais. On dit aussi que rien ne vaut la vraie sensation des crocs sur la nuque, que rien ne vaut l'absorption à vif. Mais ça je n'en savais rien avant ma dix-septième année.

Blanc, petit et maigre, j'étais la cible parfaite pour mes camarades.

mardi, décembre 25, 2007

Que je m'aménage, que je m'aménage, d'autres mélodies à me chanter du plus loin, quand la solitude impose sa marque sur ma nuque et tire sur mes ficelles lacrymales, quand la mort s'invite à la rêverie; que je me les aménage, pour le loin, quand plus rien ne me répond, pas même tes grains, quand je perçois l'âpre désillusion logeant sur l'écran scintillant sur la famille, ils s'assoupissent, le rire endolori, quand les chaussettes sont vides et les passions endormies, évaporées; que je me les aménage ces mélodies, quand je sais que je ne suis pas ça, le plus frontal des gâchis humains, l'égoïsme, les mains froides, les corps tristes; que je me les aménage pour supporter les clochards la paume tendue dans leur cimetière terrestre, que je me les aménage pour survivre à ces jours sans lumières ni pénombres, que je me les aménage quand toutes mes volontés se recroquevillent en un seul cri imperceptible; désespoir, vie hors des clous lumineux; que je me les aménage pour ne pas arrêter de m'esquinter les ongles à repousser la terre des réalités, continuer à forger le tunnel de ma folie douce, vers mon Paisible; que je me les aménage ces mélodies, mes mélodies, pour ne pas ressembler à rien ni personne, à aucun de ces figements charnels défilants sous mon oeil juge et prêtre, mes parents, que ces sourires, parures faciales inutiles, n'animent que les regrets qu'ils couvent; que je me les aménage pour reprendre pied en ciel, un petit air, éloigner le mauvais sort d'une existence avachie; que je me les aménage, pour pas, les splendides vergers à l'aube, la rassurante blancheur de ces jardins en hauteur, l'exacte sublimation de votre chair conquise; le soleil à travers les arbres, mes mélodies, s'asseoir sur la Toscane, contempler le rayonnement langoureux des dévorés amants, que je me les aménage, dans mon cerveau, véritables levers du monde confectionnés sur la note; ces fleuves, quitter le rivage banal, la côte désenchantée, et voguer sur la fougue du réinventé, avec comme berceuse, pour m'aider à triompher des océans de tempêtes, mes mélodies que j'aménage au fur et sans mesure

Gracq, la pluie, humaine désincarnée.

" C'était horrible. Dire que le grandiose est possible ! "

dimanche, décembre 23, 2007

Rouler sans paradis

Dieu, non pas lui, un autre, tout aussi brillant, que votre peau est douce. Vous la tenez d'où ? De quel axe polaire ? Sous quelles ourses singulières ? On fera un saut là-bas, aux torturés abîmes, aux lampes à huile fissurées. Je me demande, ça tourne à la poisse, la prépoisse, la surpoisse, la métapoisse, la poisse de compét' qui fait que chaque geste, chaque geste, on regarde et évidemment vu qu'on joue l'emprunté, ça mordille, agrandit les sourcils et on se sent frappé tout droit sur l'intelligence, on humilie le génie, on castagne le shaman, fais voir tes doigts...une main piramide...un mouvement vif...on rougit de la main et des visages, on blanchit, on s'efface...moins que moins...au pays des gangsters on dit qu'on les a dans un étau. Ici pas de réveil, d'insurrection, de révolte, on se traîne, on se lamente muet dans notre misère, coup après coup, la boue monte, le cerveau encaisse, les nerfs se désolidifient, mais rien dire. Toujours à genoux, la bouche dans sa boue à cuisiner sous l'eau noire son arme. Jour après jour. Saison après saison, l'arme se perfectionne, gagne sa forme la plus cruelle et obscène. Alors vient l'ultime râclée...et on sort son bouquet fleuri...maintenant tout reste à jouer.

En Hollande, ils ont des maisons flottantes. En Bolivie, ils ont des maisons( ? ) qui flottent.

jeudi, décembre 20, 2007

Aube pique du nez

Je suis la fille d'André Breton. Ce qui m'a interdit la poésie. Je suis sa fille et Gala, que dire Gala, une femme ordinaire, les mots la transportent, une femme ordinaire transportée dans une magie. L'eau frappe les rochers, étale sa chevelure mousseuse sur la plage cassante. J'aurais aimé lui écrire marais salants, quelque chose proche de ses billes grises, qu'il aimerait croquer en pensant "ça c'est mon Aube". La poésie m'est interdite cependant alors un matin. Un matin je l'ai giflé, pauvre père, parce qu'il ne m'a légué que des yeux sans bouche. Sans ça, on étouffe, on regarde les faucons fendre l'air, les autres vivre les rues, et tout ça, derrière les vitrines, on observe. On constate la lénifiante odeur du caramel, la parfaite harmonie des sucres d'orge ou d'un orage sale. Mais on n'y peut rien, alors rien d'autre que le sommeil en solution. Rien d'autre que ces rêves où j'écris j'écris j'écris( tout, vingt milliards de nuances et d'impressions, un impossible compte solaire ) et où mon père est fier marchant vers la potence.

vendredi, décembre 14, 2007

Taille définitive

J'ai mal à la gorge. C'est pas un secret, j'ai mal à la gorge depuis que l'autre matin j'ai traîné dans le froid pour des clopes invisibles et des bonbons trop mous. J'en ai gardé les oreilles gelées comme des poignards pendant une demi-heure. Et puis j'ai laissé empirer, comme d'habitude, dans les pires endroits de fumée et de paroles, dans les cours lumineuses, dans les chemins du retour sous une pluie diluvienne. Si bien que ce petit mal de gorge s'est transformé en bonne vieille rhinopharyngite et qu'il a fallu aller chez le médecin pour se faire prescrire le sirop et les gouttes mensuelles.

Mon médecin a la voix grave et cassée et une écriture sibylline. Il est sec aussi et l'âge lui va bien. Le fils de mon médecin sortait à l'époque avec la plus belle fille du lycée et traçait des césariennes dans des nappes blanches, et, et ça vous ne le direz à personne, j'ai déjà vu le fils de mon médecin en pleins travaux onanistes sous une tente...là-bas, là où la mer, les rosalies, la bizarrerie des bunkers...

Je suis donc dans le cabinet de mon médecin traitant. Les mêmes murs jaunes, ces mêmes deux petites marches qu'il faut escalader pour pouvoir s'allonger et se faire ausculter, j'aime bien quand mon médecin retire, arrache, l'assise en papier vert foncé sur laquelle un autre homme que moi venait de poser son dos graisseux et angoissé, j'aime aussi quand il change l'embout de son appareil à récurer les oreilles ( quand j'étais tout enfant, dans mes oreilles, il disait qu'il y voyait des éléphants, je le croyais, je les voyais ses pachydermes auditifs ), j'aime son hygiène, quand tout est changé, à usage unique. Son stéthoscope plus chaud qu'à l'accoutumée frotte sur les différentes faces de mon ventre, et je dois respirer fort et me retenir de tousser, je fixe attentivement le néon logé dans son rectangle de verre. J'imagine alors mon médecin l'allumant tout les matins et l'éteignant tous les soirs. Il plonge ses mains sur mon pancréas, mon estomac, ma rate, il me dit " Je te fais mal " Je réponds : " Non " ...ça me fait mal évidemment mais pas mal comme doivent avoir mal ceux qui souffrent vraiment du pancréas, de la rate ou de l'estomac...il prend ma tension, scotche le coussin autour de mon biceps et appuie plusieurs fois de suite sur cette espèce de klaxon...à ce moment là j'essaie de rendre mon bras le plus petit possible...ou alors c'est cet outil qui donne cette impression...je ne sais pas encore...13,2...je ne sais pas si c'est bien mais ça n'a pas l'air inquiétant. Il regarde mon nez, mes yeux, me fait dire A. Oui une pharyngite. Puis il sort son marteau pour les réflexes et je réagis plutôt bien. Dans un dernier temps, viennent la mesure et la pesée...les résultants sont assez satisfaisants, bien que j'ai pris un kilo.

Je me rhabille puis il me l'annonce. Ma première fatalité. Ma première chose définitive que je ne pourrais pas changer ni améliorer dans toute mon existence, cela sera comme ça, à tout jamais, dans les livres d'histoire, sur toutes les photos, dans vos bras, je ferai : 1m71.

1m71. Ma taille définitive. 1m71 dans le cercueil, 1m71 au supermarché, 1m71 sur la scène, 1m71 allongé dans le sable regardant vaguement le ciel, 1m71 une grenade à la main. Une chose est sûre désormais : je ne serai jamais l'homme le plus grand du monde ni basketteur professionnel encore que. 1m71 pendu après mon rôle dans les attentats de mars. Je ne sais pas s'il y a des astronautes d'1m71, je n'ai jamais voulu faire astronaute. Je veux faire écrivain, je ne sais pas si Céline ou Pessoa faisaient 1m71. Je ne sais pas si ça changerait quelque chose. 1m71 d'organes et de nerfs qui disparaîtront avec le siècle. 1m71 brûlé par le soleil de tes yeux, 1m71 se roulant dans la neige, t'embrassant la nuque. 1m71 penché sur une feuille blanche qui n'en finit pas, sur cette destinée fragile, que dis-je, toute faite, je vais m'effacer à un moment tout net en 1m71 de cendres et d'ici là. D'ici là, ces 1m71 auront cherché parmi toutes les misères et génocides, une manière d'en rire.

Je connais dorénavant ma taille terrestre, pour le reste, ma plume et moi discutons avec les étoiles au sujet de mon poids céleste. Nous évoquons mon intensité. Mon chaos. Mais nous buvons surtout des cafés à s'en noircir les dents, à s'en plier le cerveau. Avec les étoiles, la lune, la complète famille Désastre, nous parlons littérature, femmes, nous sollicitons le délire...pour s'épargner pendant quelques minutes la chute...d'1m71.

mardi, décembre 11, 2007

Où tout se permet enfin d'être immonde

  1. Ad Dawhah
  2. Al Ghuwariyah
  3. Al Jumaliyah
  4. Al Khawr
  5. Al Wakrah
  6. Al Rayyan
  7. Jariyan al Batnah
  8. Ash Shamal
  9. Umm Salal
  10. Mesaieed
Voici la liste des dix baladiyat du Qatar( Katar ). Tout ça n'a pas de rapport avec Khadafi, sa tente immense et majestueuse tendue sous la pluie parisienne. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait un rapport aussi avec cette femme blonde derrière moi dans le train ? J'ai choisi la place la plus obscure, sous l'éclairage qui foire, par faim de risque. Je n'ai pas été déçu, son mari était là.

( babillements )...

- Mais qu'est-ce qui te prends t'es fou ?

( babillements plus ou moins intelligibles )

- Ben oui tu vois c'est comme ça, il faut que tu fasses attention.

( mais oui mais hmmm on m'a dit que hmmm enfin c'est comme ci on me disait de faire ça alors que je sais que ça sert à rien, pourquoi je le ferai, pourquoi, tu comprends... ? )

- Oui mais bon pourquoi tu me dis ça, je le sais déjà.

( babillements )

- Il est entré à la clinique, comme toi, la vie, ses aléas, les vieux gradins du prestige - là, la phrase n'est pas véridique, mais elle semblait théoriser pour que dalle -

( hmmm oui je sais, oui il est comme ça, mais au fond c'est qu'un fumier qui a touché sa fille )

- Mais ! Non mais, faut pas dire ça, faut pas dire ça !

( babillements sourds )

- Tu sais très bien qu'il ne faut pas dire ça.

/ Une gare passe /

- C'est comme ton copain là, il est rentré là-bas, il s'est promené près de la fontaine, s'est assis sur ce banc, puis il est revenu avec son pied tout cassé. Tu ne veux pas revenir avec ton pied cassé j'espère ?

( hmmmmm...non, j'aimerais juste que l'on me fiche la paix )

- Tu verras.

/ Je me suis endormi, je n'écoutais plus rien /

* Je me demande ce que c'était que cette femme et ce que cet homme savait. Comment elle qui avait dû avoir ses rêves de princesse avait fini par se retrouver les deux bras dans l'engrenage de l'handicapé lourd. Si cela avait été par la suite d'un accident ou congénital, je préfèrerai la seconde solution, imaginez que votre carosse se change en citrouille sans que la magie ne puisse plus rien, mais, par éthique et moral, parce que les yeux de la famille sont lourds, ils disent "Tu ne peux pas l'abandonner, tu l'aimes, sois charitable". Alors on obéit au grand coeur ! Les parfums et Venise se transforment en compresses et dépression. Il faudrait partir, mais où ? Sans lui, cette grande planche. C'est dur. Il faut l'aimer à nouveau, pour de vrai, dessiner son sourire. Mais on n'en peut plus, on le déteste, comment peut-il être devenu aussi laid notre Amour, il crache quand il parle, il se fait dessus, A l'aide ! Alors on devient sadique. Ou bien pire encore, on s'est entiché de lui maintenant, par esprit de domination ou de maternité. Les hommes se sont bien foutus de ma gueule, lui, il est à moi, dans ma main, il n'en bougera pas l'idiot. Reste une dernière possibilité : l'inimaginable ! (le sensationnel réel entrain ) *

Aphorisme bourgeois du douzième mois : Rien n'est plus commun que l'extraordinaire.

samedi, décembre 08, 2007

Fournaise de verre - Pour une ombrelle

Les gens allaient élégamment sur les routes printanières,
Claquants leurs pieds dans les roses élevées,
Et le soleil amer cavalait sur nos plaies,
Beaux paysages, devant la voûte envahie,
Le siècle des fumées, la bonne année du vin,
Ah ce beau buisson où se cacher pendant que les sirènes passent,
Si tu n'entends plus les sirènes, c'est qu'elles sont tout près,
C'est que c'est foutu,
Alors, tu n'auras plus qu'à envoyer un dernier baiser,
En recommandé, ou dans l'oreille d'un ami,
Et à espérer, chancelant, que les vents ne te refusent pas leur grâce,
Qu'il aille jusqu'à ses blanches joues,
Toutes carmines à l'absence.

Où on oublie de mourir en apprenant à vivre.

samedi, décembre 01, 2007

A petits feux

Ce que je vais vous dire risque de vous choquer, d'une parce que je vais l'écrire, de deux parce que c'est un contre-pied fragile. Osons. Il faut apprendre à être malheureux. Je tiens ça d'un clochard que j'ai rencontré il y a de cela trois ans maintenant. A l'époque, je me posais souvent sur des bancs dans des lieux improbables, avide du soleil et des moucherons, de ces allées de brume et de feuilles à mourir, de ces aquarelles vives et sèches. C'est naturellement qu'entre deux cours, je me suis retrouvé assis à ses côtés, je me souviens, c'était une journée multiple, rare. Après avoir vu cet homme, je suis allé dans un couloir lui faire un massage, encore un signe foutu, et après il y avait concert avec les frères, oui, on avait même dégusté des petites viennoiseries dans le train. Attardons-nous sur ce qui persiste aujourd'hui.

Quand je repense à ce que j'étais y'a pas si longtemps, à toutes ces après-midi passées sous la voûte, à mon gros cahier vert, à mon petit cahier bleu, à ces pochettes, je me demande à quoi je pensais. Peut-être que je voulais attirer l'attention ou alors la lâcher. Tous ces bancs froids, ces états seconds, ces stylos vides. Une fois une fille m'a demandé mon numéro parce qu'elle m'avait trouvé touchant seul sur mon banc en train d'écrire. Cette fille, bien que jolie, s'est avérée être d'une bêtise certaine, elle a refusé l'orage. Ne jamais estimer une fille qui refuse l'orage. Pour le coup, en ces temps, je n'étais pas si desenchanté( desséché ), maintenant je vois que tout sonne toc, misère, fond de couche. Que serons-nous dans un milliard, serons-nous nous aussi vissés à parler avec ceux de l'autre côté de l'écran qui existe en comprimés avalés en quatrième vitesse avant d'entrer sur le plateau. Il est vrai que de moins en moins de choses m'intéressent, et je parle bien ici de choses, les hommes, eux, restent indémodables mais ils sont tellement au second plan que gratter devient épuisant. Je n'ai pas beaucoup lu ni voyagé, je n'ai pas encore changé le monde, j'en ai fait des soupes à la grimace, des fausses joies, des sourires feints, jamais dans mon élément, dans la compilation poétique. Enfin, c'est à moi de voir( il était plus hard-rock que rock psyché, après on devait voir un Kaurismaki avec l'école, je voulais l'aider, je sais qu'il n'en a rien fait, il était sur des coups, il avait vécu le sud, le champagne, les femmes qui poignardent, il en était réduit à emmerder le patron( de loin ), un jour il volerait c'était sûr, pas de bière merci, tes mains sont détruites, les miennes attendent, à bien y penser, j'aimerais bien vivre le sud, le champagne, les femmes qui poignardent et m'embraser ).

"

- Où cours-tu comme ça chéri ?

Chez la vie.

"