jeudi, septembre 29, 2005

Brejnev est malade.

Solarium, je retourne sur mon fil,
la fille ville et les chiffres,
les papilles en faucille,
les papillons faciles,

Octavium,les pianos changent de ton,
les lèvres se désaccordent,
les cheveux de l'Olympe
ont tracé le ciel mais enfin

Opium, ma capuche sent la pluie séchée,
la cabriole des arbres sur la plaine folle,
couleurs secondaires,gris,violet,orange,

Uranium, vive les jeux civiles,
qui m'a planqué ça dans la poche?
un bout de papier marqué orage,
et les yeux minéraux comme des gorges,

Silicium, devine,ce nuage a une tâche de viens,
et les anges rouges tombent dans les cheminées,
noires et usées,ruminées,
et les ruines ce soir ont un air d'originel.

Y'a des nuits comme ça où/ou tout n'a pas d'intérêt.

J'ai commencé à écrire il y a quelques temps de cela...

Premier pas,la réécriture d'un chaudron.

Second balbutiement,
un matin,
un film français,
mon père passant la serpillère,
je me souviens de cette odeur d'eau et de javel,
je me souviens du gôut de ce carrelage et de la teinture du ciel,
je me souviens,
j'avais écrit l'histoire d'un dieu crachant des boules de feu avec ses mains,
c'était l'époque,
l'histoire d'un arbre vert et bleu,
d'une île déserte,
Myazaki.

Troisième température,
la nuit,
les Enfoirés,
la pluie sur les vitres d'un immeuble de multinationale anonyme,
un meurtre en campagne,
une berline large,
des petites routes aux éoliennes bruyantes sur bruyères,
de la crasse,
de la rouille,
un ruban jaune,
un frère,
Fincher.

Quatrième émulsion,
la soirée,
du sport,
du lyrisme,
Rome et Milan,
de la compétition,
une sphère de cuir blanche,
les lignes,
les filets,
Stone.

Et j'oublis la satire de la baleine rendant hommage aux Pythons.
J'oublis le feu de biche,le feu de Bush.

J'oublis mon passé,je le transforme en souvenir...

Ce qui est bien dans tout,c'est l'inconscience.

jeudi, septembre 22, 2005

Première fin(au pied de la lettre il y a ton nom).

Fallait bien que ça s'arrête un jour,
met une étoile sur ton vagin,
je suis pas fait pour ça,
écrire sans cesse sans être lu que par ma famille éphémère,
d'agoniser sous l'effet de serre de la fausse inspiration et de l'émulation,
j'aimais bien tout ça,
les jeux de mots,
la bouche cassée de l'amoureux,
j'aimais bien tout ça,
mais c'est devenu trop simple...

Exemple :

En marchant ce matin sur une nocturne,
j'ai aperçu la gorge froide d'une épicerie sans vide,
je me suis laisser glisser,
et comble de moi,
j'ai fini par y perdre mon coeur,
petits bouts par petits bouts,
j'avais mal à ma carotide brûlée,
mes bras étaient en guimauve,
ma tête était une amphore ébréchée,
et les monstres pourpres et vêtu de blanc me tirent vers eux à m'en arracher la vie.

J'arrête parce que tout ça n'a pas de sens et que je vis dans une chambre.
(j'arrête parce que les fameuses "putains mélancoliques" ont un chant qui m'enivre,un chant d'orge)

mercredi, septembre 21, 2005

Comme tourner en rond.

La société c'est l'avenir mes amis,

je hais les junkys,les gothiques,les kamikazes,les anarchistes enfin ceux qu'on appelle les "autres" avec fierté ou en baissant le regard,
ces cons de faux rêveurs,
ils sont beaux, sapés comme des crevures,
ils ont un goût de caniveau,
incapable de faire quoi que ce soit de potable si ce n'est d'attirer des putains mélancoliques,
vous me faites gerber,
tous les mêmes,
la mode de l'anti-mode,
la révolution se fait dans la rue,
les murs vont tomber,
c'est pas en lançant un parpaing dans la flaque de votre connerie que vous irez loin,
ça me fait penser à moi,

je vous emmerde je suis un génie,

pourquoi descendre dans la rue alors qu'elle monte déjà en nous,
on a mis des aveugles aux persiennes,
j'aimerais vous pendre tous autant que vous êtes,
les déchets,
mes frères,
je hais les androgynes ceux qui font craquer les filles,
ceux qui pensent qu'à se foutre en l'air pour oublier le fait qu'ils ne sont que des poussières bâtardes,

fils du fléau et de l'urgence,
tu parles,
combien de nos punks sont réellement dans le besoin?
combien de nos punks vont avoir leur diplôme et leur bureau quitte à perdre les bijoux et joujoux du gang des dépravés?
quitte à se raser la gueule!(et la lutte pour fuir d'une paire de couilles)

Putain j'en ai marre de vous,
marre de moi,
marre de tout,
marre de toi,
marre de devenir vous,
mare de sang,
normal je suis prévisible,
vous me faites mourir,
redressez vous!
et jetez des cocktails molotov plutôt que d'envoyer des bouteilles à la mer des aberrations,

Atterrissez!

Vous n'êtes que des théories idiotes,
des camés sans âme,
tu verras il est cool ce mec,

il est surtout hors de lui...

il a tout gobé de travers même les pilules,
se connaître c'est l'introspection connard d'humain perdu et désabusé!
c'est facile de se laisser crever,
c'est plus dur de se faire vivre,
je vous aime parce que j'aime les esprits naïfs,
mais arrêter de rêvasser dans la crasse et la pisse,

Rêvez!

Et vous dites "j'aimerai que maman aille cramer papa"
Si vous avez les yeux bleus c'est parce que le ciel vous passe au travers.

Je vous emmerde et je vous aime,on est pareil.
(et dire qu'ils nous font croire qu'il y a du crack dans nos joints)
Les coupoles modernes sont les sachets à pop corn.

Etoiles étiolées.

Sublime,
les prismes légitimes,
l'apparence d'une caresse,
l'allure de l'ivresse,
l'encre est mon penchant fétichiste,
le don mon envie masochiste et le rire ma croyance sadique.

Dans une nuit grouillante de petits points dorés je me suis dit

"Heureusement qu'elles sont là pour briller à notre place"

...c'est commun d'aimer ces astres comme d'aimer les lustres,
ça brille et c'est là-haut,
c'est simple en fait,
pentacles en fusion,
la chaleur intense éternuée dans tous les sens du ciel.

Une qui file!C'est une qui se meurt ou le soleil qui se pleure.
Hâtons-nous!Le spectacle débute,les nuages se frottent les cotons!

Le paradis est l'observatoire d'une cour de récré.

La jeunesse au sac rouge s'agite pour ne plus ressembler qu'à un coeur ou du moins le contour d'un coeur...

Si l'on connaît le son du cristal c'est qu'on aime le violer.
Si l'on connaît l'heure des étoiles c'est qu'on aime les violets.

Je vous aime mes amis des cieux,
les yeux lumières,
faites moi un clin d'oeil,
à la limite une constellation.

Polarité matin nuit.

Je n'ai jamais aimé ça,
ces ambiances,
savoir qu'on ne sait pas,
être sûr que tout le reste existe à portée de doigt mais qu'on a les ongles courts,
les lionnes traînants leur peur,les mères putains,les filles qui veulent,
mon père est un homme comme les autres,
ça doit nous faire rire de crever dans nos maisons,
de regarder la vie dans le fond d'un verre d'absinthe,
de ne plus croire en grand chose,
j'ai plus envie de lever la langue pour goûter la pluie,
tout ça n'a plus de goût,
j'ai plus envie de cracher sur négatif,
plus envie de rien,
si bien sûr,

j'ai envie de tout je suis humain,

mais j'ai plus envie,
avant je me sentais seul comme sur une île,
maintenant je me sens vide comme dans un supermarché,

mon dernier grand choc c'est quand mon caddie a frappé le rayon sous-vêtements canin situé juste à côté du rayon porte-tasse-à-café,lui même voisin du rayon poignet de porte de toilettes turcs récemment victime d'un vandalisme avec l'installation d'une cuvette

...pardon...

d'une église,
les gens sont cons vraiment,
être libre,
vivre,
marcher sur du verre de cathédrale,
courir sur un minaret,
danser sur un verre

...foutu équilibre,foutus extrêmes,foutu rien...

enfin,
pour se rassurer l'homme se dit qu'il va bientôt devoir pleurer.

mardi, septembre 20, 2005

L'inconnu célèbre,célèbre l'inconnu.

Tignasse de foudre,
prunelle-tonnerre,
murmurant l'écume à mon vase,
plongeon de rage,
automate au quai de "je peux",
lacunes de pouvoir quitter la cage,
suspendre le temps,
perdre sa montre en montant un grillage,
casser son réveil,
entrelacer son rêve,
canon au bout d'un pétale,
toute petite toux a besoin d'une belle écharpe,
d'un bonnet d'horizon et des gants de laines de vers,
élégantes aines,
simple onction,
choisis ta mort ! :

Cordes,pluie,rue,gris,appartements,cheminées,braises,paille,sirop,poison,chlorosilhouette.

Trente et une envies d'y croire.

Que se passe-t-il qui m'a insufflé tout ça!
Faut vraiment avoir des choses à me reprocher!
Pour me souder à des mots d'amour,des mots de tristesse,des mots de crainte,des mots de plainte.
C'est sûr que ça peut servir d'avoir de l'esprit mais il ne faut pas oublier de faire du corps.
Juste une journée pouvoir mettre ma cape de poète sinistré dans une cabine téléphonique,être une super héroïne.
Merci!
Chaque bain est comme une petite noyade,une naissance.
Les pantomimes azuréens crèvent.
Accouchement sur une balustrade.
Peur sur la strate,l'étanchéité de la couleur miroir.
Les hommes en blanc attendent d'être cardioïstes.
Les femmes en noir regrettent d'avoir donner du rouge sur du muet.
Et les notes grises de la partition de chair m'enseignent la clé du sol.

Ces chansons d'amour modifié.

L'encre bleue écrit la feuille ciel pendue aux lustres d'une plume d'indien Navaro.
L'enfant voudrait toujours être un enfant.
Le pantin voudrait être un enfant.
Le marionnettiste voudrait être un artiste.
L'artiste voudrait se saouler de fil de lumière sur un mur.
Et au milieu de ça,il y a la routine des matins glacés et des cheveux blonds.
Au premier jour du monde,on avait tous les yeux fermés.
La pupille dans le genou, j'imagine que je rêve.
Qu'on a jeté un cerceau doré dans l'orée et que les feuilles se figent.
Dans le plaisir voyage d'une terre intriguée.
Phasmes,fantasmes,fantômes,femmes,arômes.
Et la chute des danseurs.
Tout ça pour que les statues s'envolent!

lundi, septembre 19, 2005

Un jour entre deux Maghrebs.

Premier Orient,un sourire et une porte ouverte.
Second Désert,un regard et une main tendue.

dimanche, septembre 18, 2005

Palais d'abeille à corps humain.

Dans un café couleur de soufre,observant son journal aux colonnes discrètes
S'ouvre des lèvres comme pour écrire des mots dans l'air
Le temps s'esquinte,on a gonflé les nuages à l'ennui,le bois -celui utilisé pour les chaises d'amphithéâtre- semble périr peu à peu sous les coups des baisers et des accolades.
C'est qu'avec l'alcool on découvre le désir,
C'est qu'avec le désir on découvre la fièvre
Le front froid
Le front froid,l'ennui

Voilà pourquoi aujourd'hui ce matin même méthylène,je trouve le ciel alcoolisé.

9novembre 1989

La télé
Les punks
Le réseau et le gravier
Les croix gammées sur des "Frei"
Un peu de sang sous le tunnel
Des hommes qui tombent et écorchent le barbelé
Des marteaux sans clous et la faucille de l'autonomie.

mercredi, septembre 07, 2005

Le prix des fleurs cassées.

Mal nuit,assis sur un banc à ruminer le ciel.

Love, marches de stupéfaction,les griseries sans fin du soleil et ça fond.
Une pièce,l'antichambre des décapitations des êtres sans être.
Les supplices sublimes,or de singe,pour les singes,pour l'arbre qui abrite.
Eclair posé sur une feuille de vigne,l'érotisme.

Tu connais cette chanson là comme celle qu'on entend dans les enterrements soulageants,comme celle des baptêmes de l'eau.

Portes,impression d'avoir déjà ressenti le souffle qui la pousse vers une fumée profonde d'un nuage de gare.

Tentations de vivre,trêve de mourir,encore,cassé comme un jouet en fer blanc.

C'est comme le nom d'un chien,comme un immeuble avec deux toits et une échelle,comme la sensation d'être une bouteille sur un bateau,d'être l'alumette la moins inflammable au coeur des têtes de feu,comme le nom du cirque où j'ai perdu un oeil car l'ours était humain,comme le cinéma des monstres§

Tempêtes de fable,ouragan de trois lettres(lie ou île),raz de ma résurrection.

Des mots sans yeux c'est comme une vie sans Toi.

mardi, septembre 06, 2005

Un train pour Londres.

Ciel,un tunnel...Tunnel,un ciel!

Une grande pochette verte semble cacher tout un talent comme quelques herbes sous le menton d'un enfant,des petites pluies qu'on ne sent pas vraiment,des petits appartements.

Ma fenêtre est une porte,un écran de télévision.

Les boîtes aux lettres des cages se trouvent fixer vers le haut.

Parle aux murs,écrit aux étoiles.

Fin,applaudissements,pendaison,oiseaux tombants et mains sur la rampe.

dimanche, septembre 04, 2005

Allée Mifasollasido

J’ai entrouvert une pupille sur les nausées,c’était un petit peu avant-hier,sous les caresses de 240minutes de jour nouveau.

Chaque matin,midi,soir.

Loin, assis sur les gémissements de plomb de pureté et d‘or maudit comme un magicien en tant de guerre,et les autres,sous une fresque de corps nus pourtant textiles.

Les flashs d’une ombre dérangeante,la mare solitaire d’une plage de sang ,l’oubli du sol entre les doigts.

Ave aujourd’hui,c’est froid et blanc,c’est le paradis.