mercredi, avril 19, 2006

Coupable Zéphyr

Toi, murmure décalé
doigt appuyé sur ma plaie électrique,
qui me condamne à écrire,
main serrant mes lèvres éperdues,
chassée l'envie,
faites entrer la machine, affective,
sirocco minuscule et nauséeux,
je ne suis pas ton ouvrier,
gardes moi,
et je m'en irai

vendredi, avril 14, 2006

Bajo la llovizna de las cadenas

Tu vois ta vie du côté pile ou du côté face ?

Je vois ma vie du côté de la fenêtre.

Laborantins sentimentaux : mon charisme et ma saccade
Travailler les cristallins
Détériorer les plumes fortes

Good Morning Sunshine,
Les sans-papiers te saluent
De l'aigreur sur la main.

Croix brûlées sur la pelouse Noire
Des victimes du Mississipi,
La brume, l'espoir.

Le tintement extrême
Des heures passées
Dans l'aridité de mes reins
A chercher l'occasion

De me pendre sans être vu.

Escaliers sordides
Menant vers la mort
Le feu de l'enfer
Glissé dans les poils d'un chat
Couvert d'aérosol
Et d'une étincelle
Sur l'étagère.

La pièce montée
En vue des strates
Nébuleusement nôtre
Qui peignent un ciel
De prison.

J'assure seul le service
Avec mon plateau d'argent,
Mon Galilée a doré
La surface latine crache
Des parvis de Séville
A celui rouge pâle
De la capitale
Kiev,

Abri des sonneurs de ratiches
Et des buveurs de friche
Sainte Patrie des Assomés

Où on attend qu'il neige
Pour se marier

Car tous nos habits sont Gris.

Un cosmonaute dans ta baignoire

Tombé de la lune,
Escorté par deux brillances,
Couvert de mousse de nuage,
Tranquillisé

Le jeune enfant
Satisfaisant les frères
Qui pensent ou disent
Que l'on peut voler le temps

Penché comme Pise
Sur son berceau
L'oeil mûr examine ce corps frêle
Secouant comme un chien
Cabossé par l'automne
Les restes surpris
Des planètes environnantes,

En un seul et unique
Ballet des bulles
Lumineuses,

Citrons éclatés en mille endroits
Semant sa peau épuisée
D'un champ d'ampoules rassurées
Par le courant dans les canaux

La Terre a finit par rouler
Sur elle-même
Et à le faire chuter
L'infini poète
Termine sa course
Dans un lit de faïence
Où il essuie sa Grande Ourse,

Accompagné par sa petite mine
Et son envie de nous tuer,
Le parcoureur d'espace
A trompé mille galaxies
En a aimé mille autres
Jusqu'à ce cercueil blanc
A ciel ouvert.

En vrac :

Le petit prince, le petit frère, Arthur agonisant, De Bergerac rendu fou, les promesses de voyage et le flou qui héberge ses yeux.

jeudi, avril 06, 2006

On est bizarre des fois

J'aime entendre que des enfants jouent dans le jardin du coin,
J'aime goûter la vie d'au-dessus de la cour d'école
Ils forment un écho solaire.

Nous sommes jaloux,
Ne pas le décevoir,
Lui et son corps fatigué à chercher la vie.

Les seules choses qui ont tort sont les remords,
Tout le reste a raison
Puisqu'il a existé.

Le couloir bleu à ciel ouvert où j'inhale
Un bout de mon passé
Dévalant sur la passerelle,

Des lendemains qui chantent
Tes lentes mains qui m'hantent

Mes réminiscences esthétiques
Réincarnation Veine.

Flottant là,
Trimbalant mon âme latitudinaire
A la grisaille parsemant Greenwich.

Le bruit toujours le bruit
Cette foutue fureur

Je me penche :
Une houle humanoïde m'houspille
Le balcon me bouscule

Je porte l'étoile jaune en 1939
Je porte la svastika en 1999

Il aura fallut 60ans

Dans 20ans je ne serai plus rien
Dans 10 je ne serai que trop.

Pardonnez-moi

Je n'ai pas su récréer la pluie
Ou faire repousser le ciel

Mais

Au besoin je suis là
Tant que je peux aider les belles histoires

Grâce à toi
Mon ami, mon frère
Camarades.

Ma seule ombre au tableau,
Le cliquetis de ma rotule,

Je te demande de m'adresser
De Nouvelle-Zélande
Des nouvelles des anges.

J'ai besoin de prendre l'Air

Corticalement,
De l'homme sans Amour à l'homme sans Croix.

Fièvre de merveilles / Mer, veille de fièvres

J'ai vu les corps stupéfaits
le teint sucré du soir se couchant
sur la mesure du vol des
albatros septentrionaux
J'ai perçu les vertiges
attachés aux figures
les steppes troublantes
résonnantes sous mes pas
La douceur du premier matin
du dernier hiver
celui qui trace des tournesols
sur nos joues malades
restées derrière la fenêtre
à attendre autre chose
J'ai entendu les jolies cordes
du monde extérieur
lancées pour attraper
- au loin -
le chant timide
d'un rouge-gorge
et la démarche humide
de la rosée
éclaboussant l'herbe fraîche
où l'amour se forge
J'ai cru voir le déclin
mystique d'un poisson étincelant
le long de son allée
aquatique
le frisson qui transperce
les os
pour nous transformer
en feuille d'automne
imprimée sur la jupe
d'une princesse qui rêve
de courir
en courrant de plus belle
J'ai senti la tendresse
brûlante des baisers échangés
dans le square
charnelle vignette
le souffle irisé
d'un costume inattendu
que mon coeur porte
en Terres Perdues
J'ai éprouvé les sanglots
de l'océan
apparaissant
( Au néant )
J'ai été ému face
au nouvel opéra
de cet être
rose et clair
J'ai compris mon encre
écrasée
dans la joie
d'un souvenir inconnu
que l'on surnomme
"Bonheur"
qui est projeté au fond
de ma cage
dans l'instant épuisé
où l'ombre rejoint
la lente fonte des lumières
aux engelures profondes
lorsque le chasseur fond
sur sa proie
juste avant
de l'emmener
en l'aimant
infiniment
au moment où
les vallées de l'Ouest
bombardées de soleil
ouvrent leurs bras
à l'inondation céleste
pendant ce court
parallèle
les pays du Nord
font fondre leurs statues
pour en partager
l'Or.



"Ce truc idiot et guimauve, c'est cette connerie d'étincelle qui frime dans le minuscule Colisée de mes prunelles d'intermittent du miracle "

dimanche, avril 02, 2006

Coupure de courant

Je me réjouis

Si tu me sèches

Je deviens beau.

( Janica Kostelic )

Dominante pyramidale,

Élancée

Allant et s'en allant,
Comète félicitant le martyr
Sur le dos des triangles blancs,

Une peau à damier,
Abritant des carrés rouges
Et des autres sans couleur,
Presque magiques,

Pionnière à la chute des sources,
Cristal de corps écarquillée
Ouvrant à l'électrochoc
De ses muscles chlorophylles,

Vendus par la petite nature,

L'immolée fille de la guerre
Casse la figure maladive
Des restes de la Terre,

Gouvernant un peuple de bois,
Temples inanimées,
Que sa carrure spatiale réchauffe,

Le vent laisse planer
Les longues ondulations noires

Symboles en fibres optiques,
Signes intérieurs de tristesse
Suffocant dans les rires poudreux
Secouant le visage de l'animal de Zagreb,

Animal fantastique.

...effaçant la ligne froide creusée par des hommes pour des femmes par des phalanges marmoréennes, le sursis civil est maquillé Réussite...

- distance - quatre épreuves - un globe - transparence -
- toutes vampires - buvant le sang du sol - en pic -




___________________Peur foudroyée__________________





Attention à la jeune princesse blonde!
Au monstre scandinave!
A Anja.