lundi, mai 29, 2006

Bien dégagé derrière les océans(ou la coupe du monde)

Juillet s'annonce déjà et avec lui ou elle son cortège de défilés et de lampions...

De ce long long long après-midi gris, je ne retiendrai que ton absence et l'idée frelaté d'un vivant dans l'avant...oui...il y a eu le concert...ça sent tellement la fin que j'ai plus envie de la voir...

La fin, ce modèle délicat qui peut me faire mourir en un coup de chance...

Le partage se propage partout...mais dans ma tête...à quand l'aide humanitaire individuelle...
Comme j'ai peur que mes pensées se dégradent...essayer de retenir pour moi ces souhaits là...ces promesses rouillées dans mes souliers las...

Le regard fixant l'aube de la chapelle florentine comme cherchant le soleil sous les froufrous d'une danseuse de cancan...

Sur le bord d'une baraque napolitaine, à jeter des galets des yeux le sourire baroque (où tout le monde y est rentré sur les coups de minuit moins neuf huit maintenant)

Ce qui m'intéresse c'est l'ambiance, les émotions qui traînent dans les corridors sans chandelles de ma cervelle(hommage non dissimulé à Cocteau)

Naples transpire la flamme.

Je me demande encore pourquoi une aiguille d'une certaine exposition universelle temporise la cathédrale milanaise...

C'était si silencieux et le tarmac new-yorkais.

Les instants languissant dans l'astre tamisé de tes pupilles talibanes,
Pas câline pour un sou mais pour un fou

Miaou !!!

jeudi, mai 25, 2006

Chapitre 5 : Illumination

Post anti-américanisme primaire ...comme une envie de parler yiddish...

Les 5 doigts de la main, les 7 jours de la semaine, les 12 mois de l'année.


Debout,
veillé par l'ivoire,
à regarder la lune qui coule dans la rivière,
à compter les boîtes,
à en dédier une à la poussière qui se dépose sur les autres,

Le temps repousse sur ce passé en ruines,
d'Odessa vers les tournesols,

Odessa : le plus bel endroit du monde pour tomber amoureux

Les tournesols : ces fleurs qui nous ressemblent

1074morts

- parmi eux -
un Homme invisible portant la veste à l'étoile s'est volatilisé,
la jeune bergère au panier et aux cheveux de feux circulaires gardera le secret,

L'Hypocondriaque retira ses binocles gigantesques,
il sentit un fleuve courir dans ses yeux d'un bleu immense,
il vivait,
il pouvait aimer la faune,
la flore,
il continua de chercher la mémoire,
mais il avait désormais un joli souvenir à laisser à l'air libre.


( dans cette allée japonisante, le linge vole comme un baiser )

mardi, mai 16, 2006

Là-haut sur la place rouge

Nuit : provenant des écrits frénétiques de Valéri Sergeïevitch, notons que j'ai supprimé les ratures et enrobé le style.


C'est craqué au dehors.
Même les terrains vagues ne sont plus que de vagues terrains.
En guise de musique la valse des agonies et le cri de la neige.
Fouler la foule.
Rêver des bâtiments gris meilleurs que la guerre.
Les spectres des capitales ressemblent à de vastes flaques.

Juste avant de tuer :
"Nous avions tous les mêmes yeux."

Ensuite, une fois que l'ennemi est anéanti, on s'aperçoit que tout est vide, qu'on est devenu nous même des fantômes, des êtres privés de ciel à espérer, des commandants sans armées.

Le sourire de ma petite soeur fut noyé dans la boue, nous dormions tous le plus longtemps possible, nous nous appelions les sans coeurs.

A seize ans à peine, on avait vu s'entasser les corps de toutes les tailles et de tous les sexes.
On avait senti l'odeur de la chair que l'on brûle pour faire oublier.

Nos mauvais frères sont tous partis dans des camions vers nulle part où ils seront "neutraliser", derrière mes pupilles d'un bleu d'acier je pensais que je faisais le bien, je pensais être un travailleur pour la liberté, la vérité c'est que je ne pensais plus du tout et que je ne penserai plus jamais, je n'ai pas été touché une seule fois pendant cette période meurtrière durant laquelle mes dents prirent une pointe rouge et une base noire, chacun de mes os resta intact, mais en échange de tout ça, c'est l'idée de la vie, la sensation que je perdis.

"On nous avait promis beaucoup d'argent."



Jour : signes de complaisance pour la mécanique inspirée, récit d'un retour naturel, entre moi




Cinq minutes les cheveux mouillés,
Pour me faire attendre.

Mon professeur est un meuble...passons aux soeurs naturelles

Je n'arrive pas à me détacher de ma stance céleste, les hémisphères dans la poudre, avec quelques neurones en moins, tiens, un enfant blond, tiens, une enfant blonde, la cascade elle est partie, le piège partagé, c'était à la limite de l'émétique(j'admire ce terme)...

Un gris de fermeture éclair occupait tout l'espace dans la déchirure des airs.

Racines kafkaïennes.

Tenir le rythme,
Ne pas s'approcher de la bordure du quai,
De l'eau, de la couleur, des silhouettes,
Soudain

J'écris à la craie sur une table accrochée :

"Et d'un geste inédit, il emprunta la solution pour la verser dans l'étang...le monde était empoisonné."

Larges (rires)(désaveu)

Petit oubli des carrés de verre de la médiathèque.

Sortir sans tomber,
Il y a toujours une étrange émotion qui s'échappe des gares, qui s'échappe du mouvement rectiligne des oiseaux de fer éclairés à la bougie, la facilité dans la pause de ce jeune funambule sur métal.

C'est dingue le nombre de drogués que je connais.

J'ai beaucoup aimé marcher dans ce sol poussiéreux transformant mon voyage en danse,
J'ai ramassé un coquelicot couleur sang, je l'ai serré très fort dans ma main, comme un coeur desséché,
La peau des réverbères tombait en lambeaux de terre,
Ca sentait l'électricité près des pièces,
Les cumulus venus en massent avançaient en suivant mon sourire,
Un voile solaire était jeté sur l'asphalte,

Que vous êtes bêtes.

J'ai été boire un thé glacé sur la passerelle,
J'ai salué un sage simple,
Il avait une amie très jolie,
Jolie car déjà possédée.

Amnésie sur la lunaire.

Dans ces allées d'arbres rouges, j'ai repensé à Christophe et à mon enfance, aux après-midi dans sa maison, c'était tranquille et sans rumeurs.

Au bout des doigts le ciment,
J'ai vu un chat noir, nous nous sommes regardés, je crois qu'il m'aime bien.

Je suis arrivé sur la place, j'ai vu cette fillette intriguée par ma posture, je me suis mis au centre, il n'y a plus de bancs où les têtes des amoureuses perdues peuvent se poser sur les épaules des animaux.

Dans ce parc, tout près de la barrière, des enfants jouaient à s'aimer avec fougue, c'était suffisamment encourageant pour abandonner ma promenade.

J'attends impatiemment de voir leurs visages se fendre et l'Au revoir.

Dernier rappel : une échelle de lumière tracée dans l'herbe évanouie.

mercredi, mai 10, 2006

Grésillement télévisuel

Elle m'énerve ma Vie non mais c'est vrai quoi
Le Vrai le Vrai toujours le Vrai !

Quasiment dix fois le nombre d'humains sur Terre + une centaine d'Airbus A320 font le chiffre des connections et des interconnections vibrant dans nos hémisphères anesthésiés...ça devait pas être ça...ce type de message...la copie de l'autre...il faudrait laisser fondre la forme pour que les cadavres gardent leurs odeurs, leur identité...pourquoi ne pas utiliser le monumental pour atteindre l'intimité jusqu'aux aspérités des bas-résilles de miss Gabelton...ça aurait pas du être ça...voir même pour que ça soit pas exactement ça que je devrais écrire mais...je te dis ça aurait pas du être ça...et là j'aurais compris un truc...le langage un truc comme ça(ce "un truc comme ça" plaît beaucoup aux demoiselles c'est speed et ça engendre)...d'un côté selon certains il y aurait (dans le coin rouge ladies and gentlemans de Nulle Part - Californie...) le Rêve(le vrai celui qu'on vend à la télé)

(ma capacité d'imitation et d'adaptation est étonnante)

et de l'autre dans un habit faussement crade : le Vrai...au fait elle vient de partir...

Ce qui me dérange dans le Vrai des autres c'est son côté Charlie Hebdo(bien que dénoncer ceux qui dénoncent soit une entreprise aussi peu reluisante que mettons Total)

La Vérité c'est que tout ça je m'en moque absolument, la Vérité c'est que je suis jaloux à en crever, je ne vois que ça, je ne crée que ça, je me réfugie dans mes abris atomiques à l'allure de printemps imaginaires...mes mots sont devenus mes petits secrets...mes tranquilisants...parce qu'elle ne peut pas savoir ce que c'est que de l'aimer en étant fou d'avant...

Ca doit être un peu Vrai ça, mettre mes tripes sur le sofa, ravaler ma foutraquerie d'artiste underground en devenir en avouant que l'on est qu'un simple évadé d'Egocentricity et qu'on fait ça dans sa chambre en compagnie de sa gueule rougit et de ses yeux tout pleins de larmes aussi fausses que mon combat...

J'invente des Univers pour me sentir meilleur...mes collines enneigées...mes collines enneigées sont en fait ramassées par le camion-poubelle tous les jeudis à 7h21 précisément...je le sais ma mère hurle toujours contre eux parce qu'ils nous bloquent la route quand l'élève Dimitri ****** désire aller à l'école...je dois avoir tout un tas d'autres numéros à me souvenir qui doivent m'ouvrir des portes vers je ne sais quelle déclinaison du mauvais Vrai...

Ma Vie, je la cherche pas, je veux simplement la vivre, je l'ai senti en elle, alors je m'y accroche et tant pis si elle s'en fiche...au moins je l'aurais écrit

(notes : les vertiges qu'offrent ce style sont intéressants)

J'aurais...ça fait souvent que je le vois sans "s" j'espère que les correcteurs des maisons d'édition le repéreront parce que je sens bien que Ruquier ou un de ses louveteaux sarkozystes aura envie de me lyncher pour cet erreur idiote...

Le Vrai : Une erreur idiote ?

Vous avez quatre heures, vous pourrez partir au bout de deux mais on pensera très fort que vous êtes un branleur donc vous resterez tous trois heures...

Le Vrai est hors-champ, il n'est pas dans la bombe qui éclate et souffle au passage les jambes de cet écolier irakien(puisqu'ils nous disent qu'il y en a des écoles en Irak), il est dans l'incompréhension face à tout ça quand Ali(oui oui adaptons nous, stéréotypons nous!) découvre qu'il n'a plus que des membres de sang et de vide... C'est déjà la fin de la bande...on est pas sûr que c'était lui mais ça y ressemble et ça fait peur donc ça consomme plus(réflexe conditionné devant le risque de risques : se nourrir)...je remercie Abraham d'avoir écrit son Vrai texte et de m'avoir permis de voler un peu de sa causticité si Vraie...je remercie aussi David qui daigne me lire malgré ma haine de tout ce qui peut être extérieur à Elle(c'est la fête aux majuscules dénonciatrices!)...je remercie Lucas Simon...je remercie les enfants déportés qui n'ont pas pleuré pendant l'arrivée du gaz c'était très courageux de leur part et ça a évité de rendre ce travail encore plus ennuyeux...je remercie d'une gerbe profonde tout ceux qui prêchent le Vrai...tout ceux qui font des choses comme ça sans remords...maquiller le monde ce n'est pas le faire mentir ou l'embellir c'est jouer avec...sans jeu il n'y a rien d'autre que la mort et elle n'amuse plus depuis deux ou trois télé-réalités...Frei macht Arbeit...je trouve que ça sonne mieux même si c'est insensé...aujourd'hui plus rien n'est insensé...hier on voyait une boîte de ferraille dans les airs on disait " Oh c'est insensé!" ou on observait les volutes de fumée s'échappant de la quatre-roues on disait " Oh c'est insensé!" maintenant on a les poumons noircis sous les yeux des chinois qui nous survolent(rappelles toi du cliché)(non vraiment excellente façon d'écrire...on peut pas faire plus vrai bien trouvé...si j'avais pas une vie de merde je t'en aurais souhaité une)...en plus écrire comme ça ben ça économises le cerveau euh!(pas trop quand même il y a des juges...celui-là à la braguette encore entrouverte...il pourrait faire attention...il va me griller)(ma bouche est déjà défoncée par sa turgescence mais je ne le vois pas)...l'équilibre entre aveuglement et regard en coin c'est ça pour moi le Vrai...c'est un Rêve qui résonne comme un vieux jouet cassé...c'est l'Antivirus mais pas tout le détail du matériel bureautique...la Bureautique...après l'Humanisme...tout ça finira dans un classement de Tout...de "qui a porté la plus belle chaussette à rayures rouges cette semaine entre midi et douze pendant les jours ouvrables et donc hors jours fériés(excepté le 8mai(oui oui c'était y'a pas longtemps t'es content hein?)d'après l'alinéa 4 sur l'article 338 de la Déclaration officielle au classement de la plus belle chaussette à rayures rouges en semaine entre midi et douze pendant les jours ouvrables et donc hors jours fériés(excepté le 8mai)...(Chouette y'a plus personne! Je les ai semé! Bande de cendres!) et le fabuleux classement de Tf1 sur la mort la plus élégante du mois ( ce mois ci ça n'étonnera personne c'est la petite Madison 5ans à peine qui après avoir succombé au plaisir de la chair ( le meurtrier - Elle m'a aguiché cette salope) a été retrouvée morte asphyxiée bravo...(son père - Ah je suis très content d'avoir gagner le chèque on en avait besoin (accent du nord) je suis un peu déçu que la gosse puisse pas voir ça mais encore plus que on ai pas pu filmer tout ça parce qu'on aurait pu avoir une Prime en plus)...je crois que je me suis laisser prendre au jeu du Type...bon le Vrai n'a pas de règles...ce n'est pas un aphorisme tout beau tout propre qui va nous sortir de ce merdier...donc pour finir(comment ça personne ne lit...personne ne hamac pendant que tu y es)(comme ça là réellement plus personne ne lit)...je dirais que je déteste mon humour, ma comédie quand je fais le transcendé alors que je suis un simple profiteur de mon handicap(qui n'est pas non plus une tare énorme)...j'aime bien par contre tout l'Amour que j'ai pour Elle, c'est Vrai, il y manque encore cette touche de Vie...de la Vie dans ma Vie...je pense que c'est la fin de mes confessions intimes(pendant que nous y sommes)...merci à Arbre à âme...un mec bien je crois...désolé que tu me haïsses pour avoir céder à l'exaltation...(là je parle à Elle vous suivez?)...(vraiment ce style c'est vraiment sympa vraiment)...(oui ma touche Enter pour ajouter de l'espace ne veut plus fonctionner...) J'T'AIME...(le genre de truc gratuit qui me fait me sentir bien après...comme quand que je dis que le ciel c'est beau...y'a pas plus Vrai)...Je suis l'esclave qui parle(introduction d'un film d'horreur des années 60 avec Boris Karloff dans le rôle de l'esclave)...j'aurais pas du faire ça...ça devait pas être ça...maintenant Elle/tu vas croire que j'ai un problème grave et tu auras raison(ça serait tellement plus simple de se laisser embrasser)...t'as commencé à réviser pour le Bac?...(pardon c'est bien une phrase que je pouvais laisser perdre ici)...MERCI, pardon...je viens sans doute de me tromper encore plus qu'avant le départ de ce jet blessé du génie(vous êtes pas au courant? Je me crois génie et là même quand j'écris et que j'essaie d'être Vrai je me sens supérieur à vous l'invisible la Masse)...J'ai toujours préféré les murmures aux cris...c'était à moi de la faire pleurer...Ceci était le récit d'un jaloux amoureux d'une personne qui ne l'aime aucunement ou jamais assez...et là-bas, pas loin, mon Rêve récupère son silence et ça fugue

mardi, mai 09, 2006

L'épiphanie orientale

J'étais là,
Seul,

Surveillé par ma Vie,
Je me guidais à la rencontre
Des murs de terres rouges
Avec la fébrile intention
De saisir ma Vie

Par le col

Et de lui offrir
Tendresse,
Ivresse et
Fougue.

Mais le corps m'en empêcha,
C'est l'habitude,

Ce mois de Mai,
Jolie,
Ce jour sans parapluies,

Les gorges qui se soulèvent,
Les gencives qui se serrent,

Ce sol gonflé de flotte.

Au corridor,
Une illumination, une originalité.

Je n'ai pas eu le temps de capter son regard,

C'était incroyable, pas superbe non
Simplement incroyable,

On s'écrase sur la plage
Comme ces hématies aquatiques
Humanisent nos pare-brises.

Le dilemme

Toi,
Les autres ces femmes de sable,

Ou

Toi dans toutes les autres
A guetter les lacs,
Ses seins,
Ses courbes blanches,
Ma langue invisible,

Le sombre commerce des amourettes.

Donc elle était là,
Originelle,

Elle m'a laissé
Ses empruntes
Et un charme
Dans son sillage,

En un éclair
Commence ma belle enquête

A suivre
La fille du désert.

Grise claire la lune
M'échappe,
Je la retrouverai
Dans les mouvements de l'océan.

Contre vents et marées,
Contre toi
/
Contre ton souffle-miroir.

Mes souvenirs punaisés
Mes péchés empêchés
Mes silhouettes d'encre
Qui se lovent.

Ma folie invente des routines :

Ne jamais abandonner
Ne jamais l'abandonner
La faire exister

Avant d'interpréter l'inutilité.

dimanche, mai 07, 2006

Morceaux choisis

Ames,

Organes sous cellophane,
Les Blancs avancent,
Dans leurs bras
Des boîtes froides,
Sous leurs pieds
Un sol noir,

Une piqûre sur la main,

La clé-oursin intègre le pic perforé,
Le ciel marin vole dans la salle,
Les scalpels s'animent
En suivant la ligne rouge

La chair,

La viande crisse et se fend,

Irrésistibles stries du soleil,
Du métal,
Notre banquise polluée,

Veuillez ne pas déranger

Presque stériles,
Les battements se paient,

Voler des vies pauvres,
Vieillir des vies riches,

A l'éclosion du jour,
L'enfant ouvert découvre :

L'érosion
De son violon envolé,
Les vertiges du vide
Dans une cave céleste,

L'autre froid,
Celui qui n'amène pas de vent.

Face au mur,
Septicémique
Sous la lampe-fièvre,
Arrachant ses compresses
En pourrissant
Dans l'impasse,

Il sait qu'il a servi,
Il est heureux,

Trafiqué mais heureux.

samedi, mai 06, 2006

...Sonates d'anarchie...

...Fugues...

...Piste à la vitrine craquelée...

...La basilique fatiguée...

...L'arche disparue...

...Sucre infiltré dans l'auréole...

...Ghettos et esquimaux...

...Batraciens aux rires fous...

...L'érosion des voies aériennes...

...Le flux rompu du canal...

...Le tracé de leur incompréhension...

...Écrire sur ce banc...

- M'empêcher -

S'insuffler l'issue.

mardi, mai 02, 2006

Un requiem pour Manta

La frise arithmétique se détache dans un cri
Assourdissant les falaises,

Les mains goûtent avec cruauté à l'absence de prises,
A la beauté clandestine de la cascade cassant le visage de l'espérant,

Ils circulent et vous mordent le bassin,
De ce triangle des mers du sud je ne retiens rien,
Juste une légère commotion,

Un traumatisme déchiré là où la fovéa se grise,

- fractures multiples à la hanche -
- morsure couleur morisque -

La simple marque que laisse derrière elle
La difficile sensation
De n'appartenir qu'à un monde X
Gravé, à deux pas de mes lèvres
L'océanarium perché croise le planétarium encre de Chine :

La sphère concentrée tourne en impatiente
En traînant les poussières,
Devinant les maelströms grelottant dans l'oesophage des anges,

Les lotus de moire se débattent dans la salle de danse
Déposant au passage un grain de neige
Sur l'écume vivant dans ma photographie
Celle du mouvement qui disparaît
Au profit de l' étouffement
D'un noeud marin,

L'angle mort des tempêtes
Contient mon poison
Et le miracle,

A l'abri de ces aiguilles cyans
Échafaudées par l'oraison
Soit l'hérésie de l'horizon

L'accalmie enflammée des récifs blessées
L'infection de la chair qui tombe
Encerclée par les perles ;

de la Rivière du Sacrifice ;

Qui diffusent la paralysie,
La fièvre aux ombres vénitiennes
Qui fissurent la cage de verre

Qu'est ma destinée.