Outrages
Personne n'a de pinceaux à se mettre sous la dent
Nul n'a de poupées sur lui au cas où le cuir crêverait,
Jean Seberg fixe les rabats des flots, je lui dis que si je pouvais
Je la foutrais en-dessous le tapis rien que pour que la paix se fasse,
J'élabore les plans pour le tout nouveau camp de concentration,
Avec ça, on les fera mourir vite et la fumée n'en sera que meilleure
Petits copeaux d'humains disséminés dans le ciel
Tend la langue !
Tristes jungles, mes amis le scénario se répète, inlassablement,
Comme un noeud de chaussure,
Pendant que vous dormirez des gens qui dormiront ne se réveilleront pas,
Ils auront la gueule figée et ça flanquera la frousse
A toute la famille qui se releyera pour voir le cadavre
Tout neuf,
S'en suit l'engrenage, d'après les pays et les rites, un simple trou
Ou une superbe boîte d'allumettes en or massif,
Ce qui n'empêchera pas la veuve de danser quelques années plus tard.
Alors à quoi bon avoir vécu si on ne peut pas faire s'arrêter
LES GENS DE DANSER
Rien que par notre sort, notre dérive pathétique nous faisant
Toquer
La terre meuble des Camargues virtuelles,
L'existence, pièce de monnaie dans le coeur d'une guitare,
Interminable résonnance d'un envoûtement pénible,
Vous êtes possédés, pantins aux pieds plats rêvants de précipices
Mais la vue est si belle du haut de son épaule,
Vous vous permettez de l'embrasser,
Elle est toute à vous, la résignation,
L'absence de mort quand les mots ne portent plus,
Que les quartiers se désertifient,
Progressivement,
Laissant des cages à oiseaux vides à la vieillesse,
Soleil creux et jaune des après-midis insulaires
Où les Vespas passent montrant leurs esclaves
A la babine de fer,
Trop émotifs, fonctionnaires et militaires de carrière
Dans le contre-plaqué du malaise ambiant,
Avançant toujours avec la chiasse aux lèvres,
Cette colique des heures, minutes, secondes, mois années
Abandonnées
Sur une aire d'autoroute,
Comme des chiens la langue sèche, la laisse accrochée à
Un simple Piquet,
Ce Piquet, que j'imagine en bois, c'est la mort,
On laisse des petits bouts de mort derrière nous
Pour brouiller les pistes,
Mais les chiens vont maigrir
Et leurs cous passeront à travers la laisse
Et ils vont reprendre bientôt
La route jusqu'à notre maison
Sous cette nuit morose.
Nul n'a de poupées sur lui au cas où le cuir crêverait,
Jean Seberg fixe les rabats des flots, je lui dis que si je pouvais
Je la foutrais en-dessous le tapis rien que pour que la paix se fasse,
J'élabore les plans pour le tout nouveau camp de concentration,
Avec ça, on les fera mourir vite et la fumée n'en sera que meilleure
Petits copeaux d'humains disséminés dans le ciel
Tend la langue !
Tristes jungles, mes amis le scénario se répète, inlassablement,
Comme un noeud de chaussure,
Pendant que vous dormirez des gens qui dormiront ne se réveilleront pas,
Ils auront la gueule figée et ça flanquera la frousse
A toute la famille qui se releyera pour voir le cadavre
Tout neuf,
S'en suit l'engrenage, d'après les pays et les rites, un simple trou
Ou une superbe boîte d'allumettes en or massif,
Ce qui n'empêchera pas la veuve de danser quelques années plus tard.
Alors à quoi bon avoir vécu si on ne peut pas faire s'arrêter
LES GENS DE DANSER
Rien que par notre sort, notre dérive pathétique nous faisant
Toquer
La terre meuble des Camargues virtuelles,
L'existence, pièce de monnaie dans le coeur d'une guitare,
Interminable résonnance d'un envoûtement pénible,
Vous êtes possédés, pantins aux pieds plats rêvants de précipices
Mais la vue est si belle du haut de son épaule,
Vous vous permettez de l'embrasser,
Elle est toute à vous, la résignation,
L'absence de mort quand les mots ne portent plus,
Que les quartiers se désertifient,
Progressivement,
Laissant des cages à oiseaux vides à la vieillesse,
Soleil creux et jaune des après-midis insulaires
Où les Vespas passent montrant leurs esclaves
A la babine de fer,
Trop émotifs, fonctionnaires et militaires de carrière
Dans le contre-plaqué du malaise ambiant,
Avançant toujours avec la chiasse aux lèvres,
Cette colique des heures, minutes, secondes, mois années
Abandonnées
Sur une aire d'autoroute,
Comme des chiens la langue sèche, la laisse accrochée à
Un simple Piquet,
Ce Piquet, que j'imagine en bois, c'est la mort,
On laisse des petits bouts de mort derrière nous
Pour brouiller les pistes,
Mais les chiens vont maigrir
Et leurs cous passeront à travers la laisse
Et ils vont reprendre bientôt
La route jusqu'à notre maison
Sous cette nuit morose.
