vendredi, octobre 21, 2005

Cliché.

Une rose rouge plantée dans le coeur
(fin des crépitements)

Tel un pantin désarçonné
Le passage à vide du plafond sans couleurs
Se cogner aux fleurs des putains
Epine de plume diaphane
Courage distant,
Le souhait d'habiter loin
Là où les regards sombres sont des déclarations d'amour
Où on se protège du soleil à coups de ruisseau dans l'oeil
Partir sur la partition
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Couleur d'un arrachement de plumes
Délicate quête des mains défaites
Tout un pays de serres
Oxygénation historiquement morte
La lune ressemble à une poignée de porte

Qu'on tourne vers ta chambre
Qu'on tourne vers ton champ d'étoiles filantes...

L'univers s'inverse,les astres tombent,
Mal appris est l'homme bleu
Aux habits de mers,parfum des mystères,
Une femme en noir,un flacon de poudre,
Et l'amour voyage,dans un ballonnement,
Sincère,léger et glauque comme une Martinique
Case chocolat,les démons n'ont pas de nectar,de pistils imbéciles
Les pétales pétillent dans ta pupille de fille
On m'offre un dernier délire
Collé aux sbires luxueux d'une jeunesse déjà morte,
De passion pour toi

Le fruit au-dessus des arbres,l'incendie

Calandres féeriques soupirées par ton poumon percé
Si c'était une ville,Pompéi
Si c'était une île,Atlantide
Si c'était un rêve,celui dont personne ne se souvient

Avec une rousse riante au centre de murs blancs
L'envie que tout s'arrête dès ma première lettre
Des capsules qui frisent,rient,sautillent,cherchent la fréquence
Du cyanure dans une face
Le côté sourd du prisme
La sonnerie du ciel posée sur l'herbe

Ça roule,pleurer dans une gouttière
Ça rouille

Trop innocente pour être délice
Trop peu absente pour être gourmandise

Et de son sourire british il me lança :

"Je t'aimerais toute ma vie jusqu'à ce que tu t'endormes, je laisserai une emprunte de pas sur le rideau de douche si tu veux me revivre."

Suivant les veines,les pleines comme les discrètes
Avec sa bouche en fête en larmes
Il me fit retomber en enfance
Les violettes volètent par la fenêtre peu violente
J'observe ta tête aux yeux de menthe

Les poings se resserrent pour que le sang coule mieux
Dieu t'as mis sur Terre pour que j'y couse mes yeux
On est pas deux
On est quatre

Comme les coins de ma pièce d'hôtel
Je me relève,j'ai bu de la pluie et je suis seul
Et j'écris

"Un de tes yeux sifflé dans un coquillage."

Anonyme ou presqu'elle de Joaquim Maria Machado de Assis.

Querida, ao pé do leito derradeiro
Em que descansas dessa longa vida,
Aqui venho e virei, pobre querida,
Trazer-te o coração do companheiro.

Pulsa-lhe aquele afeto verdadeiro
Que, a despeito de toda a humana lida,
Fez a nossa existência apetecida
E num recanto pôs o mundo inteiro.

Trago-te flores - restos arrancados
Da terra que nos viu passar unidos
E ora mortos nos deixa e separados.

Que eu, se tenho nos olhos malferidos
Pensamentos de vida formulados,
São pensamentos idos e vividos.

(miroir savoir)

Chérie, au pied de ton dernier lit
Dans lequel tu reposes cette longue vie,
Ici je viens et ai volé, pauvre voulu,
T'apporter le coeur du compagnon d'absolu.

Lui seul bat cette affection vraie
Qui malgré toute l'humaine corvée,
A fait de notre existence un iris aimé
Et dans un recoin y a mis le monde entier.

Je t'apporte- fleurs -des restes arrachés
De la terre qui t'as vu passer les pieds joints
Et néanmoins morts dans le soupir du loin

Que j'enterre si j'ai dans les yeux blessés
Les pensées de vie formulées
Venant de la Sainte pensante aux vives allées.

Le mariachi désaccordé(Amsterdamexique).

Au précipice d'une rue d'une cité malmenée par la mer
Crier aux embruns des noms d'animaux nouveaux(solitude à écailles!)
La taverne blanche à en isoler l'ivresse

Pouvoir être amoureux encore
Pour voir un autre deux d'enclave
Et maudire sans mots dire les furies des grands requins bleus

Les coquilles coincent les chants des femmes à queux d'émeraudes et de saphirs

Mais le monde

Pays des sirènes et des géants aux bottes latines

S'enfuir
Sans rire sur(pour?) un sourire
Une fille à mourir

A en faire fondre les temples dorés de l'ouest mexicain(Inca en quête...comme le serpent à plumes)(une vague...Quetzalcoatl!)

Sur un air de guitare mélancolique les enfants jouent à voler leurs vieillesses
Une pièce dans un chapeau recousu avec une europe du rideau des extases
du rideau de l'abîme d'en face
Là où s'abîme les femmes dans un parfum de faim de vie des hommes tumoraux
De l'ouvrage au coeur et de l'orage sur désert dans les doigts

Il frotte
Fait sonner
Il frotte sur le fil de la fin
Les ongles usés par le vin et l'oubli

Tu es l'accent circonflexe de mon ame et les points de suspension d'après un baiser
(c'est ce que j'ai réussi à traduire de son art sans m'évanouir)

Les mots manquent de vocalises

La beauté enfermée dans un local à prunelles(en vrai elle s'appelle Esperanza)

Musique
Mexique

Après-midi orange figé dans le cargo du bonheur
Tous étranger sur une bouée
(le délinquant rajoute : à respirer la même buée...il a bu un vers de trop)
Et Dieu!Sa nuée cassée s'envole
Son voile dans les cordes

Il en tire une...sa folie est morte...

Et aujourd'hui en attendant demain le propre
Le pauvre a perdu son chapeau
Dans la chape de plomb dégueulasse
Une silhouette passe
Et la mélodie s'asseoit,tend la main dans l'impasse

Ecoute

Les notes se cassent à sa place.

Min-sik Choi.

(émotion : les shiris déchirants les torrents de Korée près d'un verre de thé)

L'apostrophe cachée dans une tête humide

sous-fifre : climatiseur à air déprimé

Cet homme(acteur),sur un banc,joue de la trompette,
Sur un banc,sous un ange,se prosterne(les mains tombent)
Enferme tempête,puis,une écume blanche,enfin,
Les lèvres sans langue ni dents et les longs envoûtements(toute une vie ivre)
Inceste(faire l'amour à un ange en photo à en battre les ailes)
En fin,sur une lune blanche...

(hors de lui les filles enceintes tombent à contre courant par la main d'un frère frèle mais ce n'est qu'un fébrile chuchotement,ils ont plongé tous les deux)

Antithèse : Jeunes enfants sauvages,félins pour l'autre.

mercredi, octobre 19, 2005

Ascenseurs aléatoires.

Dimensions irrécupérables au sein même du sein,dans les crevasses rêvantes,où se sussure l'autre.
Petit et sombre,le sourcil du monde.
L'aquarelle délirante aux mains démenties,là où tout s'écharde.
Soupe de ressemblances.
Etiquette éternité.
La terrasse atlantique doit penser que je ne suis plus le même,j'ai changé d'allure,j'ai changé,j'ai fini par tout avaler,puis tout vomir.
Mes dents sont usés après trop d'acides de vie.
Une virée dans l'espace sur une barque de fortunes diverses,les pièces,les pièces.
Tout ce qui tient du comble m'ennuie profondément,je suis un ami prostitué à la demi-teinte.
Orgues de barbarie,ogres de paralysie,ocres des mal magies.
Orgues de barbarie

Scintille*

La cabine tourne,le soleil se lève sur mes yeux de verre,elle se lève vers moi,assise au fond de cette cage,une fauve,elle a l'air innocente,je penserai pareil même le coeur en gueule,les reflets philarmoniques s'enfoncent dans ma peau,ces griffes lumineuses forment des tâches de lune.

Premier étage,

La boîte à musique joue,la nuit dépose sur les miennes sa délicatesse,je meurs comme un bébé,là et là-haut,le cristal fonce vers le ciel...

J'ai juste envie de posséder quelqu'un jusqu'au bout...
...ça se termine trop vite...

Sonorités patatra ...The last good day of the year.

jeudi, octobre 13, 2005

Une foule à coeur ouvert.

Sur les ruines de Mestalia
Immense ville hurlante

Elle a connu la guerre
Et les richesses des entre deux monde
Les rois aux couronnes de sang
Et à la barbe bien lisse et bien blonde

Elle a connu l'amour
D'un peuple pour tout un tas d'artistes et de découvertes
On y a inventé le gousset de nos montres à partir d'un fruit
Et le grille-pain à partir de l'histoire d'une jeunesse au feu

Elle a connu la solitude
Epiée comme une louve au milieu des agneaux
Les anneaux de ses douves pour faire le silence des projections
Les salles de cinéma vides
Galeries désertes

Elle a connu le retour aux sources
La reconstruction à coups d'humains
Les échafaudages remplaçant les échafauds
Un peuple sur des échasses

Elle a connu le bagne
L'enfer et la révolution
Les hymnes à la gloire de l'esclavagisme
Enclin au dangers génétiques
C'est le souci d'être ailleurs

Elle a connu les constellations
Qui font baisser la tête
Et découvrir ses pieds
La science attendra

Elle a connu la bague
Parce que les démons se marient
Au sommet de l'horloge
Les cris sont nos rires

Elle a connu

Nihilisme.

mercredi, octobre 12, 2005

Cf carte sur rabat.

Y'a plus à aimer,y'a plus qu'à aimer
Baiser c'est comme une berceuse.
Gifles moi de tes flashs
Clip de l'idéalisme
Suçon d'Argentine
Ma comptine
Les milles et une fuite

Roméo et Juliette

Une histoire de mort
Vois l'inverse
Mourir jeune de trop d'averse
Et vivre seulement sous le ciment
Pour l'éternité mais pas très longtemps
Une seconde de perfection

J'ai du Maroc dans la gorge
J'ai les mains bonnes pour les menottes
Tu es esclave ou tu n'es pas

A lisser ses merveilles
Un carreau quasi cassé
Sur le compte des rivières
On est bloqué sous les cimetières bleus
Et les saumons s'amoncellent sur un son de violoncelle
Je ne fais que suivre là où me mène mon logis
La vie,c'est un synopsis à l'illogisme
Belles paroles
Souvent en l'air
Qui fut le premier à écrire sur les nuages
Les mots "rêve" et "étoile"
Un troupeau de poètes modernes
Trépanations lascives
(Emanation,lessive)
Tout ça m'excite

Faut choisir

A trop sourire sous les ponts on finit par y vivre
Le buisson ne me dérange pas
La boisson me donne la peur
C'est bien le dehors
C'est dehors

Je me souviens de chacun de mes amours
Comme je me souviens de l'odeur de mon chien
Mais celui-ci ne me revient pas et c'est pour ça que je suis

De A à Y
Mosaïque
Le saint siège éjectable
Les noirs et blancs aux divans

I want some flesh

Cupidon sans ailes,avec sexe

L'Universalis thessalien,le caractère intéressant d'un coeur latin,une rivière luxuriante,une baignoire terrassée,les assiettes de la mer caspienne ne sont que les fracas et pertes d'un chinois trop pressé.

En filmant mon quotidien,je filmerai l'écho,l'indien et les cow-boys,les cobayes d'Aladin,les lampes,les cités marchant sur l'eau,les yeux du bébé que j'étais.

Et les autres dans ma montre.
Tout reste à perdre.

Il arrive un moment où les airs lâchent.

C'est quoi ces filles?
Des dissonances harmonieuses
Ne parlant que pour pleurer
Ne pleurant que pour parler

Je m'excuse

C'est quoi cette fille?
Du bleu sur du vert et tout le monde est content
Les couleurs m'ennuient
Il me faut du noir
Les couloirs m'apaisent
Promenons-nous dans les boîtes aux lettres
La beauté
Les descentes de lits
Les montées d'adrénaline
Un coup de sang
Valses de veines
Blue velvet
Atelier artifice
Parfum de coka dans un laboratoire
Routine et zénith
Ca me ferait embrasser le sol
Mais le blanc ne me va pas
Il me faut du noir
Des bas
Des idéaux
Moi aussi je te hais
Jalousie
Fausse ou vraie
A en rendre malade le Petit prince

C'est quoi sept?
C'est le conte de révolutions lunaires que j'ai de retard sur toi

Il me suffit d'arriver à deux

(mains).

mercredi, octobre 05, 2005

Lézard.

Une robe en rubis,
Un dos,dodo,péridot,
Une sciatique sous citrine,
Un trapèze couleur topaze,
Un coccyx saupoudré saphir,
Un nerf malin d'aigue marine,
Une peau achevée d'émeraudes,
Une main de diamants(gantelée),
Une trombolie souffle tourmaline,
Une larme métisse,comble d'améthyste,
Un corps terrible,la corde irrite la cordiérite.

Une vague de froid s'est abattue sur Noir.

Vous savez c'est comme Antigone qui dit

"La ville c'est bien,la vie c'est mieux"

ou peut-être était-ce mon père jeune.

Dans les profonds tout n'a pas réellement de sens,
je veux dire,
il y a eu Lovecraft,Rimbaud et Céline,
il y a Houellebecq,D'Arvor et Beigbeder,
café-télé,
un briquet mais pas de cigarettes,c'est un peu bizarre non?
Et bien Matteo il est beau,
il a des épaules de crémailleur et un dos comme des hanches,
Matteo il est beau,
il oublis pas l'aluminium sur échasses,
ou la chute et les sauts,
il oublis pas les badges,
les tristesses,
il oublis pas qu'on crève,
il se contente d'être beau,
les chinoiseries,
les confuseries,
le racisme toujours vivant et les gens qui s'en vont,
je fais du savon,
je le donne aux prisons,
je suis un marchand de plaisir,
environ deux cents mètres devant nous,
une course dans l'herbe sous les étoiles de goudron,
j'ai bien aimé ça,
j'aime bien courir,
j'ai l'impression d'être,
un petit peu comme quand un muet tente de chanter agonisant sur un flipper à bretelles,
ça m'avait plu,
c'était misérable mais ça m'avait plu,
j'aime bien l'hôpital,
le meilleur endroit pour trouver tous les types de drogues,
de poisons ou de sommeil,
j'aime bien prendre des douches au mercurochrome,
j'aime bien qu'on compte avant que je m'endorme,
j'aime bien penser à des filles avant ou pendant qu'on m'opère,
j'aimais bien penser que ça changerai,
j'aime toujours ça,
j'aimais bien la menthe hallucinogène,
j'aimais bien passer un mois sur une chaise et voir les records tombés,
ou jouir sur des vampires,
j'aime bien défiler devant des blouses qui me demandent plus de platitude,
la comédie,
les films,
l'extravagance de se faire raser l'ombre ou de pisser dans un pistolet,
ça doit être mon côté pacifiste poussé à l'extrême,
l'extrême,
j'aime bien ce mot,
ça fait d'abord penser à une glace,
puis à une garce,
puis à une grâce,
puis à une glace,
on a marché sur mon miroir,
ma jeunesse,
le baiser à Julie et un lapin sur du papier,
des découpages,
des ribambelles,
de la colle,
bris de dos et un rayon de soleil,

enfer d'or,cancer,dors,
les yeux ouverts,les cheveux couverts,

un château sur la banquise d'avance,

Bingo!

j'ai du mourir dans une piscine en Dordogne,

le coeur d'un homme c'est le bordel de Dieu.

mardi, octobre 04, 2005

Propulsions cauchemar.

L'île ivre,
la patinoire obscure,
un air psalmodique me donnant l'envie de marcher,
de partager chacune de mes fébrilations avec les promeneurs aux habits anti-pluie,
l'ouvrage tentaculaire des spectres vers l'empire des vices distingués,
des bals de fins damnés,
meurtre sur l'épiscopal,
sentir l'acier froid du viol comme autant de caresses enivrantes,
à quatres pattes dans le tunnel,
il y a la lune tout au bout,
entre deux,
des rayons,
en dedans,
une jambe blessée,
du sang et des os,
mais un sourire d'amnésique,
petite douleur des organes profanes,
la vie d'ange pour changer d'huile,
pour changer de sueurs,
de peur et d'atome,
les shoguns du silence,
ronins des plaines d'impressions jaunes qu'on secouent comme le tamis d'un chercheur d'or,
nous ne sommes que des résidus éclairés,
éclair de réséda,
avant de manger les pissenlits par la racine,
je veux goûté l'épicéa à la cime,
les crayons de couleur au niveau des chevilles,
dans un lac,
tout se vide,
rouge et bleu bouge dans l'eau...

Juste parce que Dieu boude d'en haut.

Vestiaires.

Ca fait quoi de savoir que tu ne seras jamais Dieu ?

- Ca fait vide.

C'est quoi le vide ?

- C'est le picotement de la nicotine sur un lit de coton.

Toussons ensemble,tous ensemble...

- On dit que dans chaque stade,il y a au moins un fumigène qui est du sang qui brille.

Des orties et des ronces.

L'effet de serre de l'éphémère
J'aurais du rester dans l'herbe
Ou dans les bras de ma mère

Egoïsme
Prétention
Talent
Emotion
Vertiges

La plage c'est que du sable
L'amour c'est que de la fable
Ma vie n'est pas ça

Passage
Passade
Présage
Paysage
Orage

Une balle dans le vide
La phalange éclatée
Le fantasme de la fuite

Terrorisme
Médiatisation
Urbanisme
Striptease
Cancer

Subir et sublimer
Souffrir et s'oublier
Et renaître

Sur le même visage
Comme une larme dans un oeil noir
Plus jamais

Encore et toujours
Tout le monde dit I love you
Moi,je le pense.